De Tomaso Vallelunga, entrée en matière remarquable

De Tomaso Vallelunga, entrée en matière remarquable
De Tomaso Vallelunga, entrée en matière remarquable
Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Si on connaît De Tomaso pour sa Pantera, c’est parce que les autos qui ont précédé cette sportive sont beaucoup plus confidentielles ! La toute première c’est la De Tomaso Vallelunga et c’est d’elle dont on vous parle aujourd’hui.

Avant tout : qui est Alejandro De Tomaso ?

Comme son nom l’indique Alejandro De Tomaso est… argentin, mais son père est tout de même italien. Né en 1928 à Buenos Aires sa jeunesse se passe dans le ranch familial dont il prend la tête à ses 20 ans. Pas du tout en accord avec la politique de Perón, il dirige un journal d’opposition et il est lié à une tentative de coup d’état… qui le conduit à l’exil. À 27 ans le voilà en Italie, dans la région de Modène avec la concentration automobile qu’on lui connaît.

Deux ans plus tard, il réussit à devenir pilote pour Maserati. Ses Grand Prix ne donneront pas grand chose. En fait son seul fait d’arme notable est la victoire à l’indice aux 24h du Mans 1958 sur une OSCA Sport 750 TN.

En 1959 après une carrière de deux ans, il fonde sa propre marque d’automobile. Ses premières créations sont des Formule Junior et Formule 3. Mais il finit par engager des F1 en 1961… leurs résultats n’égaleront que ses propres résultats de pilote. En plus de la compétition il se lance dans les autos de route en 1963.

Ainsi naquît la De Tomaso Vallelunga… prête à être vendue

Au Salon de Turin 1963 est présentée la De Tomaso Vallelunga. Le nom provient du circuit situé juste au nord de Rome. Elle ne ressemble pas du tout à l’auto finale puisque c’est un spyder qui ressemble à une Porsche 550.

Par contre la base technique est définitive. L’argentin a fait confiance à un châssis-poutre, une solution utilisée par Tatra, d’accord, mais surtout par deux marques qui se distinguent par la légèreté de leurs autos : Lotus et Alpine ! Côté suspensions, ce sont des solutions sportives : double triangulation à l’avant, triangle inversés à l’arrière.

Le moteur est installé dans une structure en Y, en position centrale arrière, dans l’habitacle en fait. C’est un 4 cylindres Ford 1500 sorti des Cortina. Relativement léger, il développe quand même 106 ch ! La boîte quatre est un savant mélange de pignons Hewland et d’un carter VW !

En fait cette auto n’est qu’un démonstrateur du savoir-faire de De Tomaso. Le but est de vendre le concept à un constructeur… qui ne viendra jamais. Le petit artisan décide donc… de la produire tout seul !

La De Tomaso Vallelunga définitive

Le design va vite changer et pour l’apparition suivante de la De Tomaso Vallelunga elle revêt une robe signée Fissore en aluminium.

De Tomaso Vallelunga, entrée en matière remarquable
La De Tomaso Vallelunga de Fissore

Finalement c’est Ghia qui la produira, sur le dessin de Fissore, mais en utilisant de la fibre de verre !
La voiture pèse seulement 726 kilos.

Par contre, c’est une auto très étudiée et donc très chère. Les commandes seront rares puisque seules 53 autos seront produites entre 1963 et 1968. Beaucoup se retrouveront en course, le 4 cylindres d’origine remplacé par la version double arbre de 136 ch (celui de la Ford Lotus Cortina).

Mais au delà de la Vallelunga en elle-même, c’est un vrai premier pas qui est accompli. La Mangusta utilisera le même châssis, mais fera appel à un plus gros moteur, toujours venu de chez Ford. On en reparlera.

Les De Tomaso Vallelunga de nos jours

C’est une auto rare ! On a pu en voir une ces dernières années à Rétromobile, en 2016 et à la vente Artcurial en 2018. C’est d’ailleurs une des rares fois où l’auto s’est vendue ces dernières année en sale des ventes, elle avait atteint 292.040 €, le prix de l’exclusivité !

Photos additionnelles : De Tomaso et Bonhams

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