La Pichon Parat Dolomites, un élégante à moteur Panhard

La Pichon Parat Dolomites n’est pas la plus connue des autos ayant embarqué une mécanique Panhard. On en voit régulièrement un superbe modèle, récemment à Automédon 2017. On a donc voulu en savoir un peu plus sur cette belle peu connue.

Pichon Parat, le carrossier venu de Sens

Quand on pense aux carrossiers français, on pense à des sommités comme Chapron, Labourdette, beaucoup moins à Pichon Parat. Pourtant, contrairement à beaucoup d’autres, leurs réalisations se firent exclusivement après la seconde guerre mondiale. Le carrossier est basé à Sens dans l’Yonne. A sa tête, Bernard Pichon et André Parat. Le premier dessine les autos, le second les façonne grâce à ses talents de soudeur.
Leurs premiers coups d’éclat se firent sur une base de Ford Vedette, recarossée en tricorps, mais aussi un coupé Renault 4CV apparu au salon de 1951.

Le premier projet du carrossier de Sens à mécanique Panhard est une Junior habilement coiffée d’un toit, dévoilée en 1953. La même année, Parat est engagé sur une Peugeot 203 qu’il a modifié au Liège-Rome-Liège ou des Panhard Dyna font mieux que figurer grâce à leur petit poids et leur moteur rageur. Lui vient alors l’idée de modifier l’auto.


Naissance de la Pichon Parat Dolomites

La Pichon Parat Dolomites est donc dessinée par Parat et Pichon se charge de transformer le dessin. La base mécanique est celle d’une Panhard Dyna ou d’une Junior… ou même d’une DB. Les coachs de Deutsche et Bonnet accumulent les performances aux 24h du Mans, c’est une bonne base de communication !

Au niveau du dessin on retrouve le toit dessiné pour la Junior, et un avant plus bas que celui des autos de série. L’avant peut différer, les deux autos que l’on voit le plus ont ainsi des calandres différentes. Le pare brise diffère lui aussi. Une version panoramique est disponible, sinon ce sera celui en deux parties.

Le coupé profilé ne fait que 119 cm de haut. L’emploi de Duraluminium pour sa carrosserie permet de garder un poids très contenu de 510 kg. Avec sa mécanique de 750 cm³ ou 850 cm³ qui développe 50ch, l’auto est nerveuse. Même dans la version 42ch, elle atteint les 140 km/h !

Une courte carrière

La voiture est une sportive, et il faut le montrer ! Les participations à quelques rallyes sont nombreuses. On trouve les autos au départ de Liège-Rome-Liège ou encore des Mille Miglia. Une Pichon Parat Dolomites ira même jusqu’à courir le Tour de France Automobile. Comme les (très) nombreuses autres sportives à mécanique Panahrd elles sont à l’aise sur les petites routes et ne visent pas la victoire au scratch.

Un exemple, le plus beau : aux 500 km du Nürburgring, la Pichon Parat Dolomites de Jacques Blanchet termine 28e au général, mais surtout elle remporte la classes des moins de 1L !

Au total c’est une vingtaine d’autos qui sortiront des ateliers senonais entre 1953 et 1956. Cette année là apparaîtra le coupé Izoard sur base de 4CV et surtout deux barquettes Talbot dont on reparlera prochainement.
Actuellement on ne sait dire combien d’autos existent encore. Trois sont visibles et bien répertoriées… mais pas sûr que d’autres existent !


 

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes

Passionné d’automobile ancienne, il a créé News d’Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.

Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu’elles sont un peu plus rapides !


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