Alfa Romeo Giulietta, une légende construite par ajouts

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Alfa Romeo Giulietta, une légende construite par ajouts
Julie
Nouvelle stagiaire passionnée d'automobile depuis toujours. Elle adore se rendre à des courses pour écouter le bruit des moteurs. Elle adore conduire, surtout quand elles ont un peu plus de puissance que sa Kangoo.

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Giulia par ici, Giulia par là. On oublierait presque qu’avant elle, l’idée qui a fait le succès de la Série 105 avait été introduite par sa devancière. C’est à elle, l’Alfa Romeo Giulietta, ou plutôt LES Alfa Romeo Giulietta, qu’on s’intéresse aujourd’hui.

Les premiers pas de l’Alfa Romeo Giulietta

Pendant de nombreuses années, Alfa Romeo était connue pour être une marque prestigieuse et élitiste. Cependant, la guerre a rebattu les cartes et la marque doit se repositionner.

À la fin des années 40, la marque doit se remettre sur les roues. Elle recommence à produire des véhicules de petit volume comme l’Alfa Romeo 6C et la 8C dans des usines endommagées par des bombes. Ces modèles n’étaient pas vraiment adaptées à la course de l’après-guerre, de par leur équipement mais également de par leur prix beaucoup plus élevé que celui de ces concurrentes.

Entre les années 1945 et 1950, la marque Alfa Romeo a seulement produit 1600 voitures. L’entreprise doit donc adopter une stratégie différente : descendre en gamme sans pour autant être aussi populaire que Fiat par exemple.

En 1950, l’Alfa Romeo 1900, première berline de ce renouveau est présentée au Salon de Paris.

Alfa Romeo Giulietta, une légende construite par ajouts

Mais rien à faire, il faut encore passer à une gamme en dessous.

En 1954, Alfa Romeo devait présenter un nouveau modèle, la fameuse Alfa Romeo Giulietta (aussi appelée Tipo 750) au salon de Turin et celle-ci devait être commercialisée la même année.

Mais l’entreprise est touchée par plusieurs soucis. Ils sont obligés de retarder la production de la “Giulietta” suite à des problèmes techniques. Cependant, ils ne peuvent pas reculer la présentation du véhicule (par rapport aux procédures de financement du projet).

Alors, Alfa Romeo décide de sortir la version coupé appelée “Sprint” avant la Berline.

L’Alfa Romeo Giulietta Sprint

Certains doivent se demander comment Alfa Romeo a pu sortir la Sprint en première puisque la Berline devait être la seule présentée au salon.

Tout s’explique. L’entreprise réalisait la conception et le développement des deux auto en même temps. Des essais avaient même déjà été réalisé sur la Sprint. La seule chose qu’il leur restait à faire avant l’ouverture, était de retaper la carrosserie et d’en faire une voiture plus élégante.

Le directeur du “projet Giulietta” va demander de l’aide à Bertone pour finaliser cette auto.

Un peu plus en détails…

Le but avec cette auto, était de la relier au côté “sportif” auquel la marque italienne apporte de l’importance. C’est pour cela qu’ils ont voulu faire de la Sprint, un synonyme de légèreté (petite voiture pour un poids de 880kg).

Concernant l’esthétique, la Giulietta Sprint coupé arbore des formes assez arrondies avec des lignes assez fluides. Pour ce qui est de la calandre, elle possède des “moustaches” latérales.

Quant à l’intérieur, c’est un coupé 2+2. Le volant est doublé au niveau du centre avec le klaxon (possédant le logo de la marque). Derrière celui-ci, 3 compteurs, avec celui du compte-tours.

La configuration de la voiture est assez classique, boite de vitesse à 4 rapports et un moteur 4 cylindres 1300 en position longitudinale à l’avant. C’est également un 65 ch pouvant aller jusqu’à 6 100 tr/min ce qui menait à une vitesse maximale de 160 km/h.

Les évolutions de l’Alfa Romeo Giulietta

Après une première auto qui est donc un coupé, Alfa Romeo va continuer le déploiement de sa gamme. En fait les déclinaisons vont être nombreuses.

Alfa Romeo Giulietta Berlina

Enfin ! Après ces fameux problèmes techniques, c’est donc en avril 1955 que la Berline apparaît sur le marché.

Ce modèle sera caractérisé comme une auto de “caractère” dont beaucoup attendent de savoir ce qui se cache sous le capot.

Elle est motorisée par le même quatre cylindres en alliage léger, avec une puissance de 53 ch au moment de sortie.

En 1957, une nouvelle version de la Berline apparaît : la TI. Plus brillante et équipée du moteur du coupé Sprint 65 ch avec un carburateur double-corps, elle pourra filer à 155 km/h.

La différence esthétique va être au niveau des ailerons, qui vont être plus pointus, donnant un côté plus agressif.

En 1961, la berline “de base” passe à 61 ch, ce qui lui permet d’atteindre au maximum les 145 km/h. La Ti grimpe elle à 74 ch.

La TI va subir un énorme succès, tellement grand que sa production va être supérieure à celle de la berline “normale”.

La production de la Berline s’arrete en 1962 et la TI s’arrêtera en 1965. C’est alors LE gros succès de la marque, sa production s’élève à un total de 128.913 exemplaires (la Berlina et la TI confondues).

L’Alfa Romeo Giulietta Sprint Veloce

En 1956, c’est une nouvelle version de la Sprint qui apparaît : la Sprint Veloce.

Ce qui change de la classique ? Deux carburateurs qui permettent de pousser la voiture à 80 ch à 6 500 tr/min. La vitesse maximale de celle-ci passe à 180 km/h soit 20 km/h que la Sprint “normale”.

Elle va rester relativement confidentielle puisque seulement 3058 exemplaires seront produits.

Alfa Romeo Giulietta, une légende construite par ajouts

Alfa Romeo Giulietta Spider

En 1957, Alfa Romeo sort cette nouvelle version, avec cette carrosserie dessinée par Pininfarina.

Pour le moteur, c’est toujours 4 cylindres en ligne de 1290 cm³ et 65 ch. La voiture va donc pouvoir atteindre une vitesse maximale de 155 km/h.

Comme on peut voir ci-dessous, le volant est toujours doublé, au centre, au niveau du klaxon, et les 3 compteurs derrière n’ont pas bougé par rapport à la Sprint.

Par contre, pour ce qui est de la calandre, on voit bien une différence. Ce ne sont plus des “moustaches” comme sur la Sprint.

Dès 1958, la puissance du Spider passe à 80 ch ce qui lui permet d’atteindre une vitesse maximale de 165 km/h.

La production de celle-ci s’élève à 17.096 et s’arrêtera en 1962.

L’Alfa Romeo Giulietta SS

En 58, le carrossier Bertone propose une série spéciale sur la coupé Sprint : la Sprint Spéciale (SS). C’est cette auto qui marquera les esprits notamment de part à forme aérodynamique.

Le modèle est en constante évolution puisque nous passons ici à un moteur de 100 ch et une vitesse maximale de 200 km/h. Techniquement elle se démarque également avec l’arrivée d’une boîte 5 vitesses.

Elle sera produite au nombre de 1366 exemplaires.

L’Alfa Romeo Giulietta Sprint série “101”

En 1959, la marque Alfa Romeo décide d’apporter quelques modifications au coupé.

Plusieurs détails vont changer. La calandre va être redessinée, les feux vont être modifiés et on ajoute des clignotants latéraux. Pour ce qui est de l’intérieur, on change la présentation de la planche de bord. Mais ce n’est pas tout !

La série “101”, qui va remplacer les “750”, va apporter plus de puissance aux Sprint. La classique passe a 80 ch (au lieu de 65) et la Veloce passe de 80 à 90 ch.

L’Alfa Romeo Giulietta SZ

En 1960, c’est Zagato qui propose sa vision de l’Alfa Romeo Giulietta.

Comme à son habitude, il vise le sport et décide de la produire entièrement en aluminium avec un gros travail sur l’aérodynamique. La carrosserie est raccourcie, largement arrondie et plus légère.

Pour ce qui est de la puissance, le moteur est porté à 100 ch ce qui lui permet d’atteindre une vitesse maximale de 215 km/h.

Elle ne sera produite qu’en petite quantité : 210 exemplaires, les derniers ayant un arrière modifié en Coda Tronca.

La fin de l’Alfa Romeo Giulietta

En 1962, c’est l’arrivée de la remplaçante, la Giulia. Plus puissante, plus moderne et plus spacieuse, elle fait directement de l’ombre à la Giulietta.

La Giulietta Sprint et le Spider vont même prendre l’appellation “Giulia” tout en arborant le même moteur et les mêmes boites (boite de vitesse à 5 rapports, 92 ch et 1,6 litres).

Même cas pour la Giulietta SS qui va passer à une 1,6 litres, 112 CV pour une vitesse maximale de 195 km/h.

L’Alfa Romeo Giulietta en collection

Moins recherchées que les Giulia, les Alfa Romeo Giulietta sont tout de même des musts de la collection. Et puis elle sont plus rares et donc plus chères.

On commencera avec les berlines, qu’on trouve autour des 15.000 € en bon état. Les plus anciennes sont plus recherchées et plus chères, les versions Ti demandent une rallonge de 2000-3000 €.
Ensuite on retrouvera les Sprint. Les coupés commencent autour des 45.000 € et grimpent progressivement. On atteint les 60.000 € pour les plus beaux et pour les Veloce.
Les spiders débutent eux à 75.000 € ! Et encore on parle là d’autos en bon état, le prix grimpe donc avec la qualité de la restauration !

Enfin, il faut évoquer les séries spéciales. Attention les yeux, les SS dépassent les 120.000 € tandis que les SZ grimpent au dessus des 300.000 € !

Photos complémentaires : Wheelsage

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