Ford Mustang Mach 1

Au volant d’une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !

Cela fait bien longtemps qu’on devait essayer cette auto. Sauf qu’on avait aussi dit que ce serait dans un lieu mythique : l’Autodrome de Linas-Montlhéry. Avant que le confinement ne soit instauré, on a pu se faire une petite sortie avec la Ford Mustang Mach 1.


Histoire rapide de la Mustang

On va vous la faire en version courte. Le 17 avril 1964, lors de la foire mondiale de New York, Ford, alors second constructeur mondiale, présente la Mustang. C’était alors la une réel révolution pour les jeunes américains blasés par les grosses berlines lourde et pataudes de leurs parents.

Avec elle est créé le concept de pony car. La Mustang est a la base créée comme un coupé deux place dans la plus pure tradition européenne, Lee Iacocca réalisa alors que le succès dépend en grande partie du volume des ventes. Pour faire baisser les coup de développement, les premières Mustang était alors basés sur la familiale Ford Falcon. La mustang est donc dotés d’origine d’un 6 en ligne de 2,8l ou, en option d’un V8 de 4,2l (260ci) ou un autre de 4,7l (289ci).

La Mustang évolue ensuite régulièrement et par petites touches. Voilà ce qui nous amène à la fin de l’année 1968. Ford fait vraiment évoluer la ligne de la Fastback qui ne ressemble plus du tout au précédent modèle. Plus agressive, plus racée, c’est la version sportive de la ‘Stang. La Mach 1 est également lancée cette année là (année-modèle 1969). C’est une des nombreuses version de l’auto et 4 moteurs sont proposés : les V8 Windsor et Cleveland 351 ci, un 390 ci et un 428 ci. Les trains roulants sont aussi plus évolués et les équipements sont également revus.

Notre Ford Mustang Mach 1 du jour

L’extérieur annonce la couleur

Celle que nous avons aujourd’hui à essayer est donc Mustang Mach 1 Sportsroof de 1969. La première chose qui interpelle, c’est la gabarit de l’auto au milieu de la circulation moderne. On ne risque pas de la manquer cette Mustang. En bonne ricaine elle paraît immense avec ces 481 cm de long pour 188 cm de large et 129cm de haut. La ligne de l’auto annonce clairement la couleur.

La Mustang c’est le style typique de la sportive à l’américaine. Long capot, toit fastback (ou portsroof) et arrière court, on reconnaît tout de suite la signature de Detroit, et qui plus est une Mustang, même si les génération d’après seront quand même différentes.

La Mustang Mach 1 est une des premières à afficher ces lignes tendues. Je sais pas pour vous, mais moi je l’adore. De prime abord la Mustang me paraît vraiment musclée avec les ailes arrière bien large et le capot noir satiné sur le quel trône une prise d’air ornée par un petit badge “351”. Oui, en 1969 on affichait encore fièrement la cylindrée de son gros v8 ! Mais cette prise d’air un peu ostentatoire fait partie de l’ambiance sportive.

Et quand on regarde le reste de l’auto, on n’en finit pas de trouver d’autres points qui renforcent cette impression. On notera par exemple les rétroviseurs obus, les prises d’air sur le renflement des ailes arrière, les jantes polies et les stickers qui courent le long de la voiture et sur lesquels est inscrit un très suggestif “Mach 1”. Et puis il faut aussi aborder l’arrière de l’auto. Le coffre intègre à merveille un petit becquet, sous lequel la ligne est vraiment tronquée… comme une vraie fastback. On termine avec les trois phares verticaux, devenus une des signature des Mustang. C’est encore plus sympa à regarder lorsque les clignotants sont mis, avec un défilement qui dynamise le tout. Si on baisse encore un peu les yeux, on tombe sur le jolie pare-choc chromé et les deux belles sorties d’échappement chromées elles aussi et bien intégrées à la jupe arrière.

Sans même entrer dans l’auto elle nous prépare à tout.

À l’intérieur

Il est temps de jeter un œil à l’intérieur. Pas de surprise, des grands siège noirs plutôt accueillant font face à un tableau de bord à la forme bien connue. Les boiseries sont bien évidement fausses mais ne sont pas moche pour autant. Elles se fondent plutôt bien dans l’ambiance pré-seventie’s et sont en plus renforcées avec le grand volant en bois. Côté passager, intégré à la planche de bord se trouve une belle horloge et un badge “MACH 1”. Histoire de vous rappeler dans quelle bestiole vous êtes monté après avoir eu le cerveau retourné !

Côté commandes on fait simple. Déjà, deux pédales seulement. On est dans une vraie ricaine, la boîte auto est reine. Le levier est juste devant les quelques boutons qui complètent l’unique commodo. L’autoradio est plus facilement accessible que ces derniers. Dernier point, au cas où vous voudriez emmener toute la famille vous regarder bouffer du quart de mile, il y a deux places à l’arrière, et même si les enfants sont grands, ils tiendront !

Le long capot dévoile le monstre

J’ouvre maintenant le capot après avoir retiré les goupilles qui le retiennent. C’est qu’il ne faudrait pas que ça s’envole quand même. Attention, le capot est long, mais en plus c’est de la bonne tôle bien épaisse et il pèse son poids !

Le gros 351 Windsor d’environ 300ch est entièrement peint en bleu. La boîte à air en cache une bonne partie. Le reste est noir et vous invite à vous concentrer sur le plus important. C’est certainement un indice pour la suite…

Au volant de la Mustang Mach 1 : en selle !

Il est temps pour moi de me mettre au volant de cette Mustang Mach 1. Les grands sièges en simili sont accueillants et confortables. Je trouve ma position rapidement. Par contre on est assis relativement bas, on ne voit pas le bout du capot. Ajoutez à cela la grande planche de bord et je me sens tout petit dans cette auto taillée pour un bûcheron du Montana.

Je mets le contact et le V8 se reveille dans un grognement inimitable. Toute l’auto vibre et donne l’impression que le moteur est vraiment vivant. Bon, première ! Enfin, je descend le gros levier en positon drive et c’est parti !

Dans un premier temps la voiture se montre agréable avec des commande douce et pas aussi imprécise que ce à quoi je m’attendais. Je suis en ville et la voiture se comporte comme une citadine, mais alors une grosse citadine quand même. Au bout de quelques kilomètres ce gabarit impressionnant n’est plus dérangeant et je suis déjà à l’aise.

Je crois que le courant passe bien entre notre pur sang et moi, enfin à train de sénateur. De toute manière pas question de faire des folies, la route est grasse et je ne tiens pas à l’enrouler autour du premier poteau croisé.

Notre Mustang Mach 1 freine convenablement, bien aidée par le freinage à disques, alors optionnel. Le toucher de pédale est intuitif même sur un freinage d’urgence. Vous avez de quoi arrêter la bête sans mal et sans vous faire peur.

Le châssis n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. On est pas dans un film des années 60 ou encore dans la Corvette C2 427 essayée il y a quelques temps. Notre Mustang Mach 1 garde le cap, pas besoin de corriger la trajectoire à chaque mini-bosse sur la route. Par contre, la route étant toujours aussi grasse, je fais attention. À la réaccélération je sens bien que l’autre stéréotype holywoodien refait surface. L’arrière a tendance à se délester et il faut quelques notions de contre-braquage pour la garder sur la trajectoire. Ce n’est pas le trophée Andros, mais je comprend vite comment faire fumer les gommes. Et c’est pas que pour épater la galerie.

Les virages ne sont pas trop un souci pour la Mustang Mach 1. Les trains revus permettent d’augmenter le curseur vers sport sans gâcher le confort. L’américaine ne se vautre pas au moindre changement de cap, et au pire, je corrige avec l’accélérateur.

Mais côté moteur ça donne quoi ? Déjà il ne faut pas oublier qu’il est accolé à une boîte 3 et qu’elle est automatique. Et en plus de ça, elle tire trèèès long. Ça pourrait être un souci mais quand l’envie me prend de souder le pied droit au tablier, tout répond. La boîte tombe un rapport et après un petit patinage, la Mustang Mach 1 pousse. Le couple max se trouve à 3600 tours mais une bonne partie est disponible à bas régime. Du coup on accélère, plutôt vite… mais j’avoue que ce n’est pas forcément l’arme que j’aurais choisie pour faire un drag-race !

Par contre, pour avaler les bornes sereinement, laisser un mazout dans les rétros sur une longue ligne droite, là je la prend direct !

Conclusion :

Pour conclure sur la Mustang Mach 1, je dirais que bien que la balade fut courte cette auto m’a transportée de l’autre côté de l’Atlantique. Déjà avec son style inimitable. Ensuite le son du moteur fait partie des choses qui vous transportent. Ce glouglou est addictif et je ne m’en lasse pas !

Je l’ai trouvée facile à appréhender. Elle se montre docile et n’essaie pas de vous tuer au moindre coup de gaz. Dans l’ensemble c’est donc une bonne voiture que presque n’importe qui pourrait conduire… Pour finir sur une note positive cette auto m’a mis la banane du début à la fin ! Je recommande pour vous redonner le sourire quand vous pourrez la sortir !

Points fortPoints faible
Le son du V8 !Elle pourrait être plus bestiale
Facile à conduirePrix d’achat assez élevé
Freinage efficacePièces à importer
Une sacrée gueule
ImageAu volant d'une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !
EntretienAu volant d'une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !
Plaisir de ConduiteAu volant d'une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !
ErgonomieAu volant d'une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !
Facilité de conduiteAu volant d'une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !
Note TotaleAu volant d'une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !

Rouler en Ford Mustang Mach 1

Déjà une chose à savoir, c’est que la Ford Mustang Mach 1 est relativement rare ! Attention on parle de 113.000 voitures sur les années 69 et 70, identiques à celle-ci. Mais il faut aussi comparer aux chiffres des autres déclinaisons : 492.000 autos ! Néanmoins il sera aussi facile de trouver une Mach 1 de ces années là qu’une Fastback “normale”.

Ensuite il faudra en trouver une en France. La Mustang n’a été importée officiellement qu’assez récemment. Donc la plupart des autos que vous trouverez seront arrivées par bateau plus ou moins récemment. Contre 35 à 40.000 € vous en trouverez une déjà arrivée. Sinon vous pouvez aussi faire importer la votre, ça peut coûter moins cher mais l’état de l’auto ne sera pas toujours nickel.

Enfin, gare aux pièces ! Étant donné que l’auto est importée, les pièces aussi. Là encore il faudra fouiner. Certaines pièces se trouveront en Europe, déjà importées elles aussi, d’autres seront à commander aux USA. N’oubliez pas que cela veut dire que vous ne les aurez pas tout de suite et qu’il faut compter avec les droits de douane. Passer par un spécialiste vous rassurera sûrement.
Dernier point : on parle d’une américaine, conçue avant le choc pétrolier. Donc à l’usage n’oubliez pas la consommation. On pourra quand même nuancer en se disant qu’elle ne sera pas forcément plus élevée que certaines anglaises par exemple (oui on parle des Jaguar).

Merci à Antoine de m’avoir laissé au volant. Et merci aux équipe de Paris Auto Events d’avoir permis ce roulage sur le mythique Autodrome.


Fiche Technique de la Mustang Mach 1
MécaniquePerformances
Architecture8 cylindres en VVmax225 km/h
Cylindrée5769 cm³0 à 100 km/h7,3 s
Soupapes16400m da15,4 s
Puissance Max270 ch à 5400 tr/min1000m da28,4 s
Couple Max416 Nm à 3600 trs/minPoids / Puissance5.5 kg/ch
Boîte de vitesse3 rapports automatique

TransmissionPropulsion
ChâssisConso Mixte15 L/100km
Position MoteurLongitudinale avantConso Sportive22 L/100km
FreinageDisques pleins AV, Tambours ARCote 1974——–
Dimensions Lxlxh481 x 188 x 129 cmCote 2020± 35.000 €
Poids1475 kg

Guillaume Jnk on Email
Guillaume Jnk
Rédacteur-photographe à News d'Anciennes
Comme la plupart des contributeurs de News d'Anciennes, Guillaume est un passionné de photos et de belles autos.
Il a rejoint l'aventure en Juin 2018.
Benjamin on Email
Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

2 commentaires sur “Au volant d’une Ford Mustang Mach 1 1969, au galop !”

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