Edito : Nous ne sommes pas journalistes. C’est grave docteur ?

Il y a quelques semaines, le Salon Epoqu’Auto a ouvert sa plate-forme de demande d’accréditations presse. Une étape normale pour nous qui nous sommes empressé de remplir le formulaire pour demander ladite accréditation. Un de mes sages confrère a ensuite reposté sur facebook une capture d’écran de la première page du formulaire. Celle-ci :

Et oui, le salon lyonnais propose aux aspirants accrédités de dire s’ils sont Journalistes ou Influenceurs. Et là ce fut le drame ! Une avalanche de commentaires haineux sur les influenceurs (qui cherchent parfois, c’est vrai) mais surtout mettant sur un piédestal tout porteur de la carte de la sacro-sainte carte de presse. Et au passage, on tapait aussi sur les blogueurs, dommage collatéral me direz-vous. La raison ? Pour beaucoup cette carte est la garante d’un travail de qualité.

Alors je ne nierais pas que c’est souvent le cas. Mais de là à dire que parce qu’on l’a pas on est des vendus, des moins que rien qui racontent n’importe quoi sans vérifier leurs sources et accumulent les fautes…

Fallait me dire tout de suite. Je l’aurais prise ma carte de presse si c’était comme un vaccin qui évitait tout cela… sauf que ce n’est pas vrai. Il suffit de lire un peu la presse, et là j’englobe tous les encartés du print et du web, pour se rendre compte que le précieux sésame n’est en rien une garantie d’un travail irréprochable.

Alors on se calme deux secondes. Oui il est vrai que grosso-modo on aura une meilleure qualité de reportage venant de journalistes que de blogueurs et d’influenceurs. Mais est-ce qu’il ne serait pas temps de reconnaître que certains support de presse, qui ne comptent pas de journalistes, sont capables de produire de bons reportages ? Et qu’ils ne sont pas vendus, pas plus qu’un présentateur télé qui dirait du bien d’une marque parce qu’il peut en emprunter autant qu’il le souhaite ?

Nos stats d’octobre

On est ptet des vendus vu qu’on est pas journalistes, mais on reste transparents et on publie nos stats ! En Octobre on compte 153.767 pages vues sur News d’Anciennes par 88.996 visiteurs. Surtout on se rapproche des 2 Millions de pages vues, après avoir battu notre record précédent sur l’année.

Benjamin on Email
Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

10 commentaires sur “Edito : Nous ne sommes pas journalistes. C’est grave docteur ?”

  1. Compte tenu du degré d’exigence que tu suggère à tes “reporters” pour la rédaction de leurs articles, je pense qu’effectivement on peut faire aussi bien que certains journalistes ayant leur carte de presse. Et puis peut être apportons nous un regard neuf, sur les sujets que nous abordons. Exemple récent l’essai du cabriolet Traction 7C. La Citroen est sans doute l’un des sujets les plus traités par la presse automobile ancienne, mais l’essai réalisé par Thierry apportait l’éclairage d’un néophyte peut être plus original

  2. Excellent edito comme toujours. Merxi’
    Je dirais que c’est devenu un faux problème. Les deux système presse et blog pour faire simple ne trzitens pas des mêmes sujets. Quel journal fait des reportages sur toutes les manifestations d’anciennes à travée sla France ?
    Combat d’arrière garde qui est en plus démenti par la faible confiance des français pour la presse !

  3. Bonjour
    Je vous lis occasionnellement, car je suis amoureux de l’automobile, et de l’automobile ancienne pour laquelle vous vous dépensez considérablement.
    Votre commentaire m’émeut. Ayant fait une grande partie de ma carrière dans la presse, j’ai appris que la carte de presse n’est pas forcément une garantie de qualité des écrits, mais elle assure à celui qui l’utilise à propos, que son travail respecte certaines règles dont l’indépendance, le fait que l’essentiel de son activité est dédié à l’information et apporte une reconnaissance de ses contacts. Par là, j’intègre les organisateurs de salons et les services de presses divers et variés.
    La presse souffre. il est plus facile de revendiquer des lectures de pages gratuites sur Internet que des lecteurs abonnés à du papier. J’ai du respect pour les journalistes qui après 5 ans d’études après le bac sont embauché au smic, en CDD souvent !
    Après, il faut être respectueux de la carte que l’on revendique.

  4. Il y a des chats noirs partout. J’ai eu le bonheur de rouler avec des voitures des constructeurs mais n’ai pas eu l’impression d’en abuser. Pour chaque prêt, il y avait de la communication (j’étais plutôt dans la technique, donc plutôt objectif, je pense), et j’ai comme beaucoup eu connaissance des excès. Comme les constructeurs eux même, je les condamne. Par ailleurs, la sacrosainte caarte de presse est attribuée aussi aux éditeurs qui n’ont de journalistes que d’investir dans des titres de presse.
    Pour en revenir aux journailstes, ils sont (sauf les exceptions médiatiques) plutôt mal payés et la carte permet de compenser ce traitement très au dessous de l’exigence de leurs patrons.

  5. Sans la carte, pas de visites des salons dans des conditions normales, l’entrée payante dans les musées, même pour reportage, difficultés relationnelles avec les entreprises …
    Alors, si on exerce dans un média de communication, il faut demander la carte de presse. Si on a un métier (pour le quotidien) et que l’on fait un blog pendant son temps libre, on ne l’a pas, et on se ferme certaines portes. Mais est-ce normal de prendre la place d’un employé à plein temps, de quelqu’un qui a fait des études longues, simplement parcequ’on est passionné et que l’on a du temps à tuer ?
    Jean-Marc, retraité

    1. Je ne crois pas qu’un seul organisateur d’événement ou musée “n’enlève” de place à un journaliste pro parce qu’un blogueur, même reconnu, demande également une accréditation.

  6. Ben non, je ne savais pas que vous n’étiez pas journalistes et je m’en fichait comme de ma première chemise.
    Aussi, maintenant c’est clair, je vais me désabonner . . . de toutes les autres publications que je reçois.
    Je ne suis pas toujours d’accord avec vous et je vous le dis parfois.
    Alors, rien que pour ME faire plaisir, passez-moi encore et encore plus de photos de voitures AMERICAINES, “rrrontedju !”
    R-L B-F

  7. Le terme “influenceur” est significatif. Ridicule et prétentieux, il sent la malhonnêté et la manipulation. Evidemment, le journaliste, par comparaison, fait noble, même si en 2019, bien des pratiques journalistes d’autrefois n’ont plus guère de sens. Et le public ne s’y trompe pas, notamment à toujours voter ou penser à contresens de ce qui est martelé dans la presse bien encartée.

  8. Les journalistes radio et télé ne sont pas à l’abri de bourdes. Le journal Le Monde a fait la nécro de Bernard Tapie, dernièrement. Journaliste n’a jamais été synonyme de justesse et vérification des propos et faits, et encore moi, à l’heure actuelle avec les réseaux sociaux. Pour moi, ne changez rien, vous êtes super et encore merci à Xavier de Toulouse pour des beaux reportages.

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