Bugatti, Dino et Mercedes, Bonhams sort un gros catalogue pour Les Grandes Marques au Grand Palais 2020

De temps en temps la maison Bonhams propose des catalogues qui semblent un peu moins fournis que ceux de ses concurrents. Pour la semaine de Rétromobile ce ne sera pas le cas et le catalogue de la vente “Les Grandes Marques au Grand Palais 2020” est dense et propose vraiment de grandes marques.

La vente Les Grandes Marques au Grand Palais 2020

Rendez-vous, comme son nom l’indique, au Grand Palais. Le Mercredi 5 Février de 9h à 17h et le Jeudi 6 de 9h jusque 14h et le début de la vente, vous pourrez découvrir les autos dans cet écrin d’exception qu’est le Grand Palais. 250 lots seront proposés. L’automobilia est bien présente avec une belle série de mascottes et on compte ensuite une centaine de véhicules.

Du côté des belles automobiles, Bonhams a sorti le grand jeu avec un catalogue bien plus relevé qu’à Scottsdale !

Les stars de la vente Les Grandes Marques au Grand Palais 2020

La grosse estimation

C’est l’auto que Bonhams avait choisi de mettre en avant dès le mois de Septembre. Ainsi les photos ci-dessous ont été prises lors de Goodwood Revival. La Bugatti Type 55 a commencé sa carrière en courant les 24h du Mans 1932 avec Chiron et Bouriat. Elle est ensuite achetée par l’éditeur Jacques Dupuy qui lui fit faire cette carrosserie chez Figoni.
Une auto élégante, à palmarès qui plus est, qui visera un très gros prix, entre 4 et 7 millions d’euros !

La star qui se cache

Impossible d’avoir un gros catalogue Bonhams sans une auto à l’estimation gardée secrète. Cette fois ce sera une Dino 206 S/SP, une auto qui commença sa carrière en 1967 avec une carrosserie Drogo et qui se présentera à Paris avec une carrosserie de 1970-1971. Cette auto a un beau palmarès et a appartenu à de grands noms, y compris en France puisqu’elle a été résidente du Mas du Clos. On ne connaît pas son estimation exacte, mais Bonhams peut en espérer plus de 2 millions d’euros.

Les autres millionnaires potentielles

À ces deux autos le catalogue de la vente Les Grandes Marques au Grand Palais ajoute 10 autres millionnaires potentielles ! Ne cherchez pas, c’est plus qu’à Scottsdale. Bonhams a vraiment mis le paquet sur Paris !

On commence avec LES autres Bugatti qui sont vraiment mises en avant, jusque sur la couverture du catalogue.
La première est une Type 57 Atalante de 1938 à carrosserie Gangloff. Une auto restaurée en état concours il y a une quinzaine d’années et qui reste superbe. Elle est estimée entre 1.5 et 1.8 million d’euros.
Autre création de Gangloff sur une 57, une C carrossée en Cabriolet Stelvio. Une auto de 39, une des dernières avant la guerre, en superbe état et estimée entre 1.35 et 1.65 million d’euros.
Enfin une Type 39 de 1925, une auto de Grand Prix ex-usine, qui gagna notamment le Grand Prix d’Australie 1931 et qui est désormais estimée entre 1.05 et 1.4 million d’euros.

Ensuite quatre autres auto d’avant-guerre qui viseront le million. Tout d’abord une Mercedes-Benz 500K Cabriolet A de 1935. Une des 31 autos de la série, ayant été commandée neuve par l’acteur Henry Garat. Elle est estimée entre 1.5 et 2 millions d’euros.
Ensuite une auto plus sportive une Invicta 4½-Litre S-Type Low Chassis Sports ‘Scout’ de 1931. Jamais restaurée, mis à part la boîte, elle est en superbe état et estimée entre 1.2 et 1.5 million d’euros.
On reste dans les sportives avec une Talbot AV105 qui a déjà remporté le plateau 1 du Mans Classic par le passé… et qui ne demande qu’à y retourner ! Elle est estimée entre 800.000 et 1.1 million d’euros.

On termine avec une française, une Delage D8S de 1935 carrossée en Cabriolet Spécial par Chapron. C’est probablement la seule à l’avoir été et elle est estimée entre 800.000 et 1.2 million d’euros.

Et maintenant les autres après-guerre. Sans surprise on retrouve une 300 SL. Celle-ci est un roadster, mais de 1963 avec les dernières évolutions, dont les freins à disque. Elle est estimée entre 1.3 et 1.5 million d’euros.
On continue avec une auto plus rare, une Pegaso Z-102 Cabriolet. Une auto carrossée par ENASA, restaurée dans les années 80 et en superbe état. Elle est estimée entre 800.000 et 1.2 million d’euros.
Dernière millionnaire potentielle, une Alfa 1900C SZ Coupé de 1955. Avec préparation d’origine et un historique clair, elle est estimée entre 750.000 et 1 million d’euros.

Encore de belles françaises

En plus des françaises visant un prix supérieur au million d’euros, on en trouvera d’autres au catalogue de la vente Les Grandes Marques au Grand Palais 2020.

Déjà d’autres Bugatti. La plus ancienne est une Type 13 de 1913, avec une réplique de châssis et de carrosserie. Elle est estimée entre 190 et 240.000 €.
Ensuite une Type 23 de 1922, avec de nombreuses pièces originale, estimée entre 500 et 600.000 €.
Enfin une Type 40 Grand Sport de 1927 avec une restauration ancienne et une estimation fixée entre 350 et 450.000 €.

En dehors des Bugatti, d’autres avant-guerre. On retrouve ainsi une Hispano Suiza H6B carrossée par Derham sous licence, à restaurer et estimée entre 325 et 450.000 €.
On poursuit avec deux autos de 1935. D’abord une Delahaye 135 Coupe des Alpes à la carrosserie signée Labourdette (est. 180-220.000 €) et une Talbot-Lago T120 Baby Sport Cabriolet avec carrosserie et intérieur d’origine (est. 120-160.000 €).
Dernière française d’avant-guerre, une autre 135, un cabriolet Trois Positions de 1938 qu’on doit à Chapron et qui est estimé entre 200 et 300.000 €.

Après-guerre on retrouve une autre Delahaye, une 235 Cabriolet à carrosserie Antem. Une auto connue en France, ex-Charbonneaux et estimée entre 210 et 260.000 €.
Ensuite une Facel Vega. Ici c’est une FV2 de 1956 estimée entre 140 et 180.000 €.
Enfin une DS19 Prestige de 1959, carrossée chez Chapron et vendue à l’armée française. C’est la seule survivante de ce genre et elle est estimée entre 60 et 90.000 €.

Les autres immanquables de la vente Les Grandes Marques au Grand Palais 2020

Les Lancia et une New Stratos

On commence par des Lancia. On en trouve de belles dans le catalogue et surtout si vous aimez le sport ou l’élégance. On commence par les belles avec une B24S Cabriolet de 1956 restaurée il n’y a pas si longtemps (est. 250-300.000 €) et une Flaminia Sport Zagato de 1963 (est. 250-300.000 €).

On passe au sport ensuite avec trois raretés : une Stratos Stradale de 1976 (est. 400-500.000 €), une S4 Stradale (est. 550-650.000 €) et Delta HF Integrale Groupe A de 1988 pilotée en son temps par Biasion ou Alén (est. 280-320.000 €).

On termine par une New Stratos, la première à passer aux enchères. Si le projet ne vit pas le jour en 2005, Ferrari refusant de fournir des F430 Scuderia, avec l’arrivée des autos sur le marché de l’occas’, certaines autos furent finalement construites sous la marque MAT. C’est l’une d’elle qui est proposée avec une estimation comprise entre 700 et 900.000 €.

Du sport, pas toujours roulant !

On commence avec une auto qui a gagné le Tour de France Automobile en 1961 dans sa classe. C’est la Jaguar MkII de Bernard Consten et elles estimée entre 180 et 200.000 €.
On enchaîne avec une Elva Mk1/B de 1955. Vendue avec son moteur d’origine et un moteur Ford sous le capot, elle pourra courir dans de nombreuses courses historiques (est. 90-120.000 €). Dans le même genre, une Devin Porsche, petite et rare barquette au moteur de 356 A, entièrement restaurée (est. 80-120.000 €).

Enfin deux autos plus récentes. D’abord une Alfa 75 Turbo Evoluzione, construite pour le championnat de tourisme italien, elle a ensuite couru en Hollande avant d’être passée en spécifications IMSA. Elle a ensuite couru un peu partout en Europe. Elle est estimée entre 120 et 180.000 €.
La dernière est bien un châssis Toyota de F1 de l’année 2008 mais il est vendu sans électronique ni moteur. Parfait pour une expo, il est estimé entre 60 et 80.000 €.

Élégance et rareté :

En dehors des françaises et des millionnaires, deux autres avant-guerres ont retenu notre attention. Il s’agit d’abord de la Mercedes 540 K Cabriolet B de B de 1937, auto emblématique estimée entre 650 et 750.000 € et ensuite de la Horch 853 Spezialroadster, dans le style de Erdmann et Rossi, estimée entre 600 et 700.000 €.

Trois beautés d’après-guerre ensuite. L’Aston Martin DB MkIII est “classique” et toujours aussi belle. Elle est estimée entre 275 et 325.000 €.
Ensuite on retrouve une auto un peu plus rare, une Alfa Romeo 1900C, mais pas une Zagato, une Touring de 1955, estimée entre 180 et 220.000 €.
Dernière auto d’après-guerre que l’on retient, une voiture de salon, une BMW-Glas V8 carrossée par Frua et exposée au salon de Paris 1970. Elle est unique et estimée entre 250 et 350.000 €.

En bref, le catalogue de la vente à la hauteur des lieux :

Les Grandes Marques au Grand Palais 2020 ce sera d’abord une super exposition. Et puis le catalogue est bien construit, avec des thèmes clairs et limpides. Les résultats seront une nouvelle fois à surveiller de près et évidemment on vous en reparlera.

Vous retrouvez l’intégralité du catalogue ici.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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