La Scirocco, une F1 passée en Coup de Vent sur les Circuits

C’est une nouvelle fois en triant les photos que je suis tombé sur cette F1. Cedric a vu une Scirocco au Grand Prix de Monaco Historique, c’est à revoir ici, dans la Série D. Et en faisant des recherches, on découvre une auto méconnue… puisque ses apparitions furent rares.

Avant la Scirocco, il y eut Emeryson

Les premières autos Emeryson naissent dans les années 30. Mais c’est dans les années 50 que Paul Emery développe ces autos, construisant des F3, puis des F2 motorisées par des blocs Alta puis Aston Martin. En 1954 Il s’attaque à la F1 avec des courses hors championnat. Il devient en parallèle pilote chez Connaught mais n’abandonne pas son rêve de construire des autos.

En 1956 l’Emeryson 56 et son moteur Alta, emmené par Paul Emery se qualifie pour le GP de Grande Bretagne. L’aventure tourna court avec un abandon au bout de 11 petits tours. Et Emery se consacre à sa carrière avec Connaught, aux côtés de grands noms comme Ivor Bueb ou encore… Bernie Ecclestone !

Emery revient à son activité en 1960 quand Connaught quitte la F1. Les Emeryson ne sont “que” des F2 et le client n°1, c’est l’Equipe Nationale Belge qui confie les autos, motorisées par Maserati à Bianchi et Gendebien. Les autos ne sont pas des foudres de guerre, et même modifiées profondément, elles ne se qualifient pas.
Emeryson n’est pas arrêté pour autant et le retour à la F1 se fait en 1962 avec un moteur Climax. La voiture se qualifie pour le Grand Prix des Pays-Bas mais Seidel n’est pas classé.


Hugh Powell arrive

A la moitié de la saison 1962, Emeryson est vendue à l’américain Hugh Powell qui garde Paul Emery comme directeur technique. Le pilote Tony Settember a la lourde tache de piloter les autos, ce qu’il fait avec brio, se qualifiant 19e à Silverstone et terminant même la course à la 11e place. Il se qualifiera de nouveau en Italie, sans pour autant voir l’arrivée.

Les Scirocco – Powell entrent en jeu

Les autos sont renommées Scirocco – Powell pour l’année 1963. Exit le 4 cylindres Climax, place au V8 BRM. Settember est de nouveau le premier pilote et il se qualifie en Belgique, puis en France, sans pour autant voir l’arrivée. Ian Burgess est embauché pour piloter une seconde auto et les deux autos seront qualifiées et au départ des Grand Prix de Grande Bretagne et d’Allemagne. Settember échouera à se qualifier en Italie. Le seul résultat intéressant est hors-championnat, à Zeltweg ou Settember termine second.

 

Pour l’année 1964, c’est de nouveau l’Equipe Nationale Belge qui engagera les autos construites par Paul Emery qui font confiance au nouveau V8 Climax. La Scirocco, de l’Equipe Scirocco Belge, c’est son nom, est emmenée par André Pilette qui se qualifie mais abandonne dans son grand prix national. Il échoue en qualif en Allemagne. Hugh Powell arrête alors les frais et ferme son écurie.

Malgré un passage en coup de vent en F1, la Scirrocco SP1 existe encore, le Grand Prix de Monaco Historique ou les Spa Six Hours 2017 nous en ont apporté la preuve.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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