Ford Mustang

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

1974-1978


L’ère des chevaux domestiqués

L’année 1973 connut de nombreux rebondissements, et le plus marquant d’entre eux fut certainement la guerre du Kippour. Elle déclencha le choc pétrolier dont on parle en détail par ici.

C’est dans ce contexte difficile qu’arriva la Mustang II. Plutôt que de rester face aux indéboulonnables Camaro/Firebird, le choix fut de réaliser une auto plus compacte qui devait concurrencer les productions basées sur la plateforme H de General Motors, à savoir les Chevrolet Monza, Buick Skyhawk et autres Pontiac Astre, mais aussi les modèles japonais importés et menés par la Datsun Z et la Toyota Celica.

Pour cela, décision fut prise d’utiliser le châssis de la Pinto, une auto de petite taille arrivée à l’occasion du millésime 1971. En découla une Mustang de taille plus modeste (tout de même 4.44 m de long) et aux mécaniques moins gourmandes. Elle incarnait ainsi parfaitement un concept appelé “downsizing” qui préconisait une réduction des dimensions, du poids et de la cylindrée afin de s’adapter à une nouvelle demande (et plus tard à des raisons écologiques).

Deux carrosseries attendaient les acheteurs : un modèle classique avec malle et un coupé plus profilé à hayon. Outre la version standard, le client pouvait aussi opter pour la Ghia placé sur le créneau du haut de gamme avec son toit vinyle, ses enjoliveurs chromés, une montre dernier cri ou encore des panneaux de portes gainés de bois. Les plus sportifs pouvaient sélectionner la Mach 1 avec peinture bi-ton et jantes orientées course.

À l’intérieur, l’ensemble des combinés étaient regroupés derrière un volant monobranche et résolument tournés vers le conducteur. Sous le capot se trouvaient deux blocs possibles : un quatre cylindres 2.3 L de 88 ch et un V6 2.8 L de 105 ch.

Le succès commercial fut au rendez-vous avec 385.000 exemplaires vendus, soit près de trois fois plus que la Mustang I 1973 !

L’année-modèle 1975 connut quelques retouches. La calandre était agrandie et avec un maillage de plus grande dimension. Le capot était allongé, augmentant la taille du compartiment moteur. Car la véritable nouveauté fut l’arrivée d’un bloc V8 302 ci (4.9 L) de 140 ch. La finition Ghia recevait des vitres opéra. En cours de millésime, une version MPG fit son arrivée, mue par le quatre cylindres 2.3 L. Grâce à un rapport de pont revu et un pot catalytique, la consommation et la pollution étaient réduites.

Malgré un contexte difficile, les ventes parvinrent à tutoyer les 200.000 véhicules écoulés.

Ford modifia esthétiquement peu la Mustang pour le millésime 1976, seule une prise d’air sous le pare-chocs avant prit place. Deux nouvelles finitions majeures rejoignirent toutefois le catalogue. D’abord la Stallion avec sa calandre, ses essuie-glaces et ses contours de vitres parés de noir. Des stickers figurant un étalon ornaient les ailes avant et les jantes étaient spécifiques.

L’autre était la Cobra II avec sa prise d’air de capot, ses spoilers avant et arrière, des louvres sur les vitres arrière, des emblèmes en forme de Cobra dans la calandre et sur les ailes avant, sans oublier les inimitables bandes (bleues avec peinture blanche, dorées avec peinture noire). Elle fut notamment rendue célèbre pour son utilisation dans la série “Drôles de dames”.
La gamme mécanique était composée du L4 de 93 ch, du V6 de 104 ch et du V8 de 134 ch.

187.567 exemplaires tombèrent des chaînes.

Le modèle évolua en douceur en 1977 avec une calandre légèrement reculée et l’arrivée d’un toit targa optionnel sur la déclinaison à hayon. De leur côté, les finitions sport recevaient une calandre noire. De nouvelles teintes agrémentèrent le nuancier et le grain du tableau de bord fut retravaillé.

La production s’établissait à environ 150.000 exemplaires.

1978 fut la dernière année de la Mustang II. Les retouches furent essentiellement liées à la finition. La Cobra II avec des bandes à trois couleurs, un lettrage “Cobra” sur les portières alors qu’une version King Cobra rejoignit l’offre avec au programme un serpent sur le capot, du pinstripping autour des vitres, des passages de roues et du toit sans oublier un spoiler avant et arrière.

192.000 exemplaires trouvèrent preneurs, un excellent score pour quitter la scène la tête haute.

La Mustang II s’éclipsa pour laisser place à la troisième génération, lancée en 1979. Celle-ci dut affronter elle aussi un choc pétrolier retentissant dès le début de sa carrière. Mais on en reparlera plus tard !

Les Ford Mustang de nos jours

C’est certainement l’américaine qu’on voit le plus souvent sur les événements. Par contre on parle surtout des autos de la période 1964-1973. Les Mustang II sont beaucoup plus rares, la mode était passée et les chocs pétroliers ont eu encore plus d’impact sur les gros moteurs de ce côté de l’atlantique.

On ne vous donnera pas de cote pour ces modèles. Tout simplement à cause de la multitude de versions, motorisation et équipement qui était au catalogue. Gardez juste à l’esprit que c’est une auto que l’on peut toujours configurer, qui s’entretient plutôt aisément et surtout qui peut se montrer performante même en dehors des lignes droites !

L’histoire de la Ford Mustang

La Genèse

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

1964-1968

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

1969-1973

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

Photos additionnelles : Wikimedia Commons, Mustang Fords.com, Ford


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Thomas
Passionné d'anciennes en général mais vouant surtout un culte aux Facel Vega (au grand dam de son entourage...), il a rejoint News d'Anciennes en 2015 suite à une discussion impromptue lors de Rétromobile avec Benjamin.
Pour le moment non propriétaire d'une auto intéressante, il espère bientôt passer le cap !
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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

3 commentaires sur “Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !”

  1. Merci Thomas,
    super article!
    Herve CORDEL
    Proprietaire d’une Mustang convertible 66 et d’une facelia F2B a moteur pont a mousson en cours de resto!
    ( pourquoi se moque t’on des amateurs de facel?…lol)

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