Les Autos de l'Équipe : la Renault 8 de Marc

Les Autos de l’Équipe : la Renault 8 de Marc

Après mes confrères qui ont évoqué leurs autos, c’est ici, je vous représente la mienne. Pourquoi RE ? Parce que Benjamin en avait déjà parlé au moment de faire son essai il y a un an et demi, vous le retrouvez ici.


Préambule, mini histoire des 15 ans de la R8

La Renault 8, apparaît en 1962. Au dessin on retrouve Gaston Juchet et le célèbre designer Philippe Charbonneaux. Cette auto est assez classique dans ses formes, mais aussi dans sa définition. Quatre portes, moteur à l’arrière, comme ses devancières 4CV et Dauphine. Niveau des trains roulants avec 4 roues indépendantes et autant de freins à disques, elle se démarque plus. Niveau moteur, elle est la seconde à adopter le Cléon à 5 paliers apparu sur la Floride.

En 1964, la Major apporte une nouvelle planche de bord et le Cléon dans sa version 1108 cm³. La boîte est alors à 4 rapports. En 65 c’est l’arrivée de la reine de la gamme, la Renault 8 Gordini, là aussi avec le 1108, et toujours une calandre à 2 phares.

En 1968 toutes les Renault 8 voient leur moteur passer à 1108 cm³ et la R8 S apparaît avec un carburateur double corps l’amenant à 60 ch, un compte-tours, des jantes larges et les quatre phares AV.

Finalement la carrière de l’auto sera relativement longue. Si la production s’arrête à Flins en 1971, elle est disponible à la vente jusqu’en 1973 en France et produite en Espagne par FASA jusqu’en 1976. 1.316.134 autos auront été produites.

Ma Renault 8 en quelques mots

C’est un modèle de 1964, Type 1130, 956 cm³, 44 ch SAE, sortie des usines Renault de Sandouville, confirmé par le S, estampillé sur la réf peinture du coffre AV. Pas de fioriture, pas de Gordinisation… Surtout pas, j’ai voulu une auto strictement d’origine.

En fouinant bien sur le coin coin et avec tous les fournisseurs de pièces anciennes, j’ai pu trouver sans soucis, tous les éléments dont elle avait besoin.  

Pourquoi elle ?

Bien belle histoire, que celle de cette petite auto. Voilà six ans, je fêtais mon entrée à la retraite. Évidemment, que la traditionnelle cérémonie cadeau, s’est profilée. Une fois quelques bonnes surprises arrivées, de part et d’autre, mon gendre Christophe me tend une enveloppe, avec un certaine émotion… je dirais inhabituelle… Je m’empresse à l’ouvrir…pour découvrir UNE CARTE GRISE ! Et puis, me dit-il ” Demain, je vous attends à la maison, accompagné, pour ramener le reste“…

J’avoue une certaine retenue, afin de réaliser réellement l’objet du futur. J’en ai presque, oublié tous les autres cadeaux. Vraiment, une situation que je n’avais jamais envisagé. Sacrée surprise…

Voici quelques photos de sa première sortie en 2012, bien avant d’être propriétaire, mais, dans l’état dans lequel je l’ai reçu en cadeau.

Ce que j’ai fait dessus ?

Même si elle était roulante à sa réception, la R8 fut restaurée pratiquement de A à Z. Seule le train arrière n’est pas sorti, faute de place. Tout le travail de démontage fut effectué dans un local d’un de mes beauf’, puis sablage en extérieur.

Ensuite chez le carrossier, avec le pont élévateur, remise en état de pas mal de choses : durites chauffage, les freins, la tringlerie, puis tout le dessous fut nettoyé et peint, avant les différentes étapes de carrosserie et de peinture.

Seule touche perso, au niveau du choix de couleur du nouveau revêtement  skay des panneaux de portes et du dessus du tableau de bord, un bordeaux qui ravive cet intérieur sans dénaturer l’origine. Sinon la sellerie a retrouvé une banquette arrière en meilleur état, seul le siège conducteur est en attente de restauration.

Côté carrosserie, la R8 est complète et après la réfection des ailes et la réparation de la perforation du fond de coffre, fréquente sur ce véhicule, tout le reste des éléments, était sain, et notamment les bas de portières. Beaucoup de temps passé autour de cette petite auto, mais quel bonheur de la retrouver métamorphosée ainsi.

Quelques souvenirs à son bord

Même si son compteur fut figé à l’instant T, du passage des 50.000 kms, ma R8 poursuit sa route fréquemment et les 5000 kms passés à son bord me familiarisent avec ses défauts. En particulier avec ce bruit constant, celui du moteur bien présent, que j’avais oublié avec ma voiture moderne.

Depuis, sa (re)mise en circulation, quelques modifs et notamment au niveau du train AV, contribuent à une tenue de route beaucoup moins floue. L’avant ne lève plus du nez… Et, le besoin d’une charge dans le coffre ne se fait pas ressentir.

De toute façon, je pratique de la conduite… c’est un 956 cm³ pour la balade et les reportages. Les temps ont bien évolué… Il est devenu sérieux, Marc. Et puis, c’est mon véhicule de fonction…


Marc
Rédacteur et Photographe à News d'Anciennes
Jeune retraité, Marc, un ancien parmi les anciennes, ça ne dépareille pas trop, d'autant que sa deuxième matière grise, métallisée celle-ci, lui accorde de bonnes virées nostalgiques, une Renault R8 ragaillardie.

Il est sous le régime News d'Anciennes depuis depuis début 2016.

6 commentaires sur “Les Autos de l’Équipe : la Renault 8 de Marc”

  1. J’ai passé mon permis sur la même auto en 1964. Première non synchro que j’ai fait chanter alors que j’avais conduit la Major de mon père qui avait la boite portefeuille et la premiere synchro.
    J’ai eu par la suite deux autres R8 qui m’ont régalé

  2. Bravo, belle restauration, et quel beau geste du gendre de ce monsieur.
    J’ai aussi passé mon permis de conduire en 1965, avec cette R8, beaucoup de bons souvenirs, merci de partager cette rénovation, les anciens vont apprécier.

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