Essai Audi TT 3.2 V6 : Hashtag Audi !

Ma virée dans le Vercors m’a permis, en plus de m’éclater au volant d’une Dodge Viper, d’essayer une auto assez rare et qui a marqué son époque. Je parle de l’Audi TT 3.2 V6 en boîte manuelle. Alors qu’est-ce que donne l’égérie d’Audi dans sa version de pointe, sur les routes exigeantes du Vercors ? Et puis est-ce que cette auto est promise a un bel avenir promis en collection. C’est ce que je vous propose de découvrir.

Histoire de l’Audi TT

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je propose de rapidement passer en revue l’histoire de l’Audi TT. TT, d’où vient cet étrange patronyme chez une marque qui a pour habitude de nommer ses modèles par une lettre et un chiffre ? En fait TT est l’abréviation de « Tourist Trophy », une célèbre course de motos disputée sur l’ile de Man. Aucun rapport avec Audi vous me direz ? Et bien si, en fouillant dans les archives, on s’aperçoit que la marque NSU, fabriquait des motos avant de fusionner pour devenir Audi. Mais pas que, l’Audi TT est aussi un clin d’œil à la NSU TT qui était un petit coupé à moteur arrière construit dans les années 60.

Bref, l’histoire de notre TT sauce Audi commence en 1994, année durant laquelle l’équipe de design basée en Californie commença à plancher sur le concept TT. Un an et demi plus tard, celui-ci fut dévoilé au salon de Francfort. Le coup de crayon très épuré et moderne fit fureur. Tant et si bien que le constructeur décida de lancer la production en série. Tout ne se fera pas en un jour, il faudra trois ans pour que le TT soit enfin commercialisé. Nous sommes alors en 1998. Et à l’époque, ce petit coupé aux lignes pratiquement identiques à celles du concept fit l’effet d’une bombe. Quant au succès,  il fut immédiat. Cela dit tout n’était pas rose, car  les premiers TT avaient pas mal de défauts qui auraient bien pu ruiner sa carrière.

Basé sur le châssis de la golf 4, le TT était tape-cul ou trop souple, suivant que vous optiez ou non pour le châssis sport. Il faut savoir qu’à l’époque Volkswagen ne savait pas faire de suspensions et dans le cas du TT cela entraînait pas mal de problèmes de motricité. D’autant que le petit coupé était bien doté niveau puissance avec un bloc 1.8L offrant 180 ou 225ch en version Quattro. Mais ce n’est pas le plus grave. Le défaut majeur était lié à la ligne très pure qui ne générait pas assez d’appui sur le train arrière. La conséquence directe était une très mauvaise tenue de route à haute vitesse. Heureusement Audi réagira assez rapidement en intégrant un becquet sur la poupe et en modifiant les réglages des suspensions dès 1999.

1999 sera aussi l’année du lancement de la version roadster. Ses soucis de jeunesse derrière lui, le TT pouvait désormais profiter du succès qui lui était dû. Courant 2002 l’offre fut complétée par le bas avec une version du 1.8L dégonflée à 150ch. En 2003 arriva la version V6 3.2L de 250ch afin de chapeauter la gamme et de donner un peu de muscle à la petite bavaroise. Ce fut aussi et surtout le lancement de la boîte DSG à double embrayage qui révolutionna le monde des boîtes automatiques. L’Audi TT poursuivit sa carrière sans grandes nouveautés hormis quelques éditions limitées. En guise de chant du cygne Audi commercialisa la version Quattro sport de 240ch en 2005. Le TT première génération tirera sa révérence en 2006 laissant derrière lui 270.000 exemplaires vendus. Une véritable success story.

Notre Auto

Notre modèle du jour est un millésime 2006 et totalise à ce jour 180.000km. Il s’agit de la version 3.2L équipé d’une boîte manuelle et du pack advance plus. Ce pack proposé uniquement en 2006 rajoute quelques options telles que l’excellent système audio Bose, des jantes spécifiques, une sellerie en cuir nappa etc… Allons la découvrir.

Extérieur : Séduisante

L’Audi TT c’est avant tout une gueule craquante ! Et surtout ultra-novatrice en son temps. L’auto est très compacte, 4m de long pour 1m76 de large et 1m35 de hauteur. Mais c’est avant tout son style qui retient l’attention, tout en rondeurs, très lisse, plutôt sexy. Voilà qui tranche radicalement avec le reste de la gamme du constructeur au design bien timide. Ces rondeurs sont présentes partout, de l’avant à l’arrière en passant par la ligne de toit et les ailes. Mais pour éviter un style trop mou façon Ford Ka, on retrouve une ligne de caisse très haute, bien démarquée, et quelques angles vifs. Simple, subtile, efficace, mais pas très masculin.

En parlant de muscle, les hommes d’Ingolstadt ont procédé à deux trois modifications, pour viriliser un peu l’auto à l’arrivée du 3.2L. La face avant est revue, les aérations se veulent plus larges, plus agressives, on note aussi l’apparition de branchies façon RS4 sur les côtés. Pour ce qui est de l’arrière, c’est un bon gros becquet qui vient prendre place sur le coffre, ainsi que 2 sorties d’échappement très évocatrices. L’ensemble est complété par des jantes de 17 pouces au look plus agressif. Au final l’ensemble reste relativement discret mais rajoute juste ce qu’il faut d’agressivité. Personnellement j’aime beaucoup le look de notre petit coupé.

Intérieur : Séduisant

Lorsque j’ouvre la porte de l’Audi TT, le premier truc qui me frappe, c’est que l’audace du design n’a pas été qu’extérieur. La planche de bord suspendue, toute en rondeurs et flanquée de ces aérations stupéfiantes est réellement avant-gardiste. Pour le reste, c’est assez épuré. Niveau ambiance, le TT est unique en son genre. Avec sa ceinture de caisse très haute, et ses faibles surfaces vitrées on se croirait à bord d’un sous-marin. Attention, cela peut créer un sentiment de claustrophobie. Par contre ce côté tout gris tout noir me file le cafard et tranche complètement avec ce style moderne et fun.

Cette tristesse funèbre me rappelle rapidement que je suis bien dans un véhicule du groupe VAG. Tout comme les matériaux et les assemblages. De ce côté-là, rien à redire. Tout est bien ajusté, les matériaux sont agréables, et ont bien vieilli. Même les cuirs ! Alors, on n’est pas au niveau d’une Mercedes, si on fait exception du SLK, mais un bon cran au-dessus du voisin munichois. En ce qui concerne les équipements là encore notre Audi TT nous gâte, sièges chauffants, régulateur de vitesse, système audio Bose, Téléphone etc… Bref tout y est pour passer un agréable voyage à deux.

Je précise à deux, car même si il y a quatre places, n’espérez pas  faire grimper deux adultes à l’arrière, ni quoi que ce soit de vivant d’ailleurs. Et puis de toute façon avec seulement 220L tous les bagages ne rentreraient pas dans le coffre. Cela dit, banquette rabattue celui-ci est relativement vaste, et grâce au hayon, il est très accessible. C’est un bon point, surtout lorsqu’il faut photographier une Viper en roulant. Tant que j’y suis coté rangements, le TT est plutôt radin. Au final, hormis quelques couacs avant tout liés à la physionomie de l’auto, je trouve l’intérieur réussi.

Mécanique : Le ramage à la hauteur du plumage.

À sa sortie beaucoup ont reproché à l’Audi TT une conduite aussi savoureuse qu’un plat d’endives. La faute à un comportement peu enjoué, des mécaniques fades, pas franchement raccord avec les ambitions du petit coupé. Par chance chez Audi on a vu et pris en compte ces doléances ! Et c’est ainsi qu’est apparu en 2003 le TT 3.2L.

Sous le capot on retrouve donc le VR6 de 3.2L issu de la Golf R32. Si le couple reste inchangé avec 320nm à 2800trs/min, quelques modifications ont permis de gagner 10ch. Ainsi pour se démarquer de sa cousine, et surtout chapeauter sa gamme, le TT 3.2L se dote de 250ch à 6300trs/min. Car il ne faut pas oublier la version Quattro 225ch . Bref, enfin un moteur à la sonorité et au tempérament réputé couillus, pour aller se bastonner avec les ténors du segment.

Côté transmission, le 3.2L signe aussi l’arrivée en grande pompe de la prometteuse boîte DSG (Direct Shift Gearbox). Une boîte robotisée à double embrayage, un pour les rapports pairs, l’autre vous l’aurez deviné. L’intérêt de cette boîte étant, pour l’essentiel, la suppression des à-coups aux changements de rapports. Et il faut bien l’avouer des vitesses de passages plus rapides, 0.2s en 2003 c’était canon ! Cette boîte se voulait être en quelque sorte l’alliance du meilleur de l’automatique et du manuel.

Pour parfaire le tableau le TT 3.2 s’offre évidemment une transmission  « intégrale ». Mais bien que bénéficiant de l’appellation Quattro, il s’agit du système haldex moins gourmand mais non permanent. En fait, par défaut le TT est une traction, mais en fonction de la motricité, jusqu’à 50% du couple peut être reporté sur le train arrière. Ce système est repris sur l’ensemble des modèles compacts à moteur transversal de la gamme.

Sur la route : Où est le fun ?

À allure normale, polyvalence à tout prix.

Trêve de bavardages, voyons ce que donne notre Audi TT à l’usage. Clef dans le Neiman, contact, le VR6 s’ébroue en toute discrétion. Pour l’amateur averti, pas de doute, le timbre et la voix rauque trahissent l’architecture et la grosse cylindrée. Cela dit, même si au son j’ai l’impression d’en avoir une grosse, il me manque un truc. Ah oui, un peu de passion et de frisson. En fait à ce moment j’ai juste l’impression d’être dans un coupé bien feutré typé grand tourisme, genre une CLK320 voir une 850ci. Je trouve ça un peu dommage pour une caisse à vocation fun et sportive.

D’autant que l’intérieur, bien qu’aussi triste qu’un avis de décès, est plutôt agréable et invite à rouler. La position de conduite est top, les sièges offrent un bon maintien, tout tombe sous la main. Et pour une fois, pas de bizarreries ergonomiques, pédalier, levier de vitesses, comodos, compteurs sont là où on les attend. Au volant, malgré ses 20 ans, le TT démontre que l’on n’a pas vraiment progressé depuis, et met tout de suite en confiance son conducteur. Ça, c’est un bon point ! Première, je relâche l’embrayage comme à l’autoécole, et le coupé s’élance silencieusement.

A train normal, j’admets que cette auto respire la polyvalence et le savoir-faire allemand. En fait, je n’ai pas grand-chose à reprocher à notre petit coupé. Le VR6 est de très bonne compagnie grâce à sa belle plage d’utilisation. Les 320nm obtenus dès 2800trs/min permettent de reprendre sur n’importe quels rapports. En parlant de ça, la boite de vitesse est bonne, bien étagée et agréable à manier. La direction est précise et offre un bon compromis  entre fermeté et souplesse. Les freins répondent présents et la transmission « intégrale » apporte un comportement ultra facile. En revanche, en bonne Audi de ces années-là, le TT est quelque peu tape-cul.

Et quand on commence à taper dedans ?

Me voilà sur le col de Rousset, 2eme, 4500trs/min c’est parti. Niveau pêche rien à redire, le 3.2L embarque sans soucis les 1600kgs du TT. Oui 1600kgs pour une si petite auto, vous avez bien lu. C’est d’ailleurs un souci, car même si l’aiguille grimpe vite, je reste un peu sur ma faim. Physiquement je me demande où sont tous les chevaux, et je sens qu’il y a pas mal d’inertie. À cylindrée égale le V6 Mercedes moins puissant me semblait plus démonstratif. Et ce n’est pas le bruit très étouffé du VR6 qui va m’apporter un peu de réconfort. C’est dommage car ce moulin émet une superbe mélodie ! Aller petit TT un peu de fantaisies !

5500, 6000tours, le VR6 s’énerve et devient plus rageur. Je sens bien le coup de pied aux fesses typique d’un atmo dans les tours, et je reprends espoir. Enfin du Fun ? « Ach nein ! » J’ai bien l’impression qu’évoquer ce mot du côté d’Ingolstadt est passible de licenciement pour faute lourde. Même si il devient plus caractériel, le 3.2L reste toujours dans la retenue, puissant, efficace, mais ni explosif ni démonstratif. Bon sang il y a quand même 250ch ! À la vue du tachymètre ils sont bien là, mais on ne s’en rend même pas compte. Côté son, même dans les tours, ça manque de panache, la musique atypique du VR6 est pourtant superbe, mais pas trop forte, il ne faudrait pas réveiller le passager.

3eme, 4eme, les rapports intermédiaires sont courts, et jouer avec la boite est très plaisant. Le levier est bien guidé, les passages sont assez rapides et les verrouillages plutôt précis. Le VR6 offre quant à lui une belle allonge ! Je commence même à avoir le sourire alors que je tricote et me fais aspirer dans les longs S du Rousset. Puis arrive la première épingle… Pied sur les freins, ils sont vraiment bons, mordants, et endurants ! La suite beaucoup moins… Tout le poids de cette lourde mécanique vient s’écraser sur le train avant me gratifiant d’un sous-virage comme je n’en ai encore jamais connu…Mon sourire s’inverse, et dans ma tête c’est un peu « what the fuck, j’ai fait une connerie ? »

Dans les enchaînements serrés, le TT n’est vraiment pas agréable. En plus de refuser de tourner, il faut se battre avec l’inertie de l’auto. Les transferts de masses sont assez brutaux, le coupé semble pataud, et je sens que les pneus peinent à encaisser. Heureusement, les 4 roues motrices se mettent en marche pour me sortir de ce bourbier sans décrocher. Même si le comportement n’est pas franchement sportif ni plaisant, je dois bien admettre que le « Quattro » pardonne tout et évite pas mal de suées. Grâce à lui, il est pratiquement impossible de faire décrocher le TT, et mine de rien ça passe assez vite dans les courbes! Bref, une auto facile, efficace, mais pas sportive voire même ennuyeuse.

Conclusion

Ah l’Audi TT, un sujet toujours délicat pour ma part. C’est une auto que j’apprécie pour sa gueule, sa polyvalence et sa facilité. Mais pas seulement, il faut reconnaitre que ce coupé est bien fabriqué, vieillit très bien et surtout qu’Audi lui doit une fière chandelle. Sans le TT est ce que le constructeur aurait réussi à se sortir de cette image de fabriquant sérieux voire ennuyeux ? Peut-être, peut-être pas.

Mais, même si j’aime cette auto, je la déteste aussi en même temps. Pourquoi n’ont-ils pas été au bout de la démarche ? Pourquoi ne pas avoir mis un zeste de fun dans le comportement routier, un peu de frisson dans la mécanique ? Non pas qu’elle soit mauvaise, loin de là. Le moteur est bon, souple, puissant, tout comme la boîte de vitesses, les freins,  et mine de rien l’efficacité générale. Mais voilà, c’est comme quand je vois une cuisine design, plans de travail en inox et mobilier contemporain. C’est beau, c’est bien fait, c’est fonctionnel et efficace, mais je me fais chier. Le pire des défauts ne serait-il pas de chercher à ne pas en avoir ?

En tout cas l’Audi TT reste une icone. Du design, mais aussi de l’Audi version jeune. Un collector en puissance assurément, d’autant que la circulation actuelle, tant que le TT est autorisé à y pénétrer, ne lui fera pas peur.

Rouler en TT

A l’instar de ses cousines allemandes de fortes cylindrées le TT n’est pas très cher à l’achat. Pour un 3.2L DSG il faut compter autour de 10.000€, les versions manuelles tournent plus vers les 14.000€. A la vue des performances et de la qualité générale de l’auto ce n’est pas dément. En revanche, comme toute allemande qui se respecte il faut l’assumer. D’abord la consommation, 10L/100 sur notre essai hors agglomération. Ok, pour une auto plaisir de 250ch ce n’est pas la fin du monde. Mais il ne faut pas oublier l’entretien ainsi que le prix des pièces… De ce côté-là, en concession, ça peut picoter. Environ 300€ pour la grosse révision, 1500€ pour le changement des amortisseurs ou encore jusqu’à 3000€ pour une ligne d’échappement.

Cela dit, si vous souhaitez entretenir vous-même votre TT, c’est tout à fait possible et le fait qu’elle partage bon nombre d’éléments avec ses cousines du groupe VAG, rend les pièces assez simple à trouver. Il faudra cependant vous armer de patience, d’une valise et le coup de pouce d’un ami mécanicien ne sera pas de refus. Le TT est une auto compacte, mécaniquement complexe et bourrée de capteurs. À l’achat, il faudra éviter les modèles trafiqués et préférer un historique assez clair et/ou une auto saine. Comme toutes les voitures de ces années la moindre panne peut se transformer en chemin de croix et vous obliger à faire quelques go-fast pour arriver à vos fins.

Globalement l’Audi TT 3.2L est une auto fiable et solide. Cependant sur le VR6 la chaine de distribution est connue pour se détendre… Il faudra aussi surveiller les trains roulants soumis à rude épreuve et connus pour s’user rapidement suivant la conduite (les premiers TT étaient connus pour la casse de leurs trains arrières), traquez tous bruits suspects. Le TT est une voiture lourde… Dans l’habitacle, les cuirs peuvent s’abîmer sur les maintiens et l’assise, mais il faudra surtout s’assurer que tout fonctionne. Particulièrement le bloc instrument connu pour lâcher du jour au lendemain. Son remplacement coûte environ 900€. Enfin, à l’extérieur guettez la rouille. Et oui le TT rouille… On la trouve surtout au niveau des seuils, bas de caisses et intérieurs d’ailes.

Image
Entretien
Plaisir de Conduite
Ergonomie
Facilité de conduite

 

Les  Plus Les Moins
Ligne Son du VR6
Bien Foutue Pas Sportive
Efficace Ennuyeuse
Son du VR6 Rare

 

 Note Totale
Fiche Technique de l’Audi TT 3,2
Mécanique Performances
Architecture 6 cylindres en V Vmax 250km/h
Cylindrée 3189  cm³ 0 à 100 km/h ​6,4s
Soupapes 24 400m da 14,9s
Puissance Max 250ch à 6300 tr/min 1000m da 27,0s
Couple Max 320 de 2800 à 3200 trs/min Poids / Puissance 6,38 kg/ch
Boîte de vitesse 6 rapports manuelle
Transmission 4 roues motrices
Châssis Conso Mixte 9,8L/100 km
Position Moteur Transversale avant Conso Sportive 17L/100 km
Freinage Disques ventilés AV et AR
Dimensions Lxlxh 4041 x 1764 x 1345mm Prix d’origine 43.000 €
Poids 1595kgs Cote 2018 12.000 €
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Mark
Rédacteur-Photographe à News d'Anciennes
Passionné de photo et de sa BMW E30, Mark a rejoint News d'Anciennes courant 2016.
Essais, road-trip, reportages, tout l'intéresse du moment qu'il peut sortir son appareil photo.

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