J’ai testé une journée de pilotage avec la Classic Racing School

Je vous ai déjà parlé, dans cet article, de mon test de la Crosslé 90f de la Classic Racing School. Après vous avoir donné mon ressenti, maintenant on va parler du concept en lui-même qui mérite bien un article à lui tout seul.

L’idée de la Classic Racing School

Ce sont deux étudiants (ils ne le sont plus, mais c’est récent), Julien et Morgan qui sont derrière la Classic Racing School. Un projet qui a vu le jour dans la tête de Julien. Alors Ingénieur stagiaire chez AGS, une ancienne écurie de F1 qui propose maintenant des stages de conduite de ces monoplaces, il se rend compte que les trois « antiquités » stockées dans l’atelier attirent beaucoup l’attention des clients. Ces derniers seraient tentés par piloter ces autos, pourtant moins puissantes et moins performantes.

L’idée fait son chemin, et Julien commence à échafauder les premiers budgets, le premier business plan. Morgan rejoint l’aventure à ce moment là et tout s’accélère. Voulant un « cigare sur roues » et en se renseignant, ils découvrent que Crosslé, un fabricant de Formule Ford particulièrement performantes du début des années 70 existe encore ! Le contact est pris pour construire des voitures et cet artisan d’Irlande du Nord est tout de suite emballé !

Dernier point, trouver un circuit pour faire tourner les voitures et installer le lounge vintage qui servira à l’accueil des participants. C’est à Charade que l’équipe trouve le lieu idéal. Lieu de 4 Grands Prix de F1, dans les années auxquelles les voitures vont faire référence, il offre de multiples avantages. Il est permanent, il est vallonné, technique et change des autres circuits français, et en plus il est sous-exploité. Une modification des échappements pour réduire le bruit permettra l’exploitation des nouvelles Crosslé 90f sur les auteurs de Clermont-Ferrand.


Les prestations de la Classic Racing School

Un espace pensé pour le vintage

Un menuisier, un décorateur, des heures de réflexion et la chine de quelques objets de déco. Voilà ce qu’il a fallu pour que la Classic Racing School ait son lounge pour accueillir ses futurs clients. L’espace est beau, sobre, et résolument Vintage. Les canapés sont anciens et en bon état, on trouve un piano, des lampes à l’aspect industriel, une radio à l’ancienne posée à côté de l’enceinte qui diffuse de la musique qui nous ramène dans les 70s.

C’est un bel espace avec tout ce qu’il faut pour s’asseoir et se mettre dans l’ambiance. En attendant que les autres participants ait terminé leurs tours, on peut tout à fait se poser et lire les livres mis à disposition. On en apprendra sur Charade, Crosslé, les Grand Prix de l’époque, bref un espace détente parfaitement adapté. Honnêtement, on s’y sent super bien et on hésite à aller voir les autos tourner ou rester tranquillement sur place.

L’espace utilise trois box du circuit de Charade, et trois autres à côté servent au stockage et à l’entretien des Crosslé 90f. L’avantage de la sous-exploitation du circuit auvergnat c’est que la structure est permanente ! Même si dans le futur un autre circuit devrait accueillir la Classic Racing School l’hiver, ce sera un déménagement d’une partie seulement de la déco.

Une présta complète

La prestation de la Classic Racing School est forcément centrée sur le pilotage. Mais ce sont les à côté qui font le plus, surtout comparé à d’autres prestations de pilotage. Quand j’arrive je suis pris en charge directement. L’accueil est chaleureux, et on se sent bien tout de suite.

En plus de rouler, la presta comprend la restauration. Le repas traiteur, pas trop lourd, est prévu. Entre les sessions, qui sont plutôt physiques en fait, on peut boire et manger. Comme je vous le disais dans l’article dédié à l’auto, visible ici, c’est vraiment quelque chose de physique, même quand on est sportif et en bonne forme. C’est mieux que de ramener son sandwich pour le manger en bord de piste !

La petite surprise concerne les équipements. Sur certains stages on reçoit des combinaisons aux couleurs criardes, des charlotte à mettre sur la tête sous le casque, des chaussures bas de gamme. Ici tout est pensé vintage. Attention, tout est homologué ! Ces combinaisons qui semblent tout droit chinées sont en fait fraîchement sorties des usines ! Idem pour les chaussures, les gants et la cagoule ! Ces équipements nous attendent dans un vestiaire aux casiers métallique, eux aussi à l’ancienne, avec votre nom dessus. Tout est à votre taille. Un petit welcome pack vous y attend aussi avec dedans un beau polo Vintage, réalisé en France par Vroom-Vroom.


Autour de la piste : les instructeurs

Une vraie école de pilotage ne peut exister sans instructeurs. Autour de moi, ils étaient trois. Le plus connu, de par son patronyme, c’est Vincent Beltoise, qui est aussi le parrain de la Classic Racing School. Leur travail commence alors même que les élèves du jour sont accueillis. Ils font le tour du circuit et disposent des cônes. Deux cônes au point de freinage, un au point de braquage et un au point de corde. En fait cela sert beaucoup, surtout que le circuit de Charade présente des virages sans aucune visibilité et qu’il est globalement technique avec sa variété extrême dans les courbes.

Ensuite, une fois les pilotes équipés, c’est le briefing. Rappel des règles de sécurité, bases sur le fonctionnement de l’auto, son démarrage, etc… C’est aussi le moment de parler de la façon de freiner, de réaccélérer, bref, d’expliquer comment l’apprentissage du pilotage va se muer en plaisir intense !
L’étape suivante, c’est un tour du circuit, en berline pour découvrir celui-ci, notamment les quelques pièges.

Enfin, les Crosslé 90f sont lâchées en piste avec leur pilotes, plus ou moins novices. Placés à différents endroits du circuit et reliés par des talkies, les instructeurs analysent les trajectoires, la façon de freiner et de réaccélérer des élèves. Le tout dans un but : debriefer le pilote et lui permettre de s’améliorer passage après passage.

Conclusion

J’ai fait partie des premier à être pris en charge par la Classic Racing School. Notre expérience leur sert aussi. Ainsi un petit exercice, servant à appréhender la voiture, va être changé afin de garantir une meilleure expérience aux élèves.

Personnellement j’ai adoré. La conduite de la voiture évidemment, mais aussi tout ce qui va autour. C’est cela qui va faire la différence. La prestation est géniale, l’environnement est fait pour se mettre dans l’ambiance avec le lounge, le circuit et les équipements, mais aussi à se mettre en confiance grâce à l’échange avec les instructeurs.

Alors, oui certains diront que c’est cher. Mais on roule. Et en monoplace ! Honnêtement le nombre de tours d’une demi-journée est bien suffisant pour s’améliorer et commencer à se faire plaisir. Rouler une journée doit être particulièrement physique et peut-être à déconseiller pour une première expérience. Et quand on voit le prix demandé par certaines société pour conduire trois tours dans une Ferrari de série, la Classic Racing School offre quand même autre chose. Je vous le recommande vraiment !

Pour accéder au site de la Classic Racing School, c’est en cliquant ici.

Prestations et à côtés
Lieu
Voiture proposée
Encadrement
Prix

 

Note Globale

 

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

3 commentaires sur “J’ai testé une journée de pilotage avec la Classic Racing School”

  1. ah ben ouais franchement c’est super cher ! je ne doute pas que la journée ou la demi journée puisse être géniale, mais y a des limites ! j’avais été très enthousiaste à la lecture de tes 2 sujets sur la voiture et sur l’école, mais un petit tour sur le site de la Classic Racing School m’a fait revenir sur terre : je ne ferai pas ce stage, je n’ai pas 1000 euros (sans compter le déplacement et sûrement une nuit sur place pour être à l’heure le matin) à mettre dans une demi journée de stage, même si je ne doute pas que c’aurait été une des plus journée de ma vie de passionné auto

      1. je n en doute pas, 4 tours de circuit dans un bolide ultra-sportif pendant lesquels aucun apprentissage n’est mis en place, ca n’a aucun intérêt à mes yeux…. mais ce n est pas le même prix non plus
        la prestation de la CRS semble être d’un niveau et d’un intérêt bien supérieur, ça se paye….mais ça écarte un bon nombre d’entre nous malheureusement

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