[MAJ] The Grand Tour : « Ils sont revenus les malades ! »

Depuis les premières informations lâchées par Amazon, l’attente a été plus que longue. Mais The Grand Tour est enfin là. Entre le plaisir de revoir le trio infernal et les questions en suspens par rapport à ce nouveau format, il faut bien avouer que mes sentiments étaient plus que partagés face à cette nouvelle émission. Après avoir regardé le premier épisode, modestement appelé « la Sainte Trinité », faisons le point.

The Grand Tour

Commençons tout de suite par le sujet qui fâche certainement le plus grand nombre d’entre vous. L’indisponibilité des épisodes en France (ou en Belgique). Un petit peu de patience, les épisodes devraient être disponibles sur les autres plateformes de VOD à partir de décembre, partout dans le monde, d’après Jeff Bezos, patron d’Amazon.

Mais bon, ce n’est pas le sujet principal. Revenons-en à cette nouvelle émission. Techniquement parlant, rien à redire, Amazon a mis la main au porte-monnaie et ça se voit ! The Grand Tour offre une qualité de réalisation équivalente, voire supérieure sur certains détails (comme des animations 3D) à Top Gear.

Du coté du contenu, sachez qu’on a droit à du grand spectacle, au niveau de ce que le trio infernal offrait précédemment. On sent même une certaine fraicheur par rapport à leur époque Top Gear, qui commençait à sérieusement s’essouffler sur les toutes dernières saisons, et c’est plus que bienvenu ! Si vous ne voulez pas vous faire gâcher la surprise, arrêtez votre lecture maintenant, car je vais décortiquer ce premier épisode, même si c’est assez antinomique de faire une alerte spoiler quand on parle de voitures de sport.

Décortiquons la première de The Grand Tour

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Dès les premières secondes, on assiste à une scène sans paroles, mais clairement au vitriol. On y voit une Jeremy Clarkson rendre son badge d’accès à la sortie d’un grand bâtiment, le tout sous une pluie battante, en fond sonore, des extraits radio, relatant son éviction de Top Gear (même si ce ne sont que des bribes qui ne citent personne, il n’y a pas de doute à avoir). Il prend ensuite l’avion pour les Etats-Unis, où il se glisse au volant d’une Ford Mustang Rocket pour errer sans but. C’est alors que deux autres Mustang l’encadrent sur la route, je vous le donne en mille, les deux autres compères (et une mise en scène parodiant Fast & Furious). S’ensuit une scène digne de Mad Max, avec des dizaines de véhicules traversant le désert de Californie pour rejoindre la fameuse tente. La traversée du désert et la résurrection, dans le langage cinématographique le plus maitrisé/mesuré qui soit.

The Grand Tour

S’ensuit une présentation de ce qui va suivre, qui rappelle étrangement les débuts de saison de Top Gear, et un « cours d’anglais » qui va être impossible à traduire pour les doubleurs, puisqu’il joue sur la différence de vocabulaire entre les anglais et les américains (car non ils ne parlent pas le même anglais !). On retrouve cet humour potache un peu provoc « à la Clarkson » qui pouvait manquer à certains.

Place au « vrai » contenu

Place enfin au vrai spectacle avec la première partie de leur « dossier » consacré aux hypercars hybrides. Mais je ne vous en dirai pas beaucoup plus sur le sujet, car je ne veux pas vous gâcher toutes les découvertes. En résumé, trois voitures, trois philosophies, trois conducteurs, quinze tonnes de mauvaise foi… Ca ne vous rappelle rien ? Ceci dit, Clarkson se montre un peu plus technique dans ses explications, comme du temps de ses premières vidéos solo.

Comme dans Top Gear, cette première partie laisse place à un petit intermède de discussion entre les trois, au sujet de l’actualité automobile, enfin d’une parodie du format précédent pour être tout à fait précis. Cette petite pause laisse la place à la présentation du nouveau circuit qui répond au doux nom d’Eboladrome (car son tracé ressemble fortement à l’apparence du tristement célèbre virus). Sans vous dévoiler tous les détails de ce nouveau circuit, je me permettrai de souligner le nom d’un des virages, littéralement « votre nom ici ». Toute ressemblance avec certaines décisions de la BBC par rapport à Top Gear France, n’est pas fortuite.

Place aux premiers essais chronométrés sur le circuit, ceux-ci seront tous réalisés par le même pilote, afin d’assurer la meilleure précision des résultats. Ca ne vous rappelle rien ? Rassurez-vous, Hammond s’en amuse et nous en fait part. Pour celz ils ont été chercher un pilote de Nascar, Mike Skinner. James May lance l’idée d’éventuellement inviter des stars à conduire une voiture sur le circuit, afin d’offrir une émission plus sexy, si vous voyez ou je veux en venir. C’est la porte ouverte à une série de gags dignes des Monty Python.

The Grand Tour

Il est temps de revenir aux hypercars, retour au grand spectacle et à la mauvaise foi, bien entendu. L’épisode se termine sur le temps au tour de ces voitures sur le circuit d’Algarve, au Portugal, ainsi que le résultat d’un pari entre Clarkson et ses deux « concurrents » du jour.

The Grand Tour, c’est bien ou pas ?

Au final, j’ai passé un très bon moment, cependant, j’attends de voir le deuxième épisode afin de me réserver un jugement définitif, car ce premier épisode bien que fort plaisant à regarder m’a laissé une impression assez perturbante. Les allusions et petites parodies de Top Gear étaient certes marrantes, mais si c’est pour voir nos trois trublions parodier ce qu’ils faisaient auparavant pendant douze épisodes, sans apporter de réelle nouveauté, ça va devenir très vite lassant.

Le preview en ce début de premier épisode m’a juste donné l’impression de voir la même « soupe » avec juste de plus gros moyens. Je n’ai rien contre en soi, mais Hammond, May et Clarkson méritent plus qu’une autoparodie, et si The Grand Tour doit exister, c’est en tant que format propre, pas en tant qu’anti Top Gear.

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MAJ : Après visionnage du second épisode de The Grand Tour

J’avais laissé mon avis en suspens, et bien m’en a pris. Entre le second épisode et les informations qui filtrent sur la production, certaines choses prennent plus de sens, et ce que j’espérais le plus semble (ne nous emballons pas non plus, attendons de voir la suite) confirmé.

La partie « studio » du premier épisode a en fait été tournée après tous les autres épisodes de la saison, pour faire un pilote de transition, assez proche de Top Gear, histoire de rassurer la fanbase du trio que rien n’allait réellement changer. Ce qui rendait mon avis « mitigé », comme vous l’avez lu il y a quelques instants. Au visionnage du second épisode, je peux comprendre pourquoi.

The Grand Tour

Avec cet épisode, certains se sont émus du fait qu’on parle moins de voiture pour s’axer plus sur les âneries de Clarkson, May et Hammond. Pourtant, en ce qui me concerne je dis oui, et même OUI! L’émission a toujours été présentée comme une aventure entre copains, qui accessoirement aiment les bagnoles, et elle en a enfin complètement pris la forme. Certes, il y a un peu moins de fond automobile, mais le grand format complètement ubuesque m’a plus fait rire que tous les gimmicks de Top Gear parodiés du premier épisode. On a enfin droit à cette nouvelle émission, où l’imagination des trois gusses les plus célèbres du monde auto est laissée complètement libre. Et c’est ce que, personnellement, j’attendais.

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2 réflexions au sujet de « [MAJ] The Grand Tour : « Ils sont revenus les malades ! » »

  1. A propos du deuxième épisodes, ils ont prévenu à la fin du premier que ce ne serait pas vraiment un épisode « automobile », plutôt un gros délire comme ils le faisaient dans TG, mais que le reste serait plus orienté voiture. Jusqu’ici, j’aime bien en tout cas

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