Sur les pistes de l’Histoire : l’Ouest Parisien

Sur les pistes de l'Histoire : l'Ouest Parisien
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Sur les pistes de l'Histoire : l'Ouest Parisien
Benjaminhttp://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Pour ce deuxième épisode, on vous parle de plusieurs circuits français. Après l’Autodrome de Miramas, on s’intéresse à plusieurs circuits qui ont vu de belles courses automobiles peu après la Seconde Guerre Mondiale, dans l’ouest parisien.

La course reprend au Bois de Boulogne

La seconde guerre mondiale est finie depuis seulement une semaine (le Japon n’a capitulé que le 2 Septembre 1945 ne l’oublions pas) et les courses automobiles reprennent.

Nous sommes donc le 9 Septembre 1945 et trois courses vont se tenir sur un circuit tracé dans le Bois de Boulogne dans le cadre du Grand Prix de Paris.

La première course fera 36 tours. Elle est réservée aux voiturettes (moins de 1500 cm³) et c’est Gordini qui impose sa Simca devant Brunet sur Riley et Boucard sur Salmson.

La seconde c’est la coupe de la Libération. Elle se court en 36 tours également. Là c’est Louveau sur Maserati 6CM qui l’emporte devant Veuillet sur MG K3 Magnette et Lascaud sur une Amilcar G36 Pégase. On note aussi la présence de René Bonnet sur une D.B à moteur Citroën.

La troisième, la course phare, c’est la coupe des Prisonniers. Créée en 1939 et courue alors à Montlhéry, elle accueille les plus grands pilotes et des autos de course de dernière génération. 43 Tours sont au programme et Jean-Pierre Wimille, déjà vainqueur en 1939 l’emporte en une heure (114 km/h de moyenne) sur sa Bugatti T59/50B. Il devance Raymond Sommer sur Talbot-Lago T26 MC et Chaboud sur une Delahaye 135S.

Les autres participants : le gratin, mais ils abandonnent. Ainsi on retrouve Maurice Trintignant, Philippe Etancelin ou Pierre Levegh.

Un second tour au Bois

En Mai 1946 les autos de course reviennent au Bois de Boulogne pour la Coupe de La Resistance, dans le Cadre du Grand Prix de Paris. Une toute petite portion du circuit est réutilisée, mais le tracé fait désormais 3.2 km et il est situé plus au nord.

Là encore on accueille le gratin… et là encore c’est Wimille qui l’emporte. Cette fois c’est sur une Alfa Romeo officielle, une 8C-308. Il devance Chiron sur une Talbot Lago T26 et Ruggeri sur Maserait 4CL.

Le reste du plateau est toujours impressionnant avec Levegh, Sommer, Nuvolari, Trintignant ou Veyron.

Le même circuit sera utilisé en Octobre avec le retour du Grand Prix Automobile de Paris. Le 6 Octobre la Coupe du Salon. 77 tours sont au programme et Sommer l’emporte sur sa Maserati 4CL devant “Raph” sur une auto identique et Levegh sur une Talbot T150.

Le même jour se court la Coupe Robert Mazaud avec des autos de sport d’avant-guerre. Martin l’emporte sur une BMW 328 devant Veuillet sur MG et De Cortanze sur une Peugeot 302 Darlmat.

Le circuit de Saint Cloud

Si les courses d’Octobre ont une moins grande portée internationale, c’est qu’en Juin une autre course a été organisée. Et c’est toujours dans la même zone puisqu’on se retrouve de l’autre côté de la Seine, à Saint Cloud : c’est la Coupe René le Bègue.

Le circuit utilise le Tunnel de Saint Cloud. Utilisé pour stocker des torpilles pendant la guerre, il est réellement mis en service en 1945 et n’a pas encore vu d’autos aussi puissantes y passer ! À noter que c’est la principale difficulté puisque les monoplaces n’ont pas de phares et qu’il n’est pas éclairé !

Au terme des 30 tours c’est Raymond Sommer qui l’emporte, toujours sur Maserati, devant Chiron sur Talbot T26 et Robert Mazaud, lui aussi sur Maserait 4CL.

Le reste du plateau a fier allure. Wimille a abandonné, Farina et Nuvolari également. On note les participations de Harry Schell de Trintignant ou encore de… Charles Pozzi !

1947 : retour au Bois de Boulogne

Nouveau Grand Prix de Paris en 1947. Retour au Bois de Boulogne sur un nouveau circuit qui fait le tour de l’Hippodrome de Longchamp.

Ce sont trois courses qui sont au programme. D’abord deux manches de 20 tours.

La première est réservée aux plus grosse autos avec les 2 litres et les 1100 compressées. De Cortanze y impose sa Darlmat devant Forestier sur Riley et Charles Deutsch sur la D.B Citroën.

La seconde course, pour les moins de 1100, voit la victoire de l’incontournable Wimille (4e Grand Prix de Paris de suite !) sur une Simca-Gordini T15 devant Trintignant sur une autre Simca-Gordini, mais une T11. En troisième position on retrouve Marino sur Cisitalia D46.

La course finale fait 35 tours. Wimille s’impose de nouveau, devant Martin sur BMW 328 et Loyer sur une autre Cisitalia.

On a pas parlé du reste du plateau, mais il est de nouveau qualitatif. Schell, Veuillet, Manzon ou René Bonnet ont ainsi été au départ.

1951 : un dernier tour à Bagatelle

Le championnat du monde de F1 a pris le pas sur les courses de monoplaces et c’est Reims qui l’accueille en France en 1951. Du côté des Grand Prix de Paris 1948, 1949 et 1950, c’est l’Autodrome de Linas-Montlhéry qui voit les bolides s’affronter.

Mais en 1951 on retrouve des monoplaces au Bois de Boulogne. C’est une course hors-championnat mais le gratin s’y presse. Le circuit n’a jamais été utilisé, juste au nord du circuit de Longchamp.

Pour le coup le plateau est vraiment superbe. L’écurie Simca-Gordini est en force et engage Gordini lui-même, Simon, Manzon, Trintignant et… Fangio qui va signer le record du tour. L’autre armada est celle des Talbot-Lago T26 avec Louveau, Etancelin, Giraud-Cabantous, Levegh, Rosier et Froilan Gonzalez ! On ajoute les Maserati 4CLT du poleman de Graffenried et celle de Farina plus la Delage de Louis Gerard.

La course de 125 tours va se courir en près de trois heures. Aucune Simca ne verra le drapeau à damier. C’est Farina qui l’emporte devant Froilan Gonzalez et Rosier. Un air de podium de F1 !

Ce sera la dernière course courue dans l’ouest parisien. Les circuits permanents s’imposent et le championnat du monde de F1 prend le pas sur les courses hors-championnat, en France du moins.

Les circuits de nos jours

La particularité de ces circuits : vous pouvez y facilement au volant de vos anciennes ! Évidemment pas question d’atteindre les moyennes d’alors, ils sont en ville.

Ces cinq tracés sont accessibles dans leur grande majorité. Peu de sections sont fermées. En tout cas cela pourrait être une bonne idée de les commémorer à l’occasion !

Visuels : Oscar Plada
Photos additionnelles : Osenat, Veloce Today

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