Aurelio Lampredi, créateur de moteurs (mythiques)

Aurelio Lampredi, créateur de moteurs (mythiques)
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Aurelio Lampredi, créateur de moteurs (mythiques)
Julie
Nouvelle stagiaire passionnée d'automobile depuis toujours. Elle adore se rendre à des courses pour écouter le bruit des moteurs. Elle adore conduire, surtout quand elles ont un peu plus de puissance que sa Kangoo.

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Aujourd’hui on va s’intéresser à cet ingénieur très connu dans le monde automobile. En même temps c’est normal, Aurelio Lampredi a créé des moteurs mythiques et en plus ils ont porté son nom !

De Piaggio à Ferrari, les premiers pas d’Aurelio Lampredi

Né en 1917, il rêve d’abord de devenir chef d’orchestre. Ironique pour un futur créateur de symphonies mécaniques ! À la demande de son père, il change de direction et fini diplômé de l’Institut Technique de Fribourg.

Son premier job c’est aux chantiers navals de Livourne et il tombe vite amoureux des moteurs. Il entre ensuite chez Piaggio et travaille toujours sur les moteurs. Ensuite il passe même à l’étape supérieure en se penchant sur des moteurs d’avions à l’Officine Meccaniche Reggiane où il est employé pendant la seconde guerre mondiale. Là il travaille sous les ordres d’ingénieurs renommés comme Edmondo Del Cupolo et Carlo Ruini.

L’entrée chez Ferrari

En 1946, Ruini parle d’Aurelio Lampredi à Enzo Ferrari comme ingénieur automobiliste prometteur. En septembre de la même année, Lampredi est engagé chez Ferrari mais il ne restera que jusqu’en 1947, après quelques mésententes avec Giuseppe Busso et Gioachino Colombo. Il repart travailler chez Isotta-Fraschini Fraschisi. Il est réellement déçu de ne pas avoir pu s’épanouir chez Ferrari mais ne ferme pas la porte. Il exige simplement d’avoir les coudées franches avant tout retour.

7 ans plus tard, il est rappelé par un membre de Ferrari. Maranello a alors perdu Busso, passé chez Alfa Romeo. Il commença par se pencher sur les évolutions du V12 conçu par Colombo. Celui-ci en prend ombrage et file monter son bureau indépendant !

Il créée aussi “son” V12. Quand le Colombo est né avec 1.5 litres de cylindrée et a progressivement grossi, le Lampredi commence à 4500 cm³ et sera progressivement réduit. C’est ce moteur qui apporte la première victoire à Ferrari en championnat du monde de F1, sur une Tipo 375 F1.

Ce moteur n’est pas qu’un moteur de F1 et se retrouve aussi installé dans des autos d’endurance.

En 1952 les F1 laisse la place aux F2 en championnat du monde de F1. C’est Aurelio Lampredi qui se charge de dessiner les moteurs. Résultat : deux titres mondiaux consécutifs pour Ascari.

Aurelio Lampredi va également créer des 4 cylindres et 6 cylindres en ligne. Il va même plus loin et fabrique un 2 cylindres en ligne avec 4 soupapes par cylindres et 2493 cm³ de cylindrée. Las, le moteur décolle sur son banc en direction du toit de la salle. C’est un premier coup dans son ambition chez Ferrari.

L’autre coup va venir du rachat des Lancia D50 par Ferrari (on en parle ici). Lampredi ne travaille plus sur les moteurs les plus réputés de la marque vu que Vittorio Jano prend les manettes. Il quitte alors la Scuderia mais ses moteurs resteront utilisés de nombreuses années sur les autos de route (notamment sur les America et dérivées).

Lampredi arrive chez Fiat

En 1956, il est engagé par Fiat pour développer et concevoir des moteurs pour des voitures de grandes séries. Il construira de nombreux moteurs très appréciés, le plus célèbre apparaît sur la Fiat 124.

Moteur apprécié pour sa souplesse, brillant, polyvalent lors de l’utilisation, distribution à double arbre à cames en tête par courroie crantée, il sera nommé le “Lampredi twin shaft”. Il a été produit de 1966 jusqu’aux années 2000 avec des cylindrées différentes. Il équipera différents modèles telles que des Fiat ou des Lancia, des autos populaires, des sportives, des autos de compétition ou même des utilitaires et des tout-terrains !

On doit également à Aurelio Lampredi la création du V6 qui équipera la Fiat 130 ou bien le moteur simple arbre de la Fiat 128 qui se verra lui aussi greffé sur de nombreuses autos.

Lampredi et Abarth

En 1973, c’est un homme clé de la galaxie Fiat. Il est alors nommé directeur d’Abarth.

Sous sa direction, la marque va permettre au groupe Fiat d’être remarqué en rallyes avec les Fiat 124 Abarth Rally et Fiat 131 Abarth. Important de préciser que ces deux voitures sont équipées de son moteur “twin-cam”.

Sa fin de carrière

Pour autant il touche toujours aux moteurs. En 1977, il développe un 1050 cm³ avec pour la filiale brésilienne de Fiat. Il sera monté sur la deuxième série des Fiat 127 ainsi que sur une Fiat Ritmo. C’est également lui qui crée le moteur diesel de cette dernière.

En 1982, c’est la fin pour Aurelio Lampredi. Il quitte son poste chez Fiat ainsi que son poste d’administrateur chez Abarth pour partir en retraite.

Il décède quelques années plus tard, le 1er Juin 1989 à l’âge de 71 ans. Mais ses moteurs lui survivent !

Photos additionnelles : Wikimedia et Wheelsage

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Aurelio Lampredi, créateur de moteurs (mythiques)

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3 Commentaires

  1. C’est vrai que l’on ne parle pas souvent de Lampredi, un sacré ingénieur.
    Je ne connaissais pas l’anecdote du moteur qui décolle du banc d’essai :-). Impressionnant.

    Merci Julie, j’attends l’article suivant avec impatience !

  2. J’utilise un lampredi 1800 carbu sur ma 124 1800 spider . La musique engendrée par ce moteur double arbre +courroie est fantastique , aucun bruit métallique de culbu ou de chaine , un régal . Je roule aussi en alfa avec un bialbero 2000 , plus rageur mais plus ferrailleur à cause de la chaine . Un sacré génie ce Mr
    Lampredi .

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