On a testé pour vous : le musée de l’Aventure Peugeot

Aujourd’hui on test un second musée. Pendant qu’on était dans l’est, on a pas seulement essayé le musée de l’automobile de Mulhouse, on est aussi allé à Sochaux pour le musée de l’Aventure Peugeot.

L’origine du musée de Sochaux

L’Aventure Peugeot, pour commencer, est une association créée en 1982 avec comme premier président Pierre Peugeot. Le but de l’association : recenser, rassembler et conserver toutes les productions industrielles des entreprises Peugeot. L’automobile est bien sûr au cœur de ces préoccupations.
Le musée dans sa première forme ouvre en 1988 dans un ancien site Peugeot. Il rassemble des automobiles, des moulins à poivre, des armes, des outils, des cycles, tous estampillés Peugeot.

En 2000 une première extension voit le jour, pour les automobiles d’après-guerre et les cycles et motocycles. Un troisième espace naît en 2010 permettant d’exposer des voitures plus récentes et des utilitaires.

Visite guidée du musée de l’Aventure Peugeot

Avant de commencer la visite, avec l’ami Jack, petit tour par la brasserie. Belle initiative, elle n’est pas déconnectée du musée puisqu’elle le surplombe légèrement. On peut manger sans rentrer dans le musée et s’imprégner de l’ambiance avant de se lancer. On entre dans le musée et on se retrouve directement nez à nez avec une 205 T16. Le modèle est superbe. On continue le couloir en passant devant des documents officiels de la création de Peugeot et des mascottes anciennes.

Après la caisse, première ambiance. On arrive sur un mur entier rempli des premières fabrications de Peugeot. Lames de scie et moulins en premier, bref, ce qui sortait de chez Peugeot avant les premières automobiles qui sont juste en face. Dans un premier espace on trouve les premiers essais de Peugeot dans la construction automobile.Toutes sont d’avant 1905 et on devine clairement l’influence hippomobile sur les premiers modèles. Pour rappeler que Peugeot ce sont aussi des cycles, un Grand Bi est exposé.

L’espace suivant expose les voitures de 1905 à 1918. Les voitures évoluent, sont plus grosses, ont un style plus chargé et en fait plus automobile. Le luxe est là et les voitures en imposent. On voit aussi apparaître les premiers insignes Peugeot, absents des premières autos car à la base, la société des automobiles Peugeot était une branche dissidente ! Au centre de l’espace trône la Bébé Peugeot, ou Peugeot Bugatti. Conçue par Ettore Bugatti, c’est en effet Peugeot qui la produit à partir de 1913.
Sur le mur derrière, une belle mise en scène d’atelier nous attend, uniquement constituée d’accessoires d’époque.

On poursuit la visite par un espace regroupant de beaucoup plus grosses voitures. Celles de l’après première guerre mondiale. Si quelques populaires sont là aussi, on retrouve des Peugeot clairement luxueuses. Pour certaines la production a été confidentielle. Les moteurs à 6 cylindres sont fréquents et une autre particularité, que Peugeot partage avec les Avions Voisin et Panhard, les moteurs “sans soupapes”. C’est alors la chemise, régulée sur l’extérieur, qui coulisse pour faire entrer le mélange dans les cylindres.

On arrive maintenant aux voitures de la série 01. Peugeot rationalise ses appellations avec l’apparition de la 201 en 1929. Elle sera suivie de la 301, de la 401 et de la 601. Les carrosseries évoluent et un même modèle peut recevoir plusieurs déclinaisons, de la traditionnelle berline au cabriolet.
La rangée suivante est spécialement réservée aux cabriolets. On y trouve les premiers coupés-cabriolets avec toit en dur rangeable dans le coffre, 301, 601, 402, et pour finir un “simple” cabriolet 302.

Première parenthèse dans la visite avec un espace dédié aux cycles et motocycles Peugeot. Les motos et mobylettes côtoient les vélos sur lesquels les gloires du Tour de France ont gagné de nombreux succès.

Deuxième parenthèse, des utilitaires qui profitent de la place plus grande pour s’exposer. Cela va du grand camion aux utilitaires sur bases d’automobiles de la gamme, une belle sélection dans tous les cas. On retrouve d’ailleurs une voiture vue à Retromobile cette année, elle a été délivrée des murs qui l’emprisonnaient il y a moins d’un an.

Troisième et dernière parenthèse, les véhicules de compétition. Une plate-forme présente les deux bêtes de Pikes Peak, la 405 T16 et la 208 T16. En dessous, on trouve une autre double évocation, celle du Mans avec la 908 face à une 905. Le reste est occupé par une série de voitures de rallye qui permettent de retracer l’histoire de Peugeot, notamment dans les rallyes africains.
Derrière, quelques beautés s’étant illustré au fil des années, de la 302 Darl’Mat, à la 406 BTCC, en passant par le proto des records de 404 Diesel. Sur le côté une étonnante étagère à trophées nous montre à quel point les trophées actuels peuvent paraître ridicules.

On reprend ensuite la visite “classique” là où on s’était arrêté. Après les séries 01, voici les 02, vous savez, celles avec les phares cachés sous la calandre, d’inspiration “Streamliner”. On trouve forcément les 302 et 402, dont les versions légères, mais aussi la petite 202.
Particularité, on trouve ici une autre magnifique 302 Darl’Mat et une base de 402 HL 50, une voiture équipée d’un moteur à huile lourde, l’ancêtre du diesel. Ceux-ci ont été montés sur quelques 402 avant-guerre et c’est devenu une vraie rareté. Autre carburant alternatif, le gazogène, qui équipa de nombreuses voitures pendant la seconde guerre mondiale, pour contrer les pénuries d’essence.

Série suivante, les 03. Bon là, on va dire que c’est vite vu avec les seules 203 et 403, mais c’est vite oublier que ces voitures ont été construites dans plusieurs formes de carrosserie. Le coupé 203 est par exemple extrêmement rare.

On arrive aux 04, là il y en a plus puisque les voitures se sont succédées sans changer de numéro. On retrouve donc un panel de tous les modèles, là aussi en incluant les superbes déclinaisons coupés et cabriolet. L’état des voitures dans le musée est remarquable et on redécouvre avec plaisir certaines beautés.

Enfin, dernière série, les plus jeunes les 05. Si les 205 et 405 sont des habituées des rues, peut-être pas ces versions sportives, la 505 et la 605 ont peu à peu disparu. En tout cas, il est là aussi plaisant de les découvrir dans un état propre et net, pas un état “d’usage”.

Les trois derniers espaces avant la boutique sont dédiés aux anniversaires de Peugeot, qui en fêtait une bonne partie à Retromobile en février, à quelques concept-cars sortis de leur réserve et à deux Peugeot 406, phase 1 et phase 2, celles du film taxi. Ça y est, la visite est terminée !

Pour le reste de nos photos, on vous propose cet album avec toutes les voitures sous toutes les coutures, il vous suffit de cliquer ici.

Ce qu’on en pense

Certes, il ne faut pas avoir une aversion pour la marque au lion. C’est un musée de marque en même temps et les amateurs de Peugeot seront ravis. Les plus beaux modèles sont présents, bien exposés et bien mis en valeur. La qualité des restauration des modèles est impressionnante, bref on est sur du très très beau.
Si on devait mettre quelques mauvais points, on pourrait noter l’ambiance un peu sombre des premiers espaces, qui ne permettront pas à tous les appareils de faire de belles photos, et la présence de barrière, certes protégeant les joyaux du lion, mais peut-être un peu haute.

A conseiller vivement.

Note globale :

5 étoiles

Les plus :

Les moins :

– Toute l’histoire Peugeot réunie en même lieu Les photos pas faciles à faire –
– Des voitures dans un superbe état Les tableaux sont parfois un peu ternes –
– Les voitures de compétition, simplement superbes
Temps de visite Environ 4h en prenant son temps
Tarifs 8.5 € en plein tarif
Adresse Carrefour de l’Europe à Sochaux
Site web en cliquant ici

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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