Le Cotswolds Motoring and Toy Museum, un délicieux capharnaüm

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Le Cotswolds Motoring and Toy Museum, un délicieux capharnaüm
Pierre
Tombé dans la marmite automobile quand il était petit, il a rejoint l'équipe de News d'Anciennes en 2015. Expatrié en Angleterre depuis Mai 2016, il nous partage les évènements de là-bas. En dehors de ça, il partage une bonne partie de son temps sur la route entre une Opel Ascona et une Mazda RX-8.

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Avec la réouverture des lieux culturels en Angleterre pour la première fois depuis plus de six mois, il était difficile de résister à la tentation d’aller découvrir un musée à quelques encablures de chez moi. Je vous emmène à la découverte du Cotswolds Motoring and Toy Museum.

Profiter du voyage

Premier constat, Dieu que ça fait du bien de ressortir ! Depuis avril 2020, la situation sanitaire Outre-Manche, ainsi que les différents lockdowns successifs ont amené l’annulation de la quasi totalité du calendrier des évènements de l’année dernière et la fermeture des musées pendants plus d’un an.

La sédentarité et l’isolement m’avaient fait oublier à quel point la région des Cotswolds me plait. Si vous prenez le temps de sortir de l’autoroute et des A Roads, c’est un enchainement de petites routes (parfois trop étroites pour que deux voitures puissent se croiser) serpentant au milieu des collines et des vallées qui s’offre à vous.

Le paysage n’est pas sans me rappeler certains recoins de ma Normandie natale, avec un je ne sais quoi qui n’est pas sans rappeler la Terre du Milieu. Cependant, au lieu de vaches, ce sont des moutons qui paissent dans les champs, fidèles au cliché de la campagne anglaise.

Le Cotswolds Motoring and Toy Museum, une collection singulière

Direction Bourton-on-the-Water, un village situé entre Oxford et Stratford-Upon-Avon. On constate de suite que les règles de confinement ont été rendues plus souples le lundi précédent, la rue principale et les terrasses sont bondées, sans doute du fait du Cheese Festival qui a lieu sur place.

Pas de panique ma puce 5G toute neuve (j’ai reçu ma première dose de vaccin quelques semaines plus tôt, d’où ma sortie) et mon masque sont là pour m’aider à traverser la foule.

Je me dirige vers un petit recoin dans une des rues perpendiculaires à High Street, la rue principale. Il faut cependant faire attention, j’ai failli rater l’entrée du Cotswolds Motoring and Toy Museum en restant le nez dans mon téléphone pour trouver mon chemin, j’étais déjà passé de l’autre côté.

Des restriction de capacité sont mises en place, j’attends donc patiemment à l’entrée le temps que le nombre adéquat de visiteurs soient sortis. J’en profit pour discuter avec la personne en charge du comptage à l’entrée. Les contraintes pour assurer la réouverture sont assez lourdes, mais ils sont heureux d’enfin pouvoir accueillir des visiteurs à nouveaux. Ah, c’est enfin mon tour, un petit mot gentil sur mon accent de la part de la dame à la caisse, et zou ! C’est parti pour la visite.

Jusqu’à présent, je n’avais traîné mes guêtres qu’au Haynes Motor Museum (dont vous pouvez retrouver la visite ici). Il faut reconnaitre que les deux collections sont aux antipodes. Là où tout était aligné au cordeau chez Haynes, ici règne un joyeux bazar, dans une lumière très tamisée, du fait des bâtiments qui accueillent la collection. Je déconseille la visite du Cotswolds Motoring and Toy Museum aux personnes claustrophobes, mais ce serait passer à côté d’une collection assez atypique.

Tout commence avec une salle dédiée aux jouets et autres miniatures, avec notamment une collection de toutes les Ford vendues en Angleterre au 1/43, incluant toutes les générations d’utilitaires.

La suite de la visite vous emmène alors vers les acidulées sixties et seventies.Au programme une poignée d’autos et de deux roues, ainsi qu’une surprenante reproduction d’un des bancs de diffusion de Radio Caroline, une radio pirate qui était installée sur un bateau dans les eaux internationales (dont l’histoire a très largement inspiré le film Good Morning England).

La visite se poursuit par la reproduction d’un ancien atelier de mécanique, typique des débuts de l’automobile en Angleterre. Difficile de remettre en cause l’authenticité des éléments exposés ou leur disposition, il s’agit en fait d’une réinstallation à l’identique du guichet du garage de Jack Lake, le premier garagiste de Bourton-on-the-Water.

La suite vous amène aux tous débuts de l’automobile, avec une des premières Rover et une totale inconnue : une Alldays and Onions Victoria. Derrière ce nom un tantinet incongru se cache une histoire plutôt riche. Il s’agit en fait de deux entreprises plus que centenaires (Alldays remonte à 1780, Onions à 1625) qui se sont associées à la fin du XIXe siècle pour produire des outils de forge. La Victoria était leur tentative de diversifier leurs activités vers l’automobile.

La visite du Cotswolds Motoring and Toy Museum s’achève sur une grande salle où les voitures et l’automobilia vous inonde. Détail intéressant, vous y trouverez également une des toutes premières caravanes, loin des modèles que nous connaissons, dont l’aménagement intérieur à été conservé.

La visite est maintenant terminée, la météo s’y prêtant bien (ciel clair, mais températures encore douces), je file en terrasse profiter d’un scone et d’une bonne tasse de thé (avec un nuage de lait bien sûr).

Même si je ne vous inviterais pas à faire le voyage uniquement pour visiter le Cotswolds Motoring and Toy Museum, si jamais vous vous retrouvez dans cette partie de l’Angleterre, c’est une visite d’une petite heure (plus si vous partez à la chasse aux petits détails disséminés un peu partout) que je vous recommande chaudement. Bourton-on-the-Water est un très joli petit village, et les Cotswolds valent le détour.

Si vous voulez en savoir plus sur le Cotswolds Motoring and Toy Museum, je vous invite à faire un tour sur leur site internet : www.cotswoldmotoringmuseum.co.uk

Crédits photo : News d’Anciennes, Britain Magazine

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2 Commentaires

  1. Bonjour,
    J’ai eu la chance de visiter ce délicieux capharnaüm il y a quelques années, et comme vous le dites à l’opposé du Haynes muséum qui manquait de charme bien que très riche en modèles présentés.
    A visiter sans réserve.
    Plus proche de chez nous et sans problème de quarantaine, le musée de Loéac est un très bon compromis.

    • Tout est question de point de vue, le musée de Lohéac, me pose un problème de quarantaine, haha.

      En revanche, je vais continuer petit à petit à faire le tour des musées d’Outre-Manche, et vous les retrouverez dans nos lignes.

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