L’Angleterre en Jaguar Type E, part 2 : Brooklands

Après sa première étape qui l’a emmené à Beaulieu, Jérôme continue son road-trip en Angleterre avec le plus gros morceau du séjour : Brooklands, son anneau, son musée et sa test hill.

Le 23 Août dernier, le Jaguar Enthusiasts’ Club organisait un meeting à Brooklands avec la possibilité de se frotter à la Test Hill.

Il y avait plus de 500 véhicules, du plus ancien au plus moderne. L’ambiance était conviviale et bon enfant. Les modèles d’exceptions étaient nombreux : Jaguar Type C, Type D, XKSS, Type E Low Drag…

Voici quelques photos :

Un concours de restauration était organisé, la voiture qui l’emporte est cette superbe Jaguar type E de 1963 plus neuve que neuve.

La mentalité était très British, les voitures étaient superbes, les propriétaires fiers d’exposer leur bébé, avec les accessoires, les pubs d’époque et les outils d’origine. Heureusement j’étais sur la même longueur d’onde.

On passe ensuite à la Test Hill qui a été construit en 1909. Elle mesure 352 pieds (107,29 mètres) et est divisée en trois sections, commençant avec une pente de 12,5%, puis 20% et la troisième partie avec une pente de 25%. Il a été utilisée par les fabricants pour tester la capacité des voitures à gravir les pentes raides ainsi que les freins.

Mais rapidement, le test Hill est devenu une montée chronométré.

Performance oblige, les voitures ont rapidement décollés en arrivant en haut de la piste. Cette épice supplémentaire de danger provoqua une attraction irrésistible pour certains pilotes. Le procès-verbal de la Test Hill est devenu une institution reconnue jusqu’à ce que les vitesses obtenues était si élevées qu’il n’y avait pas assez de place en haut de la bute pour un atterrissage en toute sécurité.

Record de montée : 7,45 secondes (une moyenne de 32,444 mph). La vitesse était de 50 mi/h (82 Km/h) et le décollage atteint environ 40 pieds (12 mètres) avant d’atterrir !

Aujourd’hui, la Test Hill est plus un show. Après un bref briefing, l’heure des sensations fortes est arrivée :

Après une accélération franche, la montée se finit par un freinage de précision délimité par deux bandes blanches espacés d’environ 40 CM.

A la fin de ce morceau de bravoure, on redescend vers le musée, et on passe donc par l’anneau. Il ressemble beaucoup à celui de Montlhéry, mais en moins bon état. Une partie a été bitumée et se confond avec le réseau routier moderne, c’est un peu dommage. A coté de l’anneau, on pouvait voir un film en 4D réalisé sur place et à Montlhéry.

Etape suivante, le musée de Brooklands avec ses voitures mises en situation, le but étant de recréer une ambiance d’époque autour des voitures.

Il y a une voiture en particulier qu’il faut retenir : la Napier-Railton.

Napier Railton

La Napier-Railton est une voiture de course à moteur d’avoin construit en 1933, conçu par Reid Railton et par John Cobb, construit par Thomson & Taylor. Elle est pilotée par Cobb, principalement à l’autodrome de Brooklands où il détient le record de tous les temps au tour 143,44 mi/h (230,84 km/h).

Entre 1933 et 1937, la Napier-Railton a battu 47 records de vitesse du monde à Brooklands, Montlhéry et Bonneville Salt Flats dans l’Utah.

La voiture est propulsée un W12 de 23.944 chevaux-vapeur litres, version haute compression (6.1:1) du Napier Lion réussi l’exploit de produire 580 chevaux à 2585 tours / minute. Elle est équipée d’un triple système d’échappement et le moteur possède des fonctionnalités aéronautiques standard tels que double allumage (type magnéto). La boîte de vitesses a 3 rapports. Le réservoir de carburant est situé derrière le pilote. Elle était capable capables d’atteindre les 270 km/h. Hallucinant sachant qu’il n’y avait que des feins arrières.

Elle a été rachetée par le Musée Brooklands vers 1997 avec le soutien du fonds de loterie du patrimoine du Royaume-Uni et d’autres donateurs. Elle est maintenue en état de marche entièrement et normalement exposée dans un des hangars d’automobile du Musée des années 1930.

La voiture est régulièrement présente au meeting de Goodwood Revival.

Au court de ma balade, je suis tombé sur une type E entièrement d’origine. Ce véhicule a retrouvé la famille du premier propriétaire après de longues recherches. Elle a été retrouvé en Nouvelle Zélande.

Sur place de très nombreuses choses étaient visibles, des bus, le Concorde et le reste du musée de l’aviation, divers films 4D étaient projetés.

Après Brooklands, direction musée du Spitfire en prenant les routes secondaires et là, à l’entrée d’un village, une concession Lotus. Quelques photos d’une Lotus Elan 2S de 1969 que j’affectionne particulièrement.

Après la visite du musée, il est temps de reprendre le chemin de la France pour finir ce périple de 1400 km.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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