Alpine A310 V6 : au volant d’une dieppoise embourgeoisée

Alpine A310 V6 : au volant d'une dieppoise embourgeoisée
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Alpine A310 V6 : au volant d'une dieppoise embourgeoisée
Alexis Bonhomme
Alexis est un passionné de photo et d'automobiles bourguignon. Il a rejoint l'équipe de News d'Anciennes en Juin 2018.

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Chaque amateur d’automobile française se reconnaîtra dans mon introduction, mais qui n’a jamais voulu poser son séant dans une Alpine ? Pour moi, l’exemplaire que vous allez découvrir fût ma première auto dieppoise et c’est avec fierté que j’ai pu la prendre en main. Ma première Alpine ! Pour autant je ne savais pas trop à quoi m’attendre, n’ayant pas entendu que du bon à son sujet. Partons décortiquer cette Alpine A310 qui m’a souvent été vendue comme molle et sans grand intérêt.

L’histoire de l’Alpine A310 en bref :

Concernant l’Alpine A310, d’où vient-elle ? Tout simplement de l’envie de Mr Jean Rédélé d’un coupé 2+2 pour les personnes trouvant l’Alpine A110 trop exigeante et trop spartiate. Elle arrive sur le marché quand les ventes de son ainée s’envolent, en 1971. Elle prend la suite du coupé 2+2 commencé via l’Alpine A108 2+2, suivie par l’Alpine A110 GT4.

Sa première série (A310 1600 VE) suite à sa présentation au salon de Genève 1971 embarque le Cléon Alu 1605cm³ de l’Alpine A110 1600 et s’équipe de ses trains roulants. Malheureusement, par manque de temps, le réglage des trains n’est pas des plus optimaux et la finition indigne du rang au quelle elle était destinée ont ternis son image directement.

Le rachat d’Alpine par Renault en 1973 ne change rien à l’image de mal-aimée qu’elle va trainer tout au long de sa carrière. Pour les techniciens en herbe et autres passionnés de données techniques je vous laisse aller de votre propre chef lire cet article consacré aux Alpine A310.

Notre Alpine A310 du jour :

Passons aux choses sérieuses. La découverte de cette Alpine A310 se fait par un début d’après-midi ensoleillé de février. Nous sommes donc en présence d’un modèle de fin 1983, donc millésime 84, pourvu du V6 PRV auquel ont été adjoints deux carburateurs Weber, un double-corps et un simple corps. Sur le papier, on nous promet une puissance maximale de 150 chevaux et un couple de 207Nm. Rien que ces quelques informations, je l’admets, m’ont donné un sourire que je n’ai pas su cacher.

Je pars donc à la découverte extérieure de cette automobile qui a la chance de sortir d’une restauration complète. Son propriétaire est le même que celui de l’Alfa Romeo Alfasud Sprint 1.5 Veloce que j’ai pu essayer précédemment, c’est à lire ici ! Et comme pour cette précédente, au moment où j’écris ces lignes, l’auto était en dépôt-vente chez Jean-Philippe Cazor de Cazor Auto Passion. Aujourd’hui, elle va faire le bonheur de son nouveau propriétaire… Bonne route à lui !

Pour en revenir à la ligne générale de cette Renault Alpine, moi qui suis un grand fan d’optiques ronds, je suis pourtant sous le charme de ces deux vitres rectangulaires qui laissent apparaitre quatre optiques CIBIE eux aussi rectangulaires. L’esprit course qu’a toujours évoqué le nom Alpine l’est par ces détails et l’ambiance très 80’s n’en est qu’accentuée.

Ces vitres servent également à ne pas casser la ligne de cette Alpine A310, en plus du côté aérodynamique qu’elles procurent. Me voilà arrivé sur le profil de l’auto et une chose m’interpelle. L’arrière domine alors que l’avant, quant à lui, est bien plus bas, plat et allongé. Cela promet une position de conduite centrale et une visibilité arrière douteuse. Néanmoins l’ensemble est élancé et cela est du plus bel effet.

Le point le plus haut… est pour le coup très bas, procurant un effet visuel très sympa et me fait appréhender la future descente dans l’habitacle, je n’ai jamais été des plus souples.

Sur cette appréhension, passons à l’arrière qui m’avait paru volumineux au premier abord. Au final, ce sentiment est à nuancer. Dans l’aspect général de l’Alpine A310, il l’est, mais il est bien proportionné, si ce n’est des feux un peu bas à mon goût. La teinte bi-ton procurée par les parechocs n’aidant en rien à améliorer cette impression.

Cependant, on sent l’auto bien assise sur ses belles roues piquées à la Renault 5 Turbo 2 montées en pneus Michelin TRX, et la, deux chose dominent et nous mettent dans le bain. D’une part un beau petit becquet surmontant l’inscription RENAULT Alpine et d’autre part un échappement Devil à double sorties. Hâte d’entendre la mélodie du V6 dans ces conduits reconnus et d’en éprouver des frissons. Il me tarde, il me tarde !  

Pour finir ce tour du propriétaire et en guise d’aparté, un détail anodin m’attire l’œil à chaque fois, peu importe le véhicule observé et qui sur cet exemplaire me plait beaucoup : l’antenne radio, bien grande et souple à souhait. Sur ce, ouvrons le capot arrière cachant la mécanique et allons admirer ce moteur en V.

L’iconique V6 français

Nous sommes face à un moteur bien connu dans l’hexagone, c’est le V6 PRV. Pour parler un peu technique, ce V6 est ouvert à 90° (angle dû au fait qu’un V8 était développé en parallèle sur la même base), dispose d’entrailles modifiées comparé à la Renault 30 TS dont il provient. Ses pistons voient leurs têtes se bomber, les profils des cames sont modifiés tout comme les soupapes, le carter d’huile subit aussi une modification et côté esthétique, les deux caches-culbuteurs changent.

Ces modifications ont pour effet de porter le couple, inchangé en valeur, nettement plus haut dans les tours (de l’ordre d’un bon millier de tours/minute) et la puissance grimpe de 25 chevaux DIN. Pour gaver ce 2664 cm³, à l’origine, ce sont deux carburateurs Solex qui sont installés, un simple corps 34 TBIA secondé par un double corps 35 CEEI qui fonctionne par dépression.

Visuellement, son état de présentation est aussi exemplaire que l’aspect général extérieur, tout-à-fait sublime mais néanmoins dans son jus. Il est surmonté d’une grosse boîte à air noire, qui cache un peu l’ensemble, malheureusement.

Détail à noter, l’emplacement vide à droite est réservé à la roue de secours… dégonflée. Celle-ci se trouve d’ordinaire, gonflée, dans le compartiment avant. Un compartiment qui abrite le réservoir ainsi que le petit compresseur pour gonfler ladite roue dégonflée, vous me suivez ?

Typiquement le genre d’astuce et de détail que j’affectionne tout particulièrement. Et dire qu’aujourd’hui on ose nous parler d’ergonomie à outrance alors que les roues de secours sont de plus en plus supprimées dans des autos de plus en plus grosses… 

Un intérieur d’époque mais qui en jette

Trêve de bavardage, profitons de la mise en place à bord pour discuter un peu intérieur et habitabilité. Comme vous le voyez sur les clichés, les sièges invitent au sport et à la détente avec un soupçon de délire stylistique propre à ces années-là. Et oui, ce sont bien le sièges appelés « pétales », des assises comme Renault savait les proposer à l’époque. Malgré tout je n’ai jamais eu l’occasion d’y jeter ma carcasse bien portante et d’en apprécier (ou non) le confort qu’ils m’évoquent.

Verdict ? Un vrai plaisir pour une première impression, une position très basse et allongée, un dossier qui épouse bien le dos, pour l’instant c’est parfait.

La vocation première d’une Alpine A310, surtout pourvue du V6, est plus d’être une GT qu’une bête d’agilité. Dans ce cas, qui dit GT dit places assises arrières ? Et bien oui, enfin pour le copain de passage cela reviendrait à un moment de torture à la vue de ces places, mais pour le connaisseur amoureux des Porsche 911, concurrentes visées à l’époque, celui-ci y trouvera son compte puisque l’ensemble fait penser à l’arrière de cette teutonne.

En tout cas chez Renault on avait le sens des astuces puisque le dossier est rabattable pour former une tablette de rangement plate. L’arrière de l’habitacle est surmonté d’une vitre arrondie plutôt grande.

Maintenant que mon humble et lourd fessier se sent à l’aise dans ce milieu, concentrons-nous sur l’ensemble le plus important pour tout passionné et amoureux d’automobile, le tableau de bord et toute son instrumentation.

Ici il y a pléthore de manomètres. Les plus petits indiquent entre autre l’heure (pour savoir si l’on gagne du temps sur notre trajet) ou la jauge d’essence du losange. L’un des plus gros indique le régime moteur qui voit sa zone rouge s’arrêter à 6500 tours-minute… mais qui est gradué jusqu’à 9000 tours ! « VTec isn’t inside bro ». Le second gros compteur indique, lui, la vitesse de l’engin et il est gradué jusqu’à 260 km/h.

Ces deux compteurs sont estampillés du fameux A propre à la marque de Dieppe. The Alpine touch ! Entre les deux se trouve le manomètre de pression d’huile. Tous arborent un fond noir surmonté d’indications oranges bien flashy, toute une époque ! Ils sont visibles derrière un magnifique volant cuir à trois branches tulipé Iso-Delta avec, en son centre, la mousse spécifique Alpine qui reprend le dessin des jantes de la Renault 5 Alpine atmo.

À côté du cerceau se trouve le levier de vitesse commandant la boîte mécanique à 5 rapports. Il est gainé de cuir, surmonté du logo Alpine mais sa position est, à mon goût, un peu trop haute au vu de la position allongée que l’on occupe dans le cockpit. Il se trouve sur le tunnel central qui sépare très bien l’espace pilote de l’espace co-pilote.

Dernier point à noter et pas des moindres, le pédalier. Celui-ci nous montre bien que nous sommes dans un véhicule de la Régie grâce à ses couvres pédales d’embrayage et de frein mais présente une pédale d’accélérateur d’un bloc en alu gravée du A fléché. Toutes ont un axe d’articulation par le bas. Pour finir avec la présentation intérieure, après réflexion, je dois dire que l’ensemble du tableau de bord, de par sa forme, m’inspire un air de Lamborghini Countach.

L’Alpine A310 sur la route

Suite à la découverte statique, il est grand temps de réveiller le V6. Il se met en branle au premier coup de démarreur, laissant découvrir un beau ronronnement grave. Pour le moment, je suis conquis et j’ai déjà la banane. Allez, première et c’est parti pour une virée dans les reliefs de Côte d’Or.

L’épreuve du premier démarrage est souvent révélatrice de notre délicatesse ou non. Pour le coup, la remontée d’embrayage m’a parue aussi précise que ma Renault 4, la force du camionneur en plus. Espérons que mon genou ne flanche pas (ça fait déjà quelques années qu’il n’est pas en forme).

Premiers tours de roues de l’Alpine A310 et, déjà, une impression de sécurité ou tout du moins de contrôle et de facilité. Le cap est mit vers Sombernon par l’arrière-pays et les hauteurs Dijonnaises. La mécanique chauffe à son rythme malgré une journée très (trop ?) ensoleillée, qui sera malheureusement propice aux excès d’autres conducteurs plus tard.

Après une petite dizaine de kilomètres, je dois admettre que cette Alpine A310 est étonnamment une des autos les plus confortable que j’ai eu la chance d’essayer. Le buste est droit, les sièges moelleux, et le volant en bonne position. Le caractère GT se fait sentir, la force de son moteur aussi, bref je découvre petit à petit une auto de caractère et d’intérêt.

Mais ce qui nous intéresse le plus ce sont ses aptitudes de véhicule sportif, normalement la marque de fabrique du constructeur. Voyons ce que vaut véritablement cette Alpine A310 V6. Autorisation est prise auprès du gérant du dépôt vente, en passager, d’effectuer un pied tôle avec une godasse de plomb.

Gaz en grand pour une petite section de cinq kilomètres bien roulante mais toute aussi tournante. La poussée se fait forte, une impression de se faire comprimer me file, encore et encore, un sacré sourire. Le tachymètre tutoie déjà des nombres proscrits par nos hauts fonctionnaires de l’État (remarquez, nos amis gendarmes étaient pourvus d’A310 V6 en Brigade Rapide d’Intervention, coïncidence ? Je ne pense pas).

Une chose est sûre, ça va vite, très vite et le premier virage arrive plus promptement que je ne l’aurais imaginé. Cependant, un sentiment de sécurité se vérifie au placement de l’auto, elle vire à plat, sans dévier de sa trajectoire, malgré une sensation de légèreté sur le train avant et de lourdeur derrière, le poids du V6 n’aidant en rien.

Les virages s’enchaînent et un vrai point positif inattendu mais espéré ressort : l’amortissement. La route empruntée est assez bosselée, malgré un revêtement récent, l’équilibre de l’auto n’est pas mis à mal et rien ne la perturbe jusqu’à présent. Pour quelqu’un habitué aux petites autos vitaminées comme moi, la sensation est troublante tout en étant cool et addictive. Anecdote de ballade, nous n’avons pas pu faire le poids contre une belle Audi R8 qui nous a bien laissé sur place, mais en soit… Qu’importe.

Pour oublier cette bataille perdue, attaquons à rythme de sénateur la descente sur Baume-La-Roche. Comme imaginé, l’endroit fait état d’un amoncellement de Dijonnais en quête de verdure, mais malgré l’acharnement sur les véhicules anciens prôné par certains, c’est un véritable élan de sympathie qui émane des promeneurs à la vue de l’Alpine A310.

Mais pas le temps de s’arrêter, nous avons une route à continuer. La descente se fait au frein moteur, je n’ai presque pas eu à toucher les freins hormis pour une belle épingle à gauche à la sortie du bois qui donne sur les vallées et autres prairies que l’on aime tant. Un arrêt bref se fait à Baume-la-Roche, ce qui a pour effet de reproduire la même situation que quelques minutes auparavant, dans les hauteurs. Les gens prennent plaisir à admirer ce coupé et ça fait du bien de savoir que la cause des véhicules anciens n’est peut-être pas aussi entendue que ça.

Suite de l’essai, direction Gevrey-Chambertin. Le redémarrage s’est fait avec facilité déconcertante malgré la chaleur, et l’envie d’attaquer les petites routes sinueuses se fait grande, pour voir si cette Alpine A310 tient plutôt du couteau-suisse que de la “simple” GT comme les aiment les cadres dynamiques de la file du milieu sur l’autoroute. Après quelques kilomètres le verdict est sans appel, c’est un couteau-suisse et pas un premier prix. Son seul défaut étant son arrière qui paraît large et qui peut dérouter à l’approche d’un autre véhicule sur une chaussée étroite.

Par chez moi, une route est, à mon sens, le juge de paix sur l’agilité d’une voiture. Je parle bien du tracé de la course de côte d’Urcy. Une enfilade d’épingles, un beau dénivelé et, en sus, quelques virages rapides. La montée se fait tambour battant au son du V6 chantant contre la roche bordant la route, enfin je l’ai mon plaisir auditif !

L’agilité est présente, l’arrière reste à sa place et n’en demande pas plus. C’est en somme une bonne auto de rallye, pourvu que l’on ne soit pas sur des routes trop étroites. Après la montée vient bien évidemment la descente en sens inverse. Même verdict que précédemment avec en prime un freinage plutôt satisfaisant et un talon-pointe des plus aisés à réaliser. On ne réapprend pas à conduire, on comprend ce que c’est de faire corps avec la machine et… qu’est-ce que ça manque aujourd’hui !

Mais comme toutes bonnes choses ont une fin, nous avons dû partir plus vite que prévu du fait d’un attroupement de motards n’ayant aucune connaissance des trajectoires ni de la marge de sécurité sur route ouverte.

La suite de l’essai se fait donc dans la direction de Gevrey-Chambertin avec au programme de la route sinueuse et rapide suivie d’une longue descente sur notre destination. Cette longue portion ne fait que confirmer mes premières impressions. On a pu passer de grosses compressions en virages à rythme élevé et l’Alpine A310 n’en a que faire, elle suit son cap et ne demande pas à décrocher, bien au contraire. On croirait presque que la limite s’éloigne à mesure qu’on essaie de la taquiner.

Le moteur en redemande encore tandis que le bruit rauque des hauts régimes nous indique qu’il est temps d’emmancher la vitesse supérieure. Une bonne portion bien sport qui nous plonge directement sur les épreuves de rallye auxquelles ces Alpine A310 V6 ont pu participer.

La journée se termine donc par un stop près de Gevrey et un retour par la départementale au cœur des vignobles et au gré du soleil couchant. Vitre baissée, début de soirée, un peu de chaleur, un pur moment de passion automobile qui donne des frissons autant que de se savoir au volant d’une auto pourtant tant décriée comparé à la version quatre cylindres. De toute la journée, après une centaine de kilomètres, l’Alpine A310 ne nous a pas fait défaut une seule fois, elle nous a procuré des frissons ainsi que des sourires qui se lisent encore aujourd’hui sur nos lèvres.

Conclusion : 

Concrètement, lorsque qu’on me dit Renault ou Alpine, je suis d’instinct fan. De plus, comment résister à l’idée de se faire notre propre avis sur une auto à laquelle on a entendu plus de mal que de bien ? J’ai pu le faire et pour être honnête, je suis agréablement surpris.

Il est vrai que le modèle essayé est sûrement un des modèles les mieux réglés existant au vu des performances procurées. Malgré tout j’ai encore en tête cette véritable sensation de poussée que procure l’Alpine A310 V6 ainsi que son amortissement que j’ai trouvé excellent, aussi bien sur voies rapides que sur routes très sinueuses aux revêtements parfois douteux.

Pour nuancer mes propos, le confort des assises aident surement pour beaucoup au sentiment non « tape-cul » de l’engin. Ceci dit, l’ombre au tableau qui ressort est bien entendu un arrière plus large que l’avant, un détail qui peut dérouter le néophyte adepte des autos classiques. Je pourrais rajouter aussi qu’avec notre modèle bien réglé, je n’aurais aucun scrupule à l’emprunter pour aller rouler quotidiennement.

Pour le mot de la fin, est-ce que je l’achèterai ? Oui et non. Oui pour ce ressenti au volant que j’ai énormément aimé, non car je suis un inconditionnel des petites automobiles et malgré sa petite taille comparé au parc automobile français, elle demeure imposante dans la circulation actuelle. Mais je me sens dans l’obligation de dire que je suis fan de ce modèle au vu des sourires et autres frissons qu’elle m’a apporté. Un pur pan de la production automobile plaisir française.

Les plusLes moins
Look très 80’sPourquoi pas plus de chevaux ?
Position de conduiteV6 PRV très lourd
AmortissementParaît large à conduire
Un peu de Renault 5 TurboFinition indigne de son rang
CritèresNote
Budget achat12/20
Entretien15/20
Fiabilité16/20
Qualité de fabrication11/20
Confort 17/20
Polyvalence15/20
Image13/20
Plaisir de conduite18/20
Facilité de conduite16/20
Ergonomie16/20
Total14,9/20

Rouler en Alpine A310 V6 :      

Et vous ? Que faire si ce modèle vous plaît ? Que vérifier à l’achat ?

De prime abord rien de bien spécial comparé à d’autres véhicules, vérifiez le suivi du véhicule et autres choses basiques lors d’un achat automobile. Concernant les points négatifs, l’Alpine A310 ayant une carrosserie composite il est de votre devoir de vérifier scrupuleusement cet aspect du fait de la complexité de réparations éventuelles. Cherchez également n’importe quel signe d’un accident antérieur au niveau châssis.

Mais en somme cette version n’est pas une bête noire niveau mauvaises surprises. Côté financier, c’est la que le bât blesse mais objectivement tout les véhicules sportifs de ces années là ont vu leur cote doubler en dix ans. Le modèle présenté aujourd’hui était affiché à plus de 35.000 euros et est parti à son prix.

Maintenant à vous d’aller goûtez aux joies Alpines ! Sur la route, vous ne serez pas déçu de la fiabilité du V6 PRV, néanmoins prenez garde au refroidissement parfois perfectible et vérifiez que votre modèle possède bien le double ventilateurs pour les modèles post-1982. Hormis cela… Roulez jeunesse !

Je tiens à remercier Jean-Philippe Cazor de Cazor Auto Passion pour la confiance renouvelée, la passion partagée et son temps accordé pour cet essai.

Fiche Technique de l’Alpine A310 V6
MécaniquePerformances
Architecture6 cylindres en VVmax223 km/h
Cylindrée2664 cm³0 à 100 km/h8,1 s
Soupapes12400m da15,3 s
Puissance Max150 ch à 6000 tr/min1000m da28,4 s
Couple Max203 Nm à 3500 trs/minPoids / Puissance7 kg/ch
Boîte de vitesse5 rapports manuelle

TransmissionPropulsion
ChâssisConso Mixte10,9 litres/100 km
Position MoteurPorte à faux arrièreConso Sportive18,6 litres/100 km
FreinageDisques ventilés AV et AR
Dimensions Lxlxh425 x 178 x 115 cmCote 202137.000 €
Poids1050 kg

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8 Commentaires

  1. Merci pour ce sympathique article, bien détaillé et illustré de belles photos.
    Je me souviens de l’A310 quand j’étais ado. Son prix était autour des 100000 F…

  2. Excellent article qui me rappelle les bons moments en circuit au volant de l’A 310 V6 de mon ami Michel G…
    Avec seulement quatre suspensions revues, le comportement avait progressé en équilibre et efficacité.
    Il est bien dommage que certains afficionados de la marque s’obstinent à ne pas vouloir reconnaître les qualités de ce modèle, parfois même sans y avoir goûté.
    Je vous rejoins sur parallèle avec le couteau suisse et reste persuadé qu’avec un meilleur positionnement sur le marché il y aurait eu quelques 911 de moins.

  3. Pour qui souhaiterait en acquérir une il faut savoir que la corrosion du châssis est la plus grande question,…et la plus mystérieuse des réponses tant que la coque n’a pas été enlevée. quoiqu’il en soit vous pouvez avoir un aperçu sur la poutre centrales, les 4 tubes sous sièges et la trappe de visite de la boîte de vitesse.
    L’électricité est capricieuse et les triangle arrière souvent bouffés.
    Au niveau du moteur avoir des joints et durites en bon état au niveau de la carburation vous évitera l’incendie fatal.
    La finition est désastreuse mais peut être améliorée surtout avec les produits d’aujourd’hui.
    C’est une très bonne auto et surtout une des plus belle! Et encore accessible.

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