La Lotus Esprit S1 a aussi couru !

La Lotus Esprit S1 on la connaît comme voiture sous-marin (merci Q), on la connait comme première version d’une des autos de sport à la plus longue carrière (1976-2004 quand même) mais on la connaît moins comme voiture de course. On en a croisé une aux Dix Mille Tours du Castellet, voici son histoire.

La Lotus Esprit S1 de base

Née d’un concept d’Italdesign présenté à Turin en 1972, la version définitive n’est produite qu’à partir de 1976. 80% des pièces sont produites par Lotus. On retrouve ainsi un moteur maison de 2174 cm³ qui sort 180 ch environ, accolé à une boîte de Citroën SM. La châssis poutre est dérivé de celui de l’Europe et la ligne reprend presque fidèlement le concept initial.

Il en résulte une auto qui se vend à presque 900 exemplaires, dans sa version S1, lors des trois premières années.

La Lotus Esprit S1 de course

Malgré une architecture avantageuse pour ce qui est de la compétition, aucun programme n’est monté. Il faut même attendre 1979 pour voir une Esprit S1 en course. Pourtant la production a été stoppée l’année précédente.

Deux autos sont en fait développées en parallèle. La première est celle du Malcness Amron Racing en conformité avec le Groupe 5. Les changements sont nombreux au niveau des éléments aérodynamiques mais la préparation moteur reste mesurée avec 225 ch. On garde même la boîte Citroën !

La rouge que nous avons pu voir a une préparation différente. C’est Richard Jenvey qui en est à l’origine et elle courra sous le nom du Morfe Racing with Polaroof. Niveau aéro, on ne peut pas dire qu’elle ait été moins étudiée. Au niveau de la mécanique on sort cette fois 250 ch du 4 cylindres. Par précaution, on en profite pour remplacer la boîte en installant une Hewland.

Des résultats… faibles

Si la voiture du Malcness Amron Racing courra surtout sur des championnats de tourisme ou des courses locales, la rouge fera quelques incursions sur de grands rendez-vous.

Ainsi en Mai 1979, David Mercer et Richard Jenvey sont engagés aux 6h de Silverstone qui comptent pour le championnat du monde des voitures de sport ! Qualifié 12e, en milieu de tableau, la Lotus Esprit S1 ne termine pas à cause d’une panne d’allumage.
En Juin, aux 1000 km du Nürburgring, elle ne se qualifie même pas… Dernière apparition mondiale, à Brands Hatch où l’auto prend une nouvelle 12e place en qualifications, sur 32 partants, voit l’arrivée, mais non classée.

On la verra aussi en DRM (l’ancêtre du DTM) où elle court en division 2, obtenant des accessit… quand elle est à l’arrivée !

Là où on ne l’a pas vu, c’est au Mans. Engagée, elle ne s’y est finalement pas montrée !

Pour l’année 1980, la belle rouge reçoit un nouveau moteur. Il est fiabilisé, mais aussi totalement revu dans sa préparation. Il sort désormais 280 chevaux ! Sa seule sortie mondiale notable sera aux 6h de Dijon quand la Lotus Esprit S1 se qualifie 19e (sur 26), première de sa catégorie, mais ne termine toujours pas.

En 1981 et en DRM une 7e place en division 2 à Zolder est tout ce que Jenvey pourra se mettre sous la dent.

Une auto à scruter

Vous l’aurez compris, c’est une auto rare. Deux exemplaires construits, dont un que l’on peut voir régulièrement. Si vous êtes fans de Lotus, cela vous donnera envie de regarder autre chose que des Elite et des Seven !

Photos additionnelles : Lotus Esprit addiction

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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