Mon Le Mans Classic 2018 par Benjamin

Tous les résultats sont en ligne. Les photos sont presque toutes triées, c’est maintenant l’heure de revenir à titre personnel sur cet événement… dont on attend déjà la prochaine édition dans deux ans.

Avant Le Mans Classic 2018

Mon troisième Le Mans Classic devait avoir une saveur particulière. Pour la première fois l’équipe News d’Anciennes était présente en force. Rançon de ceci : une organisation qui a du se faire plusieurs mois à l’avance et une bonne dose de fatigue avant même d’arriver sur place ! Presque une dizaine de personnes à loger sur quelques emplacements de camping, certains à faire accréditer, d’autres à intégrer à l’équipe Los Amigos… Heureusement que Citroën nous a enlevé une épine du pied en nous pretant notre bureau roulant (et chambre de Joris), un Space Tourer version business qui déchirait un peu beaucoup !


Mon Le Mans Classic 2018 : trois jours, trois programmes

Vendredi : balade, apero et Uruguay

Beaucoup de marche et assez peu de photo. Cette première journée se fera sans approcher de la piste… sans voir les autos en fait ! Mais il y a tellement à voir en dehors que c’est largement assez. Je commence par dire bonjour aux copains et partenaires, Classic Auto Elec, CarJager, Touraine Radiateur, SM2A… Au passage la boutique Nikon se montre super sympa. Je troque pendant deux heures mon Canon 700D pour un Nikon D750 avec un objectif 14-24, parfait pour les expos Porsche et Alpine, le paddock et Artcurial.

L’après midi, après un coup de frais en salle de presse, et un passage par la pitlane, direction la fan zone improvisée pour le match de coupe du monde contre l’Uruguay. Une fois la victoire acquise, direction le Bugatti pour découvrir les autos des clubs (dont la plus belle Datsun 250 GTO que j’ai vue depuis des lustres). Enfin, direction le camping pour fêter… mes 30 ans ! Une belle journée avec quand même près de 800 photos prises et 17 km de marche !

Samedi : en piste !

Impossible de rester toute la journée en bord de piste quand on voit les règles de cette année au niveau des chasubles des photographes. Du coup avec les amis Julien et Pierre, et en accord avec Bertrand qui peut y rester tant qu’il veut, on choisit d’aller shooter en bord de piste à deux moments : le matin pour les premières courses, dont les Groupe C, et en fin de journée pour voir les deux autos de l’Equipe Los Amigos. Entre les deux, ce sera un retour aux stands, aka. salle de presse, sa clim et ses sièges.

Les courses du matin sont plutôt animées même si je suis un peu déçu de voir une coupe Type E au lieu d’une bataille où des Type C et D pourraient tirer leur épingle du jeu. Les Groupe C sont toujours aussi impressionnantes et rapides, mais la course est hachée par les sorties et difficilement lisible malgré le bon boulot des commentateurs.

On se pose donc à midi, mais on ne résiste pas à descendre dans la pitlane pour le Global Endurance Racing. Ensuite c’est le Little Big Le Mans.

Le départ du plateau 1, le premier départ de ce Le Mans Classic 2018, est donné. Je rejoins la pitlane un peu plus tard. Sur place j’assiste à la fin du plateau 1 et au départ du plateau 2. Avec en bonus Le Monstre de Cuningham qui joue les prolongations dans les stands.

Le temps de récupérer les chasubles et c’est le départ du plateau 3. Je me poste côté extérieur de la piste, derrière Vincent qui prendra le départ au volant de la D.B HBR5 de l’Equipe Los Amigos. Une fois le peloton parti, départ vers la Dunlop pour assister à la course. L’écran géant aide à la suivre et c’est tant mieux car la bataille dure jusque dans les derniers virages !

Ensuite le plateau 4, qui regorge de GT40 et de Cobra. Une fois le départ donné, on remarche en sens inverse. Direction cette fois la chicane Ford, avec donc toute la ligne droite des stands à remonter. Dans deux ans, on prend les vélos ! On y assiste à une fin de course, là aussi, acharnée et au coucher du soleil. Mention spéciale à la Ford GT40 jaune de David Hart dont la portière passager ne veut pas tenir en place ! Le pire c’est que ce n’est pas ça qui le fera pénaliser mais une vitesse trop élevée dans une slow zone.

Mon boîtier ne me permet pas de prendre de belles photos nocturnes. Direction donc le Camping pour fêter l’anniversaire de Pierre cette fois ! Et on essaye de se coucher tôt (à 1h30 du matin quoi), parce qu’on est fatigué et qu’on lève… à 5h !

Dimanche : debout à l’aube

Ça pique à peine. En fait quand t’es au Mans Classic, te lever si tôt après une si courte nuit, l’avantage c’est que tu sais pourquoi c’est. Et c’est kiffant. Après 5 minutes de voiture (la circulation mancelle est nickelle à cette heure ci), nous voilà à Arnage. Le plateau 5 est en piste… sous safety car. Une Pantera a eu la bonne idée de répandre de l’huile dans la seconde chicane des Hunaidières. Au moins ça laisse le temps de voir passer les autos. Un beau plateau d’ailleurs, plein de légendes. Si les Lola T70 sont là en force, ce plateau comprend également des Porsche 917, Ferrari 512, la Ligier JS3, la Howmet, les Alpine A210 et 220, bref un plateau très très sympa. Dommage, point de V12 Matra pour cause de “pas content”.

Fin du plateau, on remonte direction Indianapolis. Magnifiques spots à cet endroit. Le premier nous permet de bien voir le droit d’Indianapolis et la ligne droite d’avant. Ensuite c’est aussi pour voir les flammes entre le virage à droite et celui à gauche. Dernier spot, le virage à gauche où les autos passent à quelques mètres. Et puis la lumière est superbe à cette heure ! Les autos de ce plateau sont légendaires. Alpine A443, Inaltera avec le casque vert d’Henri Pescarolo, mais sans le siège passager dans lequel je m’étais glissé aux Grandes Heures, à revoir ici en vidéo. Enfin, les Porsche 935, BMW M1, les petites Lola et Chevron, les Mirages offrent un beau spectacle.

Enfin, retour au cœur du circuit. Pour rendre les chasubles et pour faire un dernier tour dans les stands. Les pieds ne suivent plus et juste après midi, direction la maison. Il faut traiter les photos et écrire l’article général que vous retrouvez ici (et qui regroupe les liens vers les différents articles de l’équipe News d’Anciennes).

Mon coup de cœur :

Il serait presque trop simple de vous parler des autos de l’Equipe Los Amigos, de l’Inaltera que je connais de l’intérieur ou de 100 autres merveilles. Du coup c’est un peu plus dur de trouver un coup de cœur… qui revient à une autre auto dont j’ai déjà parlé : la Howmet TX (toute son histoire ici). Ce n’est pas la première auto à avoir couru avec une turbine, mais la première à s’être imposée en course avec cette technologie ! Une belle auto, pilotée par un passionné et dont le bruit reste inimitable, même s’il ne monte pas en régime pour nous proposer les vocalise d’un V12 Matra par exemple.

Mon coup de bol :

Dès le premier soir, je dis à Bertrand et Julien qu’il serait pas mal de mitrailler la Peerless GT en piste. Le texte d’un article est prêt… mais je manque des photos. 15 minutes plus tard, ils m’appellent. Ils ont trouvé un nid, sur le même camping que nous ! Trois autos y sont garées, dont l’auto qui prit le départ des 24h du Mans 1958 ! Un superbe contact avec les propriétaires plus tard, j’aurais bientôt de quoi vous faire découvrir cette auto plus en détail.


Conclusion :

55km, près de 2500 photos (oui seulement), c’est le bilan comptable. Mais surtout une chaleur énorme sur le circuit, qui a pesé sur les organisme, mais qui a participé à cette belle fête qu’est le Mans Classic. En plus le fait de rester en pantalon (dress code oblige) a joué. En tout cas c’est encore avec des souvenirs plein la tête qu’on a terminé ce Le Mans Classic 2018.

Un magnifique événement qu’on va encore attendre pendant deux ans !

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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