On a testé pour vous : la Collection Schlumpf

Aujourd’hui on inaugure une nouvelle rubrique, à propos des musées automobiles de notre beau pays. On commence tout simplement par la référence mondiale, la Cité de l’Automobile à Mulhouse qui abrite la collection Schlumpf.

L’origine de la Collection Schlumpf

Les frères Schlumpf se nomment Hans et Fritz. Ils naissent en 1904 et 1906 et font fortune dans les années 60 dans l’industrie du textile. Au fur et à mesure de leur réussite, ils acquièrent une énorme collection d’automobiles. Peu à peu germe l’idée de les exposer dans un musée. Le musée est prêt à ouvrir quand les frères font faillite.
Les ouvriers mécontents des filatures découvrent le projet et se l’approprient. L’objectif est de récupérer une partie de la fortune au nom des licenciés économiques.

A l’initiative de Jean Panhard, de la ville de Mulhouse, du département, de la région, de la chambre de commerce et de l’Automobile Club de France, l’Association du Musée National de l’Automobile est créée pour garder la collection sur place et éviter la dispersion de ce patrimoine exceptionnel qui compte 560 modèles. 422 sont classés monument historique, et finalement l’association acquiert le tout.

Le musée ouvre en 1989 et des travaux conséquents sont réalisés en 2006 pour que le tout devienne la Cité de l’Automobile. En 2011, l’autodrome s’ouvre à côté du musée pour offrir une aire d’évolution aux autos.

Visite guidée

Le musée est resté dans la configuration voulue par les frères Schlumpf. Les voitures sont mises en valeur sur des gravillons blancs-gris et la décoration comme l’éclairage sont assurés par des reproductions des lustres ornant le pont Alexandre III à Paris.

En entrant on découvre un vaste bâtiment où les projections sur les murs mettent de suite dans l’ambiance, le musée est moderne. On passe ensuite devant une superbe collection de mascotes, puis on aperçoit l’une des trois Bugatti Royale vues à Retromobile en début d’année. Des audioguides sont proposés juste à côté d’une auto que l’on connaît si on vient de Troyes. Cette Panhard et Levassor y a en effet vécu pendant des années et y est revenu pour les 48h Automobiles en 2012.

On arrive ensuite au milieu de la collection à proprement parler. Le sens de visite est bien fait, on commence par les voitures les plus anciennes pour se rapprocher des plus récentes.
Chaque auto est présentée par un petit panonceau explicatif qui en dit peu mais bien assez. Le plaisir est plus au niveau des yeux. Les “moins belles” sont juste superbes et dans ce qu’on pourrait appeler un bon jus. Dans cette première allée, les voiturettes côtoient les voitures dont il ne manque que les chevaux. Les De Dion – Bouton, les Panhard, les Peugeot sont légion. Au bout, on découvre quelques belles marqueteries sur le thème de l’automobile.

On arrive ensuite dans l’espace appelé “Les Chefs d’Oeuvre de l’Automobile”. On aurait pas trouvé mieux tant les voitures qui s’y trouvent sont superbes (même si la moitié ont été déplacées pendant des travaux). Sur place, une Bugatti Royale, une pléthore de Type 50, Type 51, Type 57, ainsi que leurs concurrentes de l’époque : Rolls Royces, Isotta-Fraschini, Mercedes-Benz, Avion Voisin, Hispano Suiza… Les plus belles et les plus imposantes des carrosseries sont regroupées ici. Dommage que l’autre partie soit un peu tassée dans une salle temporaire que l’on trouve plus loin dans la visite et qui empêche un peu de les admirer.

On continue ensuite notre voyage à travers le temps. Les voitures sont toujours en bon état. On tombe à un moment sur un vide : la voiture est partie dans les ateliers subir une restauration qui lui permettra de réintégrer l’exposition en superbe état.
Les marques changent un peu, avec leur disparition, ou leur apparition. Les premières Citroën apparaissent tout comme les Bugatti.

On arrive au milieu de la visite, d’après le plan. Ça tombe bien, les hauts parleurs nous annoncent le début du spectacle dans peu de temps. Juste le temps de remonter un long corridor commençant par une Bugatti Royale, la Esders, puis une enfilade de Bugatti 57 S / Atalantes.

On arrive ensuite sur l’Autodrome, juste à côté du musée. On ne vous en dévoile pas trop, mais un beau spectacle permet de voir rouler de superbes mécaniques, des origines de l’automobile au début des années 60. Les plus jeune apprendront beaucoup, les plus âgés seront heureux de retrouver de si beaux modèles en mouvement.

Au passage on découvre les voitures de My Classic Automobile qui investit les lieux durant l’été. En plus de proposer des échappées touristiques, la société propose ici des baptêmes de voitures anciennes, pour le plus grand bonheur des familles qui se relaient en passager, les papas restent au volant !

On reprend ensuite la visite. Les voitures avancent dans les années et on découvre une myriade de Bugatti dont une étonnante camionnette. Au milieu, détour par un espace “Le monde de Max et Léa” qui regroupe une belle collection de voitures et cycles pour enfants. En fin d’allée, on découvre de grosses Mercedes, Alfa Romeo…

Dernière allée de l’Aventure Automobile avec des voitures se rapprochant plus de la seconde guerre mondiale pour aller jusqu’aux classiques des années 60. Là on atteint les limites de la collection originelle, beaucoup de voitures sont des dons de particuliers, les voir dans un musée est certainement plus intéressant que de les voir croupir dans une grange. Les populaires côtoient les dernières Bugatti mais on reconnait quand même plus de véhicules que dans les allées d’avant.

Mais ce n’est pas fini, d’abord un cinéma, avec divers films. Celui sur la croisière jaune est particulièrement impressionnant. On enchaîne par un petit espace regroupant trois mythes du rallye et une Bugatti un peu récente pour le reste de la collection : la Veyron, petit rappel que la marque continue, dans la même région, un peu plus au nord.

Enfin, le dernier espace. Les voitures de compétition. Un premier espace comprenant beaucoup de Bugatti T35, T37 et T51, avec quelques voitures de la même trempe, une Panhard des records (vue à Automédon) et une superbe Mercedes.

Ensuite, on arrive sur une exceptionnelle rangée de monoplaces, de tous ages, partant des Grand Prix d’après guerre pour aller jusqu’au F1 des années 2010 d’un côté. De l’autre on trouve des voitures ayant participé aux grandes courses des années 30, flèches d’argent et Alfa Romeo en tête, puis des barquettes et des prototypes des 24h du Mans. On reconnaît d’ailleurs deux voitures déjà passées sur ce site : la Matra MS670 et l’Alpine A442.

La visite touche à sa fin, on passe par un couloir faisant l’apologie des moteurs Bugatti, puis la boutique et nous voilà sortis.

Pour voir toutes les photos de la visite, plus de 700, c’est en cliquant ici.

Ce qu’on en pense

La Cité de l’Automobile est un des meilleurs musées du monde, et la plus grande collection de Bugatti au passage. C’est un immanquable du patrimoine automobile français, et même mondial !
Il faut absolument le faire, on vous le recommande.

Note globale :

5 étoiles

Les plus :

Les moins :

– Le top pour les avant-guerre L’immensité qui vous piège presque –
– Beaucoup de Bugatti, incomparable avec un autre musée Les voitures parfois un peu proches les unes des autres –
– L’autodrome qui permet de voir rouler les voitures
Temps de visite Environ 5h en prenant son temps
Tarifs Musée + Spectacle : 14,5€ (l’été seulement)
Musée seul : 11,5€
Adresse 192 avenue de Colmar à Mulhouse
Site web en cliquant ici

 

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes

Passionné d’automobile ancienne, il a créé News d’Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.

Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu’elles sont un peu plus rapides !


19 commentaires sur “On a testé pour vous : la Collection Schlumpf”

      1. Bonjour Benjamin
        Le musée je le connais je l’ai visité en 1985, donc il y a une erreur dans la date d’ouverture, je crois que c’est en 1984 qu’il a ouvert
        Cordialement

        Vincent

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