Tour Auto 2018, les Coups de Cœur de Jacques

Il y a trois événements à ne pas manquer quand on aime les compétions historiques : Goodwood, Le Mans Classic, Le Tour Auto. Nous avons beaucoup de chance, merci à Peter Auto, deux de ces réunions se déroulent dans notre beau pays !

Construisant sur l’histoire du sport automobile national, ces deux épreuves sont en effet parmi les plus anciennes du monde (Le Mans 1923, le Tour Auto 1899). De ce fait, leurs réputations dépassent largement nos frontières et elles attirent de très nombreux équipages étrangers.

Pour quelles raisons ces épreuves sont elles si remarquables?
La qualité des plateaux, tant au niveau des véhicules rassemblés et leur diversité qu’à celui du talent de leurs pilotes.

L’édition 2018 vient de se terminer. Il est temps maintenant de revenir sur mes coups de cœur de la première étape à Dijon-Prenois.

Mes Coups de Coeur du Tour Auto 2018 en compétition

Tout d’abord, mes petites chéries habituelles, les Porsche RSR 3.0L et 2.8L.

La 275 “Défense Mondiale”. Ce n’est autre que la voiture qui a gagné le championnat de France de la montagne en groupe IV en 1974 aux mains de Jacques Almeras. Elle a aussi terminé 6ème au général du Tour de France cette même année toujours pilotée par Jacques Almeras et co-pilotée par Serge Mas. En 1975 elle a été engagée au Tour de France mais n’a pas terminé. Elle est aujourd’hui menée (rapidement!) par les Américains Cooper Mc Neil et Gunnar Jeannette… vainqueurs du scratch !

La 268 aux couleurs de Heizmann. Une autre 3.0L. Peu d’infos sur cette auto mais j’aime bien sa déco. Son équipage est par ailleurs très connu et respecté dans le monde des courses historiques, Dominique et Maxime Guénat.


Une autre historique, la N°273 “Christine Laure” du Monte Carlo 1976 pilotée alors par Guy Fréquelin et Jacques Delaval et qui finirent 11ème du général. Elle est ici pilotée par Christophe Van Riet assisté de Caroline Grifnée, elle aussi a performée, deuxième du scratch, avec peu d’écart !

Pour les 2.8L, on remarque particulièrement la N° 252 aux couleurs “Gallia”. Encore une foi, la déco attire l’œil. Qui plus est, son équipage de Porschistes de légende Michel Lecourt et Raymond Narac ne peut qu’inspirer le respect.

Enfin, la 260 “Hotel Méridien” qui à pris le Départ des 24 heures du Mans en 1973, pilotée par Jean François Piot et Peter Zbinden, mais n’a malheureusement pas terminé.

Passons maintenant à leurs “consœurs” Françaises, les Alpines.

On remarque tout d’abord la 283. Cette 1800 Groupe IV était pilotée par Jean Pierre Nicolas et… Jean Todt lors du Tour de France 1972 où ils durent abandonner. Le jeune navigateur était alors sans doute loin d’imaginer son avenir.

La 291, une autre 1800 Groupe IV à quand à elle remporté le Rallye du Portugal menée par Jean Luc Thèrier et Jacques Jaubert en 1973. Rappelons que ces auto, à l’époque, disposaient de 172 cv pour un poids de 710 kg.

Quittons Alpine mais restons avec une autre gloire des rallyes. La Ferrari N°268 aux couleurs Pioneer à pris la seconde place du Monte Carlo 1982 pilotée par Jean Claude Andruet et sa coéquipière “Biche”.
Enfin, autre Italienne de rallye, la Fiat 124 Abarth telle celles qui prirent la seconde place au championnat du monde des rallyes 1973, 74 et 75.


Mon best of en catégorie régularité

Maintenant, passons aux “flash” pris lors de cette belle journée à Prenois. Rien de particulièrement historique ou glorieux, juste l’œil attiré plus par ici que par là.

La R8 Gordini (la Gord, la Gordoche) 1300, et ses jantes Gotti, qui me fit rêver pendant toute ma jeunesse.
L’incroyable 356 Pre A et sa décoration improbable, à relire ici.

Une impressionnante cohorte de Ferrari mérite aussi, bien sur, notre attention. D’abord les 250.
Le charme désuet de la 250MM berlinetta de 1953
L’élégance raffinée de cette 250GT Lusso de 1963
Autre élégante de 1957, la 250GT Boano.

Le choix des couleurs et des options pour ces splendides et racées 275 GTB de 1965. La modernité étonnante de la première Ferrari à moteur central, la Dino 246 GT de 1972.

Terminons cette séquence Ferrari avec l’impressionnante 365 GTB4 Daytona Groupe IV 1972. Cette voiture présente de plus un beau palmarès puisqu’elle a terminé 16ème du général au Mans en 1974 et 9ème a Sebring l’année suivante. Elle a aussi, depuis 2011, participé à de nombreuses courses historiques dont le tour auto en 2014 et Le Mans classique en 2014 et 2016.

Un autre charme du tour auto est, comme déjà mentionné, une extrême diversité des véhicules engagés alors faisons une petite revue de cette diversité.

La plus grosse, la Ford Galaxie.
La plus petite, la Honda N600.
La plus rapide, la Ford GT40
La plus lente, la 2cv.
La plus racée, la Maserati 200S.
La moins racée, la Saab 96 Rallye 1700S

En conclusion. Beaucoup de concurrents de qualité, beaucoup de spectateurs présents tout au long de l’épreuve, sont la preuve que le sport automobile n’est pas mort, ni pour les participants, ni pour le public, quoique certains veulent bien nous faire croire…
Merci à Peter Auto pour un aussi grand spectacle et… à l’année prochaine sur les routes de France et au mois de Juin à Dijon !

Jacques
Rédacteur-Photographe à News d'Anciennes
Photographe, plus qu'amateur, et passionné de courses historiques, Jacques sillonne l'Europe pour voir les plus belles courses.

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