Dans les paddocks de l’Espíritu de Montjuïc 2018

Après vous avoir montré le spectacle en piste pendant l’Espíritu de Montjuïc 2018, c’était dans cet article, voilà maintenant le temps de faire un tour dans les paddocks.

Les surprises

Quand on arrive sur un circuit la première activité est de repérer les nouveautés dans les paddocks, et il y en a à chaque événement. De plus, c’est un régal pour les yeux. Les pilotes et leurs mécanos s’appliquent à présenter les voitures dans un état parfait et elles ne portent clairement pas les rides de leurs âges.

Les anciennes de compétition sont deux fois lunatiques, une fois parce qu’elles sont anciennes et une fois par ce que ce sont des autos de course. En conséquence, les voitures présentes ne sont pas nécessairement celles annoncées… et inversement.

Sur le Circuit de Catalunya, la pêche est plutôt bonne.

Je tombe tout d’abord sur LA surprise du jour car pas annoncée et rarement de sortie. Dans ses superbes couleurs STP, la Porsche 917-10 (châssis 002). Cette voiture à couru en Can Am en 1971. Elle a ensuite couru en Intersérie en 1972 avant d’être accidentée au Nürburgring. Elle sera restaurée à la fin des années 1990 et remise dans sa configuration Can Am (hormis les phares!).


Après ce choc, je file vers les garages des Group C. Là, ce n’est pas une surprise mais beaucoup de joie de retrouver la 905 de Dominique Guénat, entrevue et appréciée en 2016, Elle a fait l’objet d’un profond remaniement qui va lui permettre de terminer ses deux courses sans problèmes apparents. Gageons qu’après une période de mise au point, on va la voir souvent aux premières places.

Beau coup d’œil également dans le box Jaguar. Pas une mais deux XJR (8 et 12) pour Richard Meins et Shaun Lynn respectivement. Autre belle auto, déjà vue mais pas régulièrement, la Nissan NPT 90 de Xavier Micheron.

J’entre aperçoit la belle Rondeau bleue et blanche de Mr John of B mais à travers les grillages, je m’abstient pour les images.

Retour donc vers les tentes des paddocks. Second gros choc de la journée, une des 12 incroyables Lola T600 produites, celle de Xavier Micheron équipée d’un V8 Ford Cosworth. Cette voiture date de 1981, d’où sa présence en CER2, et c’est le seul proto à effet de sol éligible dans cette catégorie.

En continuant la ballade, mes yeux sont attirés par la silhouette d’une Lotus “Europe”. Il s’agit en fait d’un des 55 modèle de compétition produits, la Lotus 47 GT de 1967. Elle est propulsée par un 1600 cc Ford Cosworth à injection délivrant 165 cv accouplé à une boite Hewland FT 200 5 vitesses et d’un différentiel autobloquant.

Autre nouveauté, la Porsche 911 Carrera RSR 2.8 de Jacques Almeras. Cette voiture à remporté le championnat de France de la montagne Groupe 4 en 1973. Ensuite, équipé du capot arrière usine, elle finit seconde du Tour Auto toujours aux mains des Frères Almeras. Elle sera à nouveau seconde du Tour Auto 1975 pilotée par Jean François Mas. Récemment restaurée totalement par son nouveau propriétaire, elle est conduite ici par Jacques Almeras “himself” qui est malheureusement contraint à l’abandon.

Dernière de mes découvertes, une splendide Maserati 300S (ex Mark Knopfler ! ).Elle est maintenant la propriété de Guillermo Fierro. cet excellent pilote Espagnol aime visiblement les Maserati puisqu’on lui connait également une T60 Birdcage et une monoplace 250F.


Un peu d’ambiance de l’Espíritu de Montjuïc 2018

Les autos sont sorties de leur transporteurs pour prendre place sous les tentes ou dans les garages du circuit. Une partie de l’impressionnante flotte de l’Equipe Europe. On tombe ensuite sur le contrôle technique des 60’s Endurance, on en profite pour coller les numéros de course. Enfin c’est une rencontre avec LA 911 de compétition, 2 des 6 modèles 3.0L RSR 1974 engagés.

Quelques pilotes vus dans les paddocks

Claudio Rodaro et sa spectaculaire Porsche 917K (châssis 037). Un des phare des plateaux Peter Auto depuis la saison dernière.

Le mystérieux Mr. John of B. porte haut les couleurs Françaises avec sa Matra MS 650 qu’il prépare pour le Tour Auto et sa Rondeau M382.

Troquant son costume-cravate pour une tenue plus appropriée Carlos Tavares partage le volant de cette Lola T70 MkIIIb avec Richard Mille.

Jacques Almeras, en peine forme, retrouve son auto des années 70 pour reconstituer un ensemble d’époque.

Ralf Kelleners n’aura pas de chance et la belle Pantera terminera la journée dans les pneus bordant le circuit.

Podium

Comme je n’ai, malheureusement, pas le don d’ubiquité, c’est le seul podium auquel j’ai assisté. C’est celui de l’Heritage Touring Cup. Course très humide comme vu dans notre reportage de l’évènement, les vainqueurs n’en sont que plus méritants.

Sur la plus haute marche, Gérard Lopez, à droite et Richard Meaden. Sur la seconde marche on retrouve Steve Dance et sur la troisième, la paire Christophe Van Riet et Caroline Grifnee.

Les trois voitures à l’honneur.

Ford Capri 3600RS 1974

Ford Capri 2600RS 1972

Ford Escort Mk1 1972

Les animations de l’Espíritu de Montjuïc 2018

Des animations étaient proposées en marge des courses. Un gros stand du constructeur national présentait des modèles “vintage” de sa gamme. Sous un autre chapiteau, on pouvait admirer quelques très belles autos de rallye parmi lesquelles une 405 “Dakar” et une Lancia Stratos 037. Pour nous changer des voitures, un marchand Espagnol proposait de remarquables motos anciennes à la vente. Enfin, pour les amateurs courageux, un orchestre faisait danser les volontaires au rythme du Rock-A- Billy.


 

Jacques
Rédacteur-Photographe à News d'Anciennes
Photographe, plus qu'amateur, et passionné de courses historiques, Jacques sillonne l'Europe pour voir les plus belles courses.

2 commentaires sur “Dans les paddocks de l’Espíritu de Montjuïc 2018”

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