Vue dans la Rue : une Vespa 400, une française au nom italien

C’est à Thonon que Hugo nous a dégoté cette petite auto. La Vespa 400 est une auto dont l’histoire est plutôt singulière puisque malgré son nom qui fleure bon l’Italie, c’est en France qu’elle fut produite !

L’histoire de la Vespa 400

Si la conception de l’auto est à mettre au crédit de SIATA, c’est Piaggio qui devait construire la Vespa 400. Sauf qu’en Italie, le géant Fiat voit d’un très mauvais œil l’arrivée d’un concurrent dans le segment des très petites autos. Quelques pressions plus tard, la Vespa 400 a vécu. Les sous-traitants ont dit nom au fabricant de scooters.

Mais l’histoire rebondit en France. ACMA, pour Ateliers de Construction Motocycles et Automobile, s’allie à Piaggio pour produire cette petite auto près de Nevers. Et l’auto reste résolument française : la carrosserie vient de chez Facel Vega, les phares sont fabriqués par Autoroche, l’allumage chez Ducellier, les démarreurs et Dynamo viennent de chez Paris-Rhône.
Le moteur est un deux temps robuste de 393 cm³ pour 12ch SAE relié à une boîte 3 vitesses. Refroidi par air, il suffit largement à propulser l’auto jusque 90 km/h puisqu’elle ne pèse que 380 kg à vide. C’est en partie du à sa taille : 2m85 de long, 1m27 de large et 1m25 de haut.

Les évolutions

Révélée en Septembre 1957, elle démarre vraiment sa carrière au salon de Paris la même année. Elle va évoluer constamment.
En 1958, les propriétaires n’ont plus besoin de faire leur mélange eux-même, un réservoir d’huile est relié à un mélangeur semi-automatique. Les sièges changent eux aussi en étant rembourrés jusqu’en haut et les pare-chocs chromés laissent leur place à des lames inox.
Pour 1959, ces lames sont de nouveau remplacées par des pare-chocs plus enveloppants, les vitres sont coulissantes et des clignotants apparaissent sur les ailes avant. Le moteur est revu, en augmentant son taux de compression, il atteint 14ch SAE.
En 1960, pour relancer le modèle qui se vend mal (le réseau est confidentiel), deux versions plus équipées apparaissent : les Luxe 61 et Grand Tourisme. Cette seconde adopte notamment une boîte à 4 vitesses.

Las les cadences de productions sont trop faibles et la Vespa 400 s’arrête en 1961. 29873 petites autos auront été produites.

La Vespa 400 et sa concurrence

Outre son réseau, la Vespa 400 a souffert de sa concurrence. Si ses performances sont de premier ordre, elle souffre au niveau commercial. Citroën met plusieurs mois à livrer une deuche… mais réduit le délai si vous voulez acheter une Vespa ! Autre problème : la Vespa 400 est gloutonne. Elle consomme en effet plus de 8 litres aux 100 km, dommage pour une auto économique.

La Vespa 400 vue dans la rue

Apparemment, cette Vespa 400 est un des tous premiers modèles. En effet, les pare-chocs ne sont pas des lames inox, tandis que les sièges ne sont pas rembourrés jusqu’en haut. Visiblement c’est donc un modèle de 1958. Un beau modèle en parfait état.

Si une telle auto vous intéresse, sachez que malgré son petit moteur elle cote aux alentours des 7000 € ! Mais dites vous aussi que c’est le prix qu’atteignent désormais certaines deuches, moins originales !

Elle fait en tout cas le bonheur des passionnés de microcars. Un bon exemple, c’est le Bisbi National Rally dont on parlait très récemment.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

1 commentaire sur “Vue dans la Rue : une Vespa 400, une française au nom italien”

  1. Petite précision , les pare-chocs sont en Inox dès le début , ils ne rouillent pas , d’abord lisses puis ensuite avec une nervure , ensuite ils ont été en acier sans bananes puis avec bananes .

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