Saab Sonett III

Essai d’une Saab Sonett III : Si proche du top !

Dès que l’occasion se présente d’essayer une caisse atypique, pas le choix, je réponds présent ! Alors je vous laisse imaginer qu’il ne m’a pas fallu longtemps, pour accepter de prendre le cerceau d’une auto dont je ne soupçonnais même pas l’existence ! Je fais allusion à un petit coupé de chez Saab, produit pendant seulement quatre années : la Sonett III. Cerise sur le gâteau, notre modèle du jour et celui présenté par le constructeur au salon de Genève 1971 ! Alors en voiture !

Histoire de la Saab Sonett III

L’histoire de la Sonett III, me fait un peu l’effet de déjà-vu. C’est une auto qui, comme beaucoup d’autre se voyait animée par un élan de modernité, mais qui finalement se vautrera, parce que ce n’était tout simplement pas le moment. Au début des années 70, un vent nouveau souffle sur la planète automobile. Les rondeurs typiques de 60’s commencent à faire datées, il est grand temps de faire table rase des codes en vigueur ! Le design automobile se métamorphose, exit les phares sous bulles et les rondeurs ! En 70 on veut des lignes tendues, des angles vifs, des phares pop-up, et des autos qui ressemblent à des soucoupes volantes ! Bref on veut de la nouveauté, de la modernité, et surtout exporter aux USA, c’est dans l’air du temps ! Comme beaucoup, Saab va suivre cette tendance avec la Sonett III.

Présenté en 1970 le petit coupé suédois détonnait complètement par sa ligne pour le moins spectaculaire. A côté d’elle, la Sonett II venait de prendre 20 ans en pleine face ! A son lancement la même année, tous les ingrédients de la réussite étaient présents. La Sonett III reprenait l’excellent châssis de son aînée, ainsi que le moteur V4 Ford de 1500 cm³ développant 65ch, et offrant des performances très convenables. Les tarifs étaient aussi du genre abordable. Bon dans les faits c’était surtout qu’ils n’avaient eu, ni la thune, ni le temps de développer une nouvelle plateforme, mais l’ancienne marchait très bien alors pourquoi se priver ? Un an plus tard, en 1971, la cylindrée fut revue passant désormais à 1700 cm³. La puissance, restant quant à elle inchangée. Ce sera le seul gros changement que subira la Sonett III au cours de sa courte vie.

Alors pourquoi l’histoire a tourné court, étant donné que la Sonett III avait tout pour plaire ? Et bien parce que le coupé suédois faisait partie de cette génération maudite ! En 1973, le choc pétrolier entraîna un durcissement des normes de pollution/consommation, particulièrement sur le continent américain. Et comme bon nombre de ses sœurs, la Sonett III s’y brisa les dents ! Le coupé Suédois n’était désormais plus vendable aux Etats Unis qui étaient son principal marché. Faut dire qu’en Europe la diffusion était confidentielle voir anonyme. Quant au constructeur, il n’avait tout simplement pas les moyens de mettre son égérie aux normes. N’était pas Ferrari, Lamborghini, Porsche, BMW qui le voulait ! Bilan des courses, la carrière de la Sonett III s’arrêta en 1974 avec 8368 exemplaires écoulés. Dans l’absolu ce n’était pas un fiasco, puisque c’est la Sonett la plus vendue de l’histoire, mais Saab ne retentera jamais l’exercice !

Notre Saab Sonett III du jour

Extérieur : Pas d’entre deux

Pourquoi ce sous-titre étrange ? Eh bien, parce que, le physique de cette petite Saab, on l’adore ou on le déteste. Notre scandinave est tellement atypique qu’elle ne s’offre pas le luxe de l’entre deux. Cette carrosserie pour le moins décalée on la doit à un duo italo-suédois, Sergio Coggiola, épaulé par Gunnar Sjörgen. Et, vu le budget qu’ils avaient à disposition, on peut affirmer qu’ils se sont bien débrouillés. Comme beaucoup d’automobiles « inutiles » de cette génération c’était du genre : « vous avez carte blanche, mais pas la carte bleue ». Et bien souvent les designers se retrouvaient à devoir partir de la base d’une berline de grande diffusion. En ce qui concerne la Sonett, c’est la “vilaine” Saab 96 qui à servit de base. Ouais c’était pas gagné ! Mais c’était sans compter sur la créativité d’un designer italien ! Si la carte bleue n’a pas fumée, il ne doit plus rester grand choses de la carte blanche !

Bilan des courses, je suis sous le charme de cette carrosserie en fibre. Encore heureux parce que Sonett en suédois, ça veut dire « si joli ». La ligne générale est bien ancrée dans les 70’ avec ce style futuriste particulièrement affûté. Cette petite Saab offre juste ce qu’il faut de rondeurs pour être fluide et sexy, mais pour le reste, les arrêtes sont vives, et les angles très marqués. Ça ne plaira pas à tous (surtout la face avant). L’ensemble est compact avec 3,90 mètres de long, pour 1,5 mètre de large, et 1mètre 20 de haut, ce qui n’est pas forcément un mariage heureux avec une coupe type fast-back. Mais pas ici ! Le capot offre ce qu’il faut de longueur pour élancer l’avant, et l’habitacle dispose de proportions assez justes. Quant à la partie arrière, elle est tout simplement sublime ! Et puis je n’en ai pas parlé, mais ce bleu, c’est de la bombe !

Mais cela ne s’arrête pas là. En plus d’être remarquablement dessinée notre Saab regorge de petits détails qui viennent vraiment la mettre en valeur. Déjà il y a les phares pop-up, parce que dans les années 70 c’était la base. Mais on retrouve aussi de superbe jantes, quelques chromes, et de nombreuses notes de noir qui viennent relever l’ensemble. Et puis cette teinte ! Bref ça fait bien une heure que je tourne autour de la belle suédoise sans me lasser. Qu’importe-le profil le coup de crayon tombe juste à mon goût, c’est que du bonheur pour la rétine ! Cela dit, plus je la regarde plus elle me fait penser à une Junior Zagato (Benjamin avait écrit l’inverse dans son essai), mais en plus jolie, et plus équilibrée, tout simplement plus réussie. Trêve de bavardages allons voir du côté de l’intérieur.

Habitacle : Artisanal

La première chose qui me vient à l’esprit en plongeant dans l’habitacle de la Sonett c’est : “Comment va-t-on tenir à deux là-dedans ?”. Vu que le capot bouffe un bon tiers de la longueur, et que le coffre se charge d’occuper l’autre, vous l’aurez deviné, il ne reste plus qu’un tiers pour loger les occupants. Sauf qu’ici, on parle d’un tiers d’une auto de moins de 4 mètres. Autant dire qu’il faut faire des compromis sur son espace vital lorsque l’on embarque à deux. Car, en plus d’être court l’habitacle n’est pas non plus bien large, derrière le volant le mètre cinquante se ressent vraiment.

Cela dit, l’intérieur de la Sonett est plutôt chaleureux, surtout dans cette superbe configuration caramel. Les dessin général est bien ancré dans les années 70, et ravira l’amateur de formica. C’est “d’époque”, mais malgré tout cela reste classe, surtout le pommeau de vitesses ! Et puis les sièges sont confortables, alors forcément ça me donne envie de rouler.

Coté finition, hum, c’est artisanal. Faut dire que Saab n’est pas réputé pour écouler des millions de voitures ou crouler sous l’or. Et c’est encore plus vrai lorsqu’il est question de la Sonett. Alors forcément ça se ressent en ouvrant la porte. A bord c’est un peu style : “On a fait ce qu’on a pu les mecs, alors soyez indulgents”. Les suédois auraient au moins pu cacher les fils, mais on est pas chez Mercedes… Je passe directement à l’équipement ou il n’y a pas grand-chose à dire, vu qu’il n’y a rien. Hormis la sainte trinité des années 70 : vinyle, chauffage, et allume cigares. La Sonett ne propose pas vraiment de petites attentions. Après tout est ce que le gars rustique qui roule en ancienne a besoin de plus ?

Niveau ergonomie, j’ai vu pire et j’ai vu mieux. Remarque il y a tellement peu de choses qu’il est difficile de se tromper, ou de chercher la fonction de chaque bouton. En plus tout est écrit dessus, et les commandes tombent plutôt bien si vous arrivez au moins à déplier le bras. A côté de ça, l’instrumentation s’avère lisible et complète, mais attention aux graduations de 15 en 15 pour le tachymètre. Pour ce qui est de la position de conduite, j’en reparle tout à l’heure. Finalement, il n’est pas mal cet habitacle. Étriqué, chouette, clairement artisanal, mais au moins, il y a le nécessaire plus ou moins où il faut ! Puis il nous offre une bonne excuse pour partir en solo comme un gros égoïste, laissant à madame le plaisir de nous suivre avec toute la famille dans l’ignoble Touran TDI !

Mécanique : Low cost adapté

Sous la trappe qui sert de capot, on retrouve le fameux V4 Ford. Faut avouer qu’au début des années 70 les moteurs deux temps, ça n’amusait guère que les soviétiques ou les amateurs de mob. Et puis cette Saab il fallait bien pouvoir la vendre, et pour se faire, il était obligatoire de répondre aux normes sur les émissions. Sauf que chez Saab ils n’avaient pas la thune de développer leur propre moteur, d’où le choix du Ford. Bref, ce 8 soupapes d’une cylindrée de 1500 ou 1700 cm3 développait la bagatelle de 65ch à 4700 tours/min pour un couple de 115 N.m dès 2500trs/min. Des valeurs pas franchement impressionnantes, mais qui permettaient malgré tout des performances correctes pour l’époque. La vitesse maximale avoisinait les 160km/h, et le 0 à 100km/h était expédié en environ 13s, le tout avec une consommation raisonnable de 8L/100km. Cela dit, notre modèle du jour a été largement revu, la cylindrée passe à 1880 cm3 pour une puissance estimée à 135ch. Avec à peine plus de 800 kgs sur la balance il est possible qu’il y ait un peu de sport et de sueur à bord !

Coté châssis, la Sonett reprend la base de la Saab 96. Le moteur se trouve en porte à faux avant, et est accouplé à une boite quatre rapports, le tout relié aux roues avants. Ouais, vous avez compris, sous ses airs de coupé sportif la Sonett est une “vulgaire” traction. Bon cela n’a pas que des inconvénients hein. D’une, c’est moins onéreux à produire, de deux cela libère pas mal de place dans l’habitacle, et de trois c’est la garantie d’un comportement routier facile. La petite Saab profite aussi de l’opération pour piquer à sa grande sœur, sa structure monocoque, son système de freinage à double circuit croisé, ainsi que ses suspensions indépendantes à ressorts hélicoïdaux. La technique me fait un peu penser à une certaine Montréal, qui malgré son design hors normes reprenait pratiquement tout de la Giulia par soucis d’économies. Cela dit, chez Saab, ils ont eu le mérite de rester intelligents, et de ne pas déséquilibrer des solutions techniques éprouvées. Economique, mais adapté !

Au volant : En dents de scie

En ville : La bonne blague

Après avoir longuement tourné autour de cette bestiole, il serait peut-être temps de prendre place derrière le volant et démarrer le V4, non ? Allez c’est parti. Premier couac, la position de conduite. Bon je m’y attendais un petit peu, mais en fait, seuls les personnes atteinte d’une scoliose seront à l’aise à la place du pilote. Volant décalé à droite, pédalier encore plus sur le côté, et levier de vitesses ultra bas, voici le menu. Les scandinaves auraient-ils eu une inspiration latine ? D’autant qu’il n’y a pas non plus d’accoudoirs. Bref, le cocktail à priori idéal pour choper une bonne tendinite après quelques heures de route. Contact, et le Ford s’ébroue avec une sonorité pour le moins atypique. Ce n’est qu’un quatre pattes mais j’ai l’impression d’avoir un 427 sous le capot ! Si ce n’est pas génial ! Première, en route !

En fait non, la boite de vitesses est dans le ton de l’auto : étrange. Le guidage est vraiment excellent, mais impossible de savoir si les rapports sont verrouillés. J’ai connu des jouets pour enfants plus communicatifs. Et puis il y a cet embrayage ! Son point de patinage me fait penser à un bikini brésilien ! C’est juste ce qu’il faut pour nous faire chier. Du coup je me retrouve soit à caler comme une quiche, soit à faire des départs façon Monza. En ville cela devient carrément l’angoisse à chaque intersection, ou changement de rapport. D’ailleurs en parlant d’agglomération, la Sonett III n’y est vraiment pas du tout à son aise. Par conséquent, moi non plus. Sérieusement, sous ses airs de petit jouet cette Saab fait partie de mon top cinq des voitures les plus galères à rouler en ville.

La position de conduite, et ce couple embrayage boite sont déjà de bonne tares. Mais si le moteur n’était pas de la fête, ce ne serait pas drôle hein. Franchement comment ont-ils géré leur affaire ? Le V4 est coupleux et ce, dès les bas régimes. Il y a moyen que ce soit une arme en ville ! Mais non, car il est aussi souple que le chêne de la fable. La dernière fois que j’ai été contraint de rouler en 3eme en ville c’était pour passer le permis. Aujourd’hui c’est juste parce que le moteur n’encaisse pas la quatre. Enfin il peut le faire si vous aimez vous retrouver dans une attraction de foire, ou si vous tournez à la cocaïne. C’est dommage car cette Saab pourrait vraiment être polyvalente ! La direction est légère et agréable, et vu qu’elle est compacte elle se faufile partout.

Hors agglomération : Sa raison d’être !

Finalement je ne lui en veux pas tant que ça d’être ridicule en ville. Faut bien admettre qu’elle m’a fait marrer 5 minutes. Mais bon à nous la plaine de brie ! Et vous savez quoi ? Une fois en vadrouille dans les champs, c’est un tout autre animal que je découvre. La direction est toujours aussi agréable, ferme, plutôt précise, c’est tout ce que j’aime. Le V4 quant à lui, offre assez de punch pour toujours répondre présent, et distille une sonorité typé ricaine carrément cool. J’en fini presque à oublier cet embrayage ! Et puis le comportement de la Sonett est carrément saint à allure réglementaire. Faut dire que le fait que ce soit une traction légère l’aide bien. À bord, pas de sensations de flottement, ni de gouttes de sueurs au premier virage venu. En ligne droite la petite Saab est stable, et vire sereinement en courbes, avec une légère tendance au sous virage.

Même les freins sont plus que corrects ! Ouais bon je m’emballe un peu, je dirais qu’ils ont suffisants pour stopper papy béret lancé à 80. Je n’irais surement pas tâter du col en leur faisant une confiance aveugle. Histoire de noircir le tableau, parlons de l’amortissement sur route dégradée ! Là on flirte avec le coup de génie. Saab a réussi à pondre une suspension souple mais capable de vous péter le dos à chaque compression rapide ! La Sonett qui était plutôt bien amortie sur un bel enrobé, se transforme en planche de fakir dès qu’il y a des trous. Et c’est qu’elle finit même par donner l’impression de rebondir du cul ! Est-ce que c’est dû à ses amortisseurs montés pour courir le Monte Carlo Historique ? M’enfin ne vous inquiétez pas il faut vraiment une route très mauvaise pour en arriver là. Et globalement, tandis que je flâne sur les routes du 77, j’admets que cette Saab est une excellente caisse de balade, et qu’elle me met le sourire en coin !

À vive allure : Addiction évidente

Et en enfonçant le pied droit ? Et bien là c’est la surprise totale. Certes notre V4 du jour est quelque peu gonflé. Il y a fort à parier qu’avec ses 65 chevaux d’origine ce soit un véritable poumon. Mais pas le nôtre ! Revu de la sorte, c’est le pied ! Dès 2000 tours/min, ce 1900 cm3 me prend par la taille avec vigueur. La sonorité émise est exquise, et mine de rien ça pousse de plus en plus fort dans l’habitacle. 3000, 4000, le tempérament du V4 est franchement velu, et sa voix de plus en plus bouillante ! Vous vous en doutez, je commence à prendre mon pied. Cela dit la mécanique s’essouffle à l’arrivée des 5000 trs/min. Ce qui n’est pas bien grave, le rupteur intervenant 500 tours plus tard. Me reste plus qu’à empoigner vigoureusement le levier de vitesses pour reprendre dans un vrombissement vraiment cool.

D’ailleurs en parlant de la boite, quel dommage que les verrouillages soient si flous ! Elle aurait pu être au top, car le guidage et l’étagement sont vraiment bons ! Pas grave, clic, et claque de l‘embrayage. La secousse témoigne du grip immédiat du disque ! Autant je l’ai détesté en conduite normale, autant dès qu’il y a du sport je l’adore ! Le V4 se charge quant à lui du reste me propulsant bien au-dessus des 100 à l’heure avec son bourdonnement dantesque ! C’est addictif et heureusement qu’on à la route fermée ! Dans les courbes je n’ai rien à dire, la Sonett tient la route et se montre rassurante pour son pilote. Faut avouer qu’elle est largement aidée par son poids réduit et sa rigidité. Bilan des courses l’auto va ou on lui dit, quand on lui demande, avec une légère tendance au sous virage ! C’est net, précis et, très évident. Je salue aussi la direction, qui en plus d’être cool, semble immunisée contre les remontées de couple ! Sur une traction c’est bigrement appréciable !

Cela dit la voiture parfaite n’existe pas. Et notre Saab n’échappe pas à la règle. La traction à moteur en porte à faux avant, il y a bien un moment où il faut le payer. Et dans notre cas c’est dans le très sinueux après des freinages bien appuyés. La petite Saab devient franchement différente. Et là où Pierre doit vraiment prendre son pied au volant de la Spitfire, pour moi ce n’est pas la fête. L’avant s’écroule, provoquant un sous-virage bien trop franc à mon gout. Et notre belle qui était vive jusque-là, regarde un peu trop du côté de l’extérieur que de la corde. Il faut commencer à se bastonner pour avoir le dernier mot, et la conduite perd ce côté cérébral. Pour certains ce sera un défaut rédhibitoire, personnellement je ne lui en tiens pas rigueur, tant son comportement routier est globalement plaisant ! Puis suffit de mettre un coup de savate dans l’accélérateur pour se faire raccourcir la mémoire et retrouver la banane !

Conclusion :

Ah les voitures pleines de défauts ! Finalement, ce sont celles que j’aime le plus, car ce sont celles qui offrent les expériences les plus pimentées, et qui marquent le plus l’esprit. La Saab Sonett III appartient à cette catégorie. Elle aurait pu flirter avec le haut du panier, mais non. En échange elle offre des sensations qui lui sont propres, qu’on aime où qu’on déteste. Personnellement je l’ai bien aimé malgré tout, car elle reste une petite sportive légère à la conduite addictive et à la mécanique délicieuse ! Puis, comment ne pas craquer en la regardant !

Rouler en Saab Sonett 3 

Pas évident de faire le guide d’une auto sur laquelle trouver des informations est une tâche ardue. Coté tarifs, les Sonett III sont des voitures encore assez accessibles. Les prix oscillent entre 15.000€ et 30.000€ suivant l’état du modèle et son pedigree. Globalement, le coupé au griffon est une auto bien née, fiable et solide. Coté entretien, la mécanique ne pose pas de problèmes, les pièces du V4 Ford sont encore facilement trouvables et les taches basiques sont tout à fait réalisables par qui aurait la patience et la minutie de s’y lancer. Il en va de même pour les consommables dont les prix sont normaux. Là ou finalement les choses se gâtent, c’est pour les pièces spécifiques au coupé. Carrosserie, habitacle, accastillage, logos, sont difficiles à dénicher. Remarque avec moins de 10.000 unité vendues dans le monde c’est tout à fait logique. 

A l’achat, la Sonett III ne diffère pas d’une autre ancienne. Il faudra veiller à faire le check-up habituel. Vérifier les fuites, l’usure des trains roulants, le bon fonctionnement de tous les éléments électriques, etc. Coté corrosion, avec une carrosserie en fibre il n’y a aucuns problèmes, mais cela ne dispense pas de jeter un coup d’œil aux dessous de la belle, qui eux peuvent rouiller. Finalement si j’avais un seul conseil à vous donner sur cette voiture, ce serait : assurez-vous qu’elle soit complète. Il existe bien quelques garages chez qui se fournir, mais quid des prix et de l’état de leurs stocks ? Pour terminer, parlons de la consommation. Avec 8L/100km la Sonett n’est pas une auto très gourmande, encore heureux car à l’origine ce n’est pas une auto très performante non plus.

Les plusLes moins
Gueule hors normesComportement Urbain
Comportement routier excellentSous vireuse à la limite
Une rareté abordableEntretien spécifique
Tempérament étonnantPosition de conduite
Sonorité envoûtanteVerrouillages de boîte
Image
Entretien
Plaisir de Conduite
Ergonomie
Facilité de conduite
Note Totale
Fiche Technique de la Sonett III
Mécanique Performances
Architecture 4 Cylindres en V Vmax 160 km/h
Cylindrée 1699 cm³ 0 à 100 km/h 13,4 s
Soupapes 8 400m da 18,7 s
Puissance Max 65 ch à 4700 tr/min 1000m da NC
Couple Max 115 Nm à 2500 trs/min Poids / Puissance 12,6 kg/ch
Boîte de vitesse 4 rapports manuelle

Transmission Traction
Châssis Conso Mixte 8 L/100 km
Position Moteur Longitudinale avant Conso Sportive NC
Freinage Disques AV et Tambours AR Cote 1970 37.400 frcs
Dimensions Lxlxh 390 x 150 x 119 cm Cote 2019 ±20.000 €
Poids 820 kg

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Mark
Rédacteur-Photographe à News d'Anciennes
Passionné de photo et de sa BMW E30, Mark a rejoint News d'Anciennes courant 2016.
Essais, road-trip, reportages, tout l'intéresse du moment qu'il peut sortir son appareil photo.

7 commentaires sur “Essai d’une Saab Sonett III : Si proche du top !”

  1. Très bel article sur la Sonett III…Après avoir participé au MCH 2016,2017 et 2018 avec mon Austin Taxi londonien, je serai au départ de l’édition 2020 avec le modèle précédent, une Saab Sonett II de 1968… 🙂

  2. Super quand on parle de cette voiture si peu courante, pour nous le MCH, ce fut en 2017, sur une Sonett III, j’espère pouvoir le refaire en 2020 mais pas sur… en tout cas je ne pense qu’à ça

  3. Envie de craquer… J’ai joué des heures avec la même au 1/43è sur un circuit dessiné à la craie dans la garage de mes parents… La même, cette teinte bleu électrique…

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