La Devin D, un spider artisanal aux saveurs de 550

La Devin D, un spider artisanal aux saveurs de 550

On en voit peu, mais quand on en croise une, la Devin D étonne toujours. Alors aujourd’hui on vous parle de cette auto résolument sportive aux airs de Porsche 550.


Les Devin, qu’est-ce que c’est ?

Devin, c’est le constructeur de ces autos. Derrière on retrouve l’américain Bill Devin. Pilote en SCCA au début des années 60, on le voit sur des Crosley ou même des Ferrari 212 Export ou 250 MM.

Mais ce qu’il ambitionne, c’est de proposer des autos aussi performantes que des Ferrari, mais bien moins chères. Il se lance alors dans la production de ses propres autos. Les châssis tubulaires seront réalisés par ses soins, tout comme les carrosseries en fibre de verre. Les autos peuvent être livrées complètes ou bien en kit à monter soi-même.

Les premières Devin sont construites en 1954 et sont motorisées par des bicylindres Panhard de 750 ou 850 cm³ placés à l’avant… et ce sont des tractions ! Cette première série compte 12 autos.
L’une d’elle remportera d’ailleurs sa catégorie (H Modified) en SCCA en 1956 avec James Orr.

La rouge ci-dessous est visible en France. Elle est ici photographiée aux Coupes de Printemps 2016 mais elle a aussi tourné sur le Circuit des Remparts à Angoulême.

La Devin D change tout

En 1958 Bill Devin propose sa nouvelle auto. La Devin D (pour Deutschland) abandonne le châssis tubulaire pour un autre en échelle. Le moteur passe en position arrière… ce qui est logique puisque c’est soit un moteur de Porsche 356 soit un Volkswagen. D’ailleurs la Coccinelle sert de banque de pièce puisqu’on retrouve les suspensions à barre de torsion de l’allemande sur la Devin D. La carrosserie est plus étudiée que sur l’auto précédente.

Il y aura 49 Devin D produites entre 1958 et 1963. Les modèles Porsche pèsent environ 540 kg et on peut sortir jusque 100ch de leurs moteurs. De belles armes sur la piste. Ils coûtent 3350 $, plus que les modèles VW vendus 2950 $ montés ou 1495 $ pour les amateurs de puzzles.

C’est un de ces modèles qu’on a pu voir au Grand Palais sous le marteau de Bonhams en 2020 (92.000 € au final) ou encore à Monza Historic 2019.

Les autres productions de Devin

Bill Devin ne s’arrêtera pas à la D. En 1959 il sort la C, pour Corvair. L’avantage c’est qu’on peut reprendre les éléments de la D car le moteur est également refroidi par air. Une soixantaine de ces autos seront construites jusqu’en 1963. Certaines s’engagent en dragster, en particulier les versions Turbo qui peuvent dépasser les 250 km/h !

En parallèle seront aussi produites les version SS à moteur V8 Chevrolet. Placé à l’avant, l’engin est plus lourd mais également très performant.

On notera également la production de “Specials” qui sont des hors séries pouvant accueillir mécaniques, MG, Porsche ou même Skoda. Les carrosseries sont diverses et souvent plus étudiées.
Enfin, la dernière des Devin fut la GT, un coupé équipé du moteur de la Corvair Turbo, construite à deux exemplaires.

L’aventure s’arrêtera là. Le recensement des Devin par les passionnés montre que les version D et C sont les plus courantes de nos jours. En France, et en Europe, ce sont les D et les Panhard que vous aurez l’occasion de voir le plus souvent.
Le recensement des autos existantes est à retrouver par ici.


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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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