On a vu : Grand Prix… et c’est un chef d’oeuvre

La course auto au cinéma c’est un genre à part entière. Alors oui, c’est un genre très peu courant, on fait très vite le tour des films sur le sujet, et encore plus rapidement le tour sur les bons films. Alors que Le Mans 66 est sur toutes les lèvres, et que du coup LE Le Mans de McQueen aussi, on s’intéresse à un autre classique du genre : Grand Prix.

Grand Prix : le précurseur

Le Mans est sorti en 1971. Grand Prix date lui de 1966 ! C’est John Frankheimer qui le réalisera et on peut dire que la production va innover. Des caméras embarquées, qui tournent pour montrer différents angles dans le même plan, des vues d’hélicoptères pendant les vraies courses du championnat du monde de F1, bref, on met les moyens. Les voitures ne sont pas des F1, sur les scènes fictives, mais des F3 d’alors, peintes selon les couleurs des grandes écuries que sont Ferrari ou BRM.

Et puis le casting est top. Côté héros, on prend des acteurs. Jean Pierre Sarti est joué par Yves Montand et son principal adversaire et Pete Aron joué par James Garner. Le reste du casting est (un peu) moins reconnu, Eva Marie Saint, Brian Bedford, et une ptite française : Françoise Hardy. Et puis on ajoute aussi de vrais pilotes comme Graham et Phil Hill, Jo Bonnier, Jack Brabham ou Jim Clark.

Un vrai scenario…

De mon point de vue, Le Mans est un chef d’oeuvre mais pèche par une absence de scénario. Ici il est réel. On va suivre plusieurs pilotes, et leur entourage, durant le championnat du monde de F1 1966. Le suspens ne va pas naître uniquement des résultats des uns et des autres pour le titre.

Dans Grand Prix on retranscrit plutôt la psychologie des pilotes. Des hommes qui savent qu’ils peuvent mourir dès le lendemain… mais qui sont shootés à la course.

Ce fil rouge ne procure pas réellement de rebondissement mais amène une belle continuité dans les scènes, qu’elles se déroulent en course ou en dehors.

… et des vrais images

Certains ont pu reprocher à Le Mans 66 des images fausses. Le problème ne venait pas forcément des images de synthèses mais des reconstitutions. Pour Grand Prix, le problème ne se pose pas. On a fait courir de vraies autos de course, avec les acteurs dedans, sur de vrais circuits. On reconnaît aisément Monaco, Charade, Zandvoort, Brands Hatch et Spa. Les scènes de courses sont souvent des scènes embarquées, on peut voir le pilote, on peut aussi voir les suspensions bouger.

Bref, les images sont belles… et ont bien vieilli. Le grain n’est pas celui d’un film 4K mais franchement pour un film qui a plus de 50 ans, c’est pas mal du tout.

Ce que j’en pense

Une référence ? Oui. Devant Le Mans ? Oui aussi. Cela tient surtout à l’histoire. Pendant plus de 2h30, il faut en avoir une, sinon, passionné ou pas, on décroche. Pas avec Grand Prix. Le film est réellement bien pensé, et les images sont belles. Le fait d’ajouter quelques images de “vrais” Grand Prix de l’époque est un vrai plus, la participation des authentiques pilotes aussi. On en oublierait presque que l’équipe Yamura Motors n’est pas Honda et que Stoddart n’est pas Stewart.

Certes, il est moins connu que Le Mans. Mais c’est un vrai bon film pour les fans d’anciennes et de course automobile. Ce n’est pas pour rien qu’on vous le recommande au pied du sapin !

Il se trouve assez facilement en DVD, par ici.

Et puis, pour vous convaincre, voici un extrait :

Et si vous avez vu le film, donnez nous votre avis !

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

1 commentaire sur “On a vu : Grand Prix… et c’est un chef d’oeuvre”

  1. Indeed! Grand prix fait partie de ma DVDthèque, tout comme Le Mans (of course). Même si ce film est excellent, pas trop romancé… mais parce qu’il y a quand même une petite romance – je ne vais pas spoiler – je préfère de loin Le Mans qui pour moi est ZE film que je place tout en haut du Panthéon des films de voitures. Rien ne pourra jamais le détrôner, mais je comprends que le film du grand Steve ne soit pas facile d’accès car quasiment pas de mots, rien que la course, les voitures, les pilotes aux grands coeurs et aux tripes bien accrochées, c’est limite si l’on ne sent pas les odeurs d’huile chaude et de gomme de pneus brûlés. Un autre film qu’il faut posséder dans cet univers de la F1, est le film RUSH, qui retrace la concurrence entre Lauda et Hunt! Super film également, dans un tout autre registre, qui montre à quel point ces deux grands pilotes étaient diamétralement opposés en tout; devrais-je dire que le caractère et la Hunt attitude ma toujours plu? Enfin, un film qui m’a marqué, mais dans le registre road movie: Vanishing point (ou Point limite zéro), film qui m’a bien marqué étant tout gosse. Enjoy anyway. Merci pour vos articles, et restons passionnés malgré l’autophobie grandissante !

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