Top Gear America, la déception

Top Gear, si une émission “de bagnoles” a bien réussi à percer mondialement, c’est celle-ci. Même le changement des présentateurs, et on parle aussi d’avant les trois énergumènes qui ont amené le show là où il est, n’a pas coulé la franchise. Car c’est une franchise qui s’exporte. On vous en avait déjà parlé, Top Gear USA n’existe plus. Il a été remplacé en juillet par Top Gear America, diffusé sur BBC America, et non History Channel comme son prédécesseur.

Le nouveau format Top Gear, adapté à la sauce US

Quand j’avais vu l’annonce de l’équipe recrutée pour animer l’émission, j’ai failli tomber de mon siège tant elle me plaisait. On reprend le format que l’on connait sur Top Gear France, et sur la dernière saison de Top Gear UK : un acteur, un pilote et un journaliste. Et il faut dire que Top Gear America sort l’artillerie lourde : William Fichtner (probablement mon deuxième acteur de second rôle préféré derrière l’indéboulonnable Michael Ironside), Tom Ford (qu’on a pu voir officier dans l’émission Fifth Gear sur Channel 5 en Angleterre), et Antron Brown, champion de dragster. Du très beau linge, il faut l’avouer.

De gauche à droite : Tom Ford, le Stig, William Fichtner, Antron Brown


La mayonnaise ne prend pas

Après un marathon sur quelques jours afin d’ingurgiter toute la première saison, histoire de ne pas me limiter au premier épisode, un résultat s’impose, ça tombe à plat. Là ou Matt LeBlanc réussit très bien son rôle d’étranger dans la version UK, amenant à quelques situations comiques dans la saison 24 de Top Gear UK (on ne parlera pas de la saison 23, écueil impossible à franchir), Tom Ford semble presque jouer les intrus en permanence.

Du côté de la réalisation aussi, on perd la patte Top Gear, que même la version USA utilisait (avec l’utilisation de filtres pendant les prises de vue, etc). Du coup, on a le droit à une image très « fade », saturée, mais sans relief.

Enfin, un détail surprenant concernant la licence, fini le circuit spécifique à l’émission. On se retrouve accolé au circuit de Speed Vegas (d’ailleurs, l’émission est tournée dans le paddock).

Vous l’aurez compris, cette nouvelle version américaine ne m’a absolument pas convaincu, et on finirait presque par croire que le budget est passé dans le casting, ne laissant que de quoi réaliser une version cheap d’une licence pourtant bien installée à travers le monde. Ceci dit Rome ne s’est pas construite en un jour, et j’espère que Top Gear America gagnera en qualité comme ses homologues français et anglais. Réponse l’an prochain.

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Pierre
Rédacteur à News d'Anciennes
Tombé dans la marmite automobile quand il était petit, il a rejoint l'équipe de News d'Anciennes en 2015. Expatrié en Angleterre depuis Mai 2016, il nous partage les évènements de là-bas.
En dehors de ça, il partage une bonne partie de son temps sur la route entre une Opel Ascona et une Mazda RX-8.

1 commentaire sur “Top Gear America, la déception”

  1. Je ne savais même pas que la précédente version américaine s’était arrêtée. Il faut dire qu’elle ne m’intéressait pas. Compliqué de passer derrière la version originale de toute façon. Cela vaut pour les différentes versions vues jusqu’à présent.

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