Une auto : une Histoire, la Bugatti Type 57C Stelvio de 1939 de la vente Osenat

Une auto : une Histoire, la Bugatti Type 57C Stelvio de 1939 de la vente Osenat
Une auto : une Histoire, la Bugatti Type 57C Stelvio de 1939 de la vente Osenat
bertrand
rédacteur et photographe à news d'anciennes. Passionné d'histoire et de véhicules anciens, il rejoint la rédaction de news d'anciennes en 2015. Armé de son fidèle Nikon, il écume les rasso et salons pour vous les faire découvrir.

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Dans le cadre de sa vente du 18 juin à Fontainebleau, la maison de vente aux enchères Osenat, présentait devant ses bureaux de Paris, deux voitures du catalogue à l’histoire pas banale. Aujourd’hui, la première, une rare et splendide auto, issue de la mythique marque alsacienne reconnaissable à leur radiateur en forme de fer à cheval : La Bugatti Type 57C Stelvio Cabriolet !

L’histoire de cette auto est limpide et mérite d’être racontée car elle n’a eu que trois propriétaires. Commandée par Monsieur Groslambert à l’usine Bugatti de Molsheim au mois de mai 1939, le châssis, un Type 57C Stelvio est porté à la carrosserie Gangloff à Colmar le 8 juin 1939.

Cette Bugatti fut l’une des deux dernières assemblées avant la déclaration de guerre. Monsieur Groslambert, industriel de son état, et grand amateur de la marque, en déjà possède plusieurs. Il a même ouvert un garage à l’enseigne de Bugatti au milieu des années 30. Notre homme reçoit son cabriolet en juillet 1939. Mais déjà le canon tonne sur la France est le cabriolet est caché durant toute la guerre.
Elle ne reprend du service qu’en 1949. Après le décès de Mr Groslambert, sa veuve vend la Bugatti à l’un de ses amis en 1958. Malheureusement ce second propriétaire casse le moteur et ne roulera que très peu avec. Il semble que l’auto fut quand même réparée et remisée ensuite.

Un beau jour de 1969, le dernier et actuel propriétaire, repère dans une grange la Bugatti qui fut repeinte en rouge entre temps. Il l’achète en pensant pouvoir l’échanger contre une Delage, qui était son rêve à ce moment-là !  Il ramène donc le cabriolet chez lui, au grand dam de son épouse à qui il avait promis d’acheter… une 504 Coupé neuve ! Les hommes et leurs voitures ! La couleur ivoire d’origine est redécouverte lors des travaux de carrosserie et repeinte de ce ton, plus conforme.

Lors de son achat le compteur affiche environ 30.000 km, il en affiche 45.708 maintenant. Voilà en quelques mots l’histoire de cette Bugatti.

Une inspection de la voiture nous confirme qu’elle n’a que peu roulé, pourtant nous avons affaire à une grande routière, grâce à son moteur à compresseur, rappelons que le moteur type 57C fut vainqueur au Mans en 1939. Sur autoroute cette Bugatti s’autorisait des vitesses de 150/160 km/h, avec des pointes à 180km/h, mais avec, hélas, une consommation élevée ou les deux reversoirs de 50 litres, nous montrent toute leurs utilité. Elle est dotée de gros frein Lockheed, bien précieux pour stopper la bête de 1700 kg à vide !

L’intérieur est à l’image de la carrosserie, soit dans un état irréprochable, juste le coin du siège conducteur qui est décousu. Traditionnellement la conduite est à droite, avec l’énorme volant à 4 branches, lui aussi traditionnel de la marque. Le tableau de bord en bois est du modèle 57C à six cadrans. Sur le côté gauche se trouve un rare Chronoflight Jaeger, d’abord réservé à l’avion Bugatti, il fut monté ensuite dans les autos de la marque, notamment les Bugatti Atlantic.

Le compte tour ne fut jamais branché, la conduite se fait donc à l’oreille… L’intérieur en cuir d’origine est juste superbe et possède, une odeur et une patine exceptionnelle ! Comble du raffinement les pédales de frein et d’embrayage porte le logo EB. Aux bas des deux portes, de la Type 57C Stelvio on retrouve les plaques du logo du carrossier Gangloff de Colmar.

Cette Bugatti Type 57C Stelvio est en état que l’on peut considérer comme quasi-concours, est prête à prendre la route immédiatement. Du fait de la renommée de Bugatti, l’état de l’auto, et sa rareté son estimation est de 700 000 à 1 million d’euro. Mais à ce prix vous roulerez dans une voiture de légende qui sort presque d’usine tout en faisant une bonne action.

Car selon les vœux de son propriétaire, le produit de la vente sera intégralement versé à quatre organisations caritatives : l’institut Pierre et Marie Curie, l’hôpital Gustave Roussy, la fondation Lejeune et enfin l’association des Chiens Guides d’Aveugle.

Merci à Claude Makowski pour m’avoir fournit les informations pour écrire cet article.

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