Au Mans Classic 2018, à l’intérieur de l’Équipe Los Amigos. Épisode 1 : les aventures de la D.B

Au Mans Classic 2018, à l'intérieur de l'Équipe Los Amigos. Épisode 1 : les aventures de la D.B
Marc
Passionné d'autos sportives et de photos. Ancien parmi les anciennes, ça ne dépareille pas trop, d'autant que sa deuxième matière grise, métallisée celle-ci, lui accorde de bonnes virées nostalgiques, une Renault R8 ragaillardie. Il est sous le régime News d'Anciennes depuis depuis début 2016.

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Vincent nous avait déjà fait découvrir  l’Equipe Los Amigos sur divers reportages, notamment sur le Tour Auto 2017. Et puis News d’Anciennes était devenu partenaire de cette aventure qui avait pour but de courir Le Mans Classic. Aujourd’hui, je vais vous le raconter de l’intérieur. Je vais tenter m’intégrer dans ce contexte méconnu, un nouveau monde que celui des paddocks, autour de cette sympathique équipe, dont les têtes ne me sont connues qu’à travers les reportages.

Entre photos et réalité, les choses s’apparentent différemment d’autant que déjà, dès Vendredi, les esprits sont totalement orientés sur ces trois jours consacrés à la course.


 

Partageant ce reportage avec des documents photos de Rachel et de Benjamin, deux épisodes ne seront pas de trop pour mieux rentrer dans le vif du sujet, d’autant que pour cette édition, le team inaugurait une seconde monture, dans un plateau différent. On commence ici avec la plus ancienne, le coach D.B.

Le Mans Classic Plateau 3 : les années 1957 à 1962

Ouf ! Après deux heures dans ce magistral bouchon routier où la patience est de rigueur, je me pose enfin sur ce parking. Encore quelques moments d’attente, pour acquérir ce précieux laissez- passer que le jeune Hyppolite, en tenue d’assistance du team, vient me remettre en main propre.

Histoire de prendre mes repaires, celui-ci m’accompagne jusqu’aux paddocks du plateau 3. Accueilli par Vincent et Xavier, je me retrouve face à cette équipe, pilotes et assistance en intense mise au point. Endroit de partage, tout le monde se côtoie, même le public que je trouve un peu envahissant. L’espace pour chaque concurrent est restreint et je me sens vite de trop, parmi cet incessant balai de mécaniciens, attentifs aux moindres souhaits des pilotes. Quelques photos, quelques échanges avec le team, puis je flâne dans cet espace réservé aux 80 concurrents du plateau 3. Émoi, et moi, la tension est partout, je reviens au stand, l’heure des premiers essais arrive.

La N°19 ce coach Deutsch Bonnet HBR5 de 1960 ne m’est pas inconnue, certes, mais là dans cette enceinte mythique, dans la plus belle course historique du monde, au beau milieu de 80 concurrentes, voilà de quoi être sur ses gardes, quand on sait que la petite bleue France, se contente d’un moteur de 850 cm³.

L’assistance composée de Xavier, Thierry et Hippolyte peaufine la belle et les derniers niveaux sont réalisés avant que les petites caméras intérieures soient installées sans gêner la visibilité et les manœuvres utiles. Avouons, qu’il faut être téméraire pour se lancer dans ce flux de compétiteurs, armés de bolides aux mécaniques nettement plus puissantes, n’est ce pas, chères Lister Jaguar et autres Ferrari. Ici, le temps est compté, même pour le repos.

Le coach parait en très grande forme. Visiblement tout est parfait, les trains, la mécanique, la carrosserie, tout est paré. Je découvre les pilotes, notamment Jean Louis Laureau et Vincent Dursen, puis plus tard, Josselin Peter. On ressent bien l’expérience de chacun, ils sont déjà dans leur bulle. Déconnexion, l’esprit tourné vers la course, l’endurance. L’Equipe Los Amigos en elle même est sympa, l’auto a déjà fait ses preuves, mais dans le sport mécanique rien est assuré, surtout lorsqu’on se mêle à une telle meute de véhicules à puissances inégales. Mais la sérénité est là.

Un programme chargé où le timing est de rigueur

La petite bête est bien rôdée désormais, mais la vigilance est de rigueur, l’auto tourne comme une horloge, au fil des événements. Vendredi c’est 50 minutes d’essais, puis à minuit, session de nuit de 35mn. Autour de la D.B HBR5 de l’Equipe Los Amigos on retrouve de superbes autos. Les amateurs de Ferrari sont comblés, les 250 sont là, la fameuse Breadvan est même aux avant-poste. On retrouve également des Aston Martin DB4, Maserati Birdcage, Lister Jaguar Costin, Austin Healey 3000 et des Porsche 718 et 356. Ces 356 sont des rivales directes pour le classement à l’indice. Tout comme les anglaises Lotus Elite et MG A.

Samedi, la course est lancée et le plateau 3 se présente autour des 19h, départ Le Mans en épis, c’est la cerise sur le gâteau, nostalgie nostalgie… Ensuite regroupement dans les Hunaudières puis départ lancé.
La voiture de l’Equipe Los Amigos va couvrir 7 tours en 52 minutes et 18 secondes dans cette première course où elle termine 52e.

L’épreuve de nuit a lieu aux alentours des 3 / 4 heures du mat, avec départ lancé. Cette fois ce sont 6 tours qui seront couverts en 51 minutes et 40 secondes.
Enfin, l’ultime course du dimanche prendra forme en fin de matinée avec un dernier départ lancé. Encore une fois, l’équipage se classe 53e avec 5 tours couverts en 50 minutes et 15 secondes.


 

Un week-end de rêve pour ce trio de pilotes. Les trois rétros n’auront pas été de trop pour faire face aux dépassements de toutes parts, et à tous les aléas de la course. Les essais et les courses s’enchaînent sans soucis majeurs, les temps sont réguliers, aucun soucis mécaniques jusqu’à l’ultime épreuve du dimanche, où le p’tit coach rejoint l’arrivée en 51 ème position, au cumul, sur les 79 concurrents. Mais l’Equipe Los Amigos visait plutôt le classement à l’indice, plus propice aux petits moteurs, et surtout qui ont fait la gloire de Gérard Laureau, père de Jean Louis et plusieurs fois vainqueur de ce classement à la charnière des années 50 et 60. Malheureusement les Lotus étaient devant et la n°19 se classe 25e.

Très belle prestation, comme chacun voudrait réaliser. La fête sera belle, dans les coulisses de Los Amigos. De futurs projets vont prendre forme, certainement, histoire de faire perdurer l’image Laureau dans de nouvelles compétitions.

Je vous invite au second épisode, pour le baptême du feu de cette nouvelle et mythique René Bonnet, qui aura participé à la reconnaissance de la carrière de pilote, du grand père Gérard Laureau, dans les années soixante.

Merci encore à l’équipe, Veo lo que haces, Los Amigos

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