Les Autos de l'Équipe : la 320i e30 de Mark

Les Autos de l’Équipe : la 320i e30 de Mark

Aujourd’hui, dans la continuité de la série d’articles « occupation de confinement » initiée par Benjamin je vais vous parler d’une de mes deux bagnoles. Pour ceux qui nous suivent régulièrement, elle ne vous sera probablement pas inconnue étant donnée qu’elle a été la star de différents récits (à retrouver ici notamment). Bref, si vous n’êtes pas en train de vous battre pour un rouleau de PQ, causons un peu de mon fidèle e30.


Mon e30 en quelques mots

Mon dévolu s’est jeté pour une “simple” 320i de 1988 totalisant aujourd’hui 242.000 kilomètres. Plus petit six cylindres de la gamme, elle offre l’essentiel pour s’amuser, propulsion, boite mécanique, 129 chevaux et c’est tout. Cela peut sembler bien léger sur le papier mais, en bon pépère, je n’ai pas besoin de plus, ça, on y reviendra.

Alors qu’est-ce qu’elle a de particulier ma brelle ? Bah déjà pas la couleur, faut dire que la teinte Delphin Metallic (ou gris dépression) est très rependue. Peut-être son look de 318is apposé par l’ancien propriétaire ? Oui et non, car ces accessoires bien qu’optionnels restent finalement aussi classiques qu’un sandwich jambon emmental. Non en fait ce qui la démarque c’est tout simplement sa configuration extérieur intérieur et son toit ouvrant “feu vert” !

Faut avouer, des e30 grises intérieur rouge, bien, il n’y en a pas des masses dans l’hexagone, et c’est pour moi le gros plus de notre sujet du jour. Bon j’avoue avoir triché, car si ce coloris a bien existé pour les habitacles, celui-ci a été récupéré sur mon ancienne voiture. La belle n’est donc pas dans son état sortie d’usine, mais ça n’a guère d’importance.

Pourquoi elle ?

Pourquoi celle-ci ? Je ne vais pas épiloguer sur ma longue histoire d’amour avec les e30, et je vais directement vous embarquer en 2014. A l’époque j’avais déjà un e30 depuis quelques années. Sauf que la belle était corrodée façon Alfa, et son swap 2,7L montrait de gros signes de fatigue après 30.00km dans l’année. J’avais eu beau l’assembler avec amour, la mécanique ne m’avait pas pardonné mes erreurs de profane (pour faire simple elle bouffait plus 5L d’huile au 1000km). À cela sont venus s’ajouter quelques événements personnels me ramenant à la raison. Bref tous ces éléments les uns à la suite des autres m’ont fait me dire : « Coco va falloir que tu passes à autre chose ».

Bref, pour moi qui ne rêvait que d’enchaîner les bornes, il était temps de me racheter une caisse légale et en bon état. J’avais un budget plutôt confortable pour l’époque, et je lorgnais sur différentes options bavaroises. 318is, 320, 320i, 323i, 325i, e21, e30 c’était un peu le bordel. Puis à force de rationnaliser je me suis orienté vers un 320i e30. Etant donné que la nouvelle venue allait devoir me supporter au quotidien pour une durée indéterminée, la série e21 et son grand âge passait au second plan. Pour la 318is, c’est la bande son du quatre cylindres qui m’a poussé à la zapper. Pour les 323i e30, bah, c’était introuvable et je préférais la gueule des e30 phases deux, là encore aux oubliettes. Finalement, il ne me restait plus que le duel 320i versus 325i.

C’est là que je vais sembler fou aux yeux des puristes. Oui, je l’avoue, je n’ai jamais vu l’intérêt de dépenser le double pour une 325i. J’ai toujours été déçu par cette mécanique et je l’ai toujours trouvé surcotée. J’avoue aussi que j’avais d’excellents souvenirs de mon premier 320i et que cela me rendait un brin nostalgique. Mis l’un dans l’autre j’ai opté pour le deux litres et gardé le reste du pognon pour assouvir mes rêves de road trips. D’ailleurs, il était temps que je me décide car quelques jours plus tard était apparue en annonce une jolie 320i au look de 318is. La belle était certes un poil chère du haut de ses 175.000 km, mais le coup de cœur fut immédiat.

Finalement, c’est sans négociation que je suis reparti à son volant. C’était en Juillet 2014 et même si j’avais perdu beaucoup de chevaux dans l’histoire bah j’étais heureux comme un pape. Puis c’était aussi le début d’une chouette histoire.

Ce que j’ai fait dessus

Qu’est-ce que j’ai fait dessus ? Plein de choses ! Déjà aussitôt arrivée à la maison, j’ai repris et greffé l’intérieur rouge de mon premier e30. Ensuite, bah j’ai roulé, repeint les pares chocs ton caisse, roulé, et encore roulé. Puis la belle a commencé à réclamer des soins.

Cela nous amène en 2016, année où j’ai décidé de revoir tous les trains roulants à neuf. Cette même année, je profitais de la distribution pour vidanger tous les fluides, changer le visco, la ligne d’échappement et nettoyer les injecteurs aux ultrasons.

En 2017-2018, hormis les révisions annuelles et consommables rien de particulier au menu. C’est en 2019 que j’ai repris des travaux plus lourds, restauration de l’intérieur et des jantes, mais aussi changement des excentriques de culbuteurs, réglage du jeu aux soupapes et quelques autres bricoles en plus du sempiternel entretien.

Quelques moments mémorables à son volant

Vous vous en doutez en 70.000 km on a le temps d’en vivre des grands moments, et je ne pourrais pas tous les évoquer. Alors pour faire court je ne vais en retenir que trois :

Le premier souvenir mémorable restera sans aucun doutes ma première virée entre Troyes et le col de l’Iseran. Je venais de l’acheter et forcement il me fallait l’inaugurer comme il se devait. Exit le sempiternel tour en Alsace, cette fois il était question des Alpes et du plus haut col d‘Europe. En fait je crois que ce qui m’a le plus marqué ce jour-là, hormis la découverte de ces routes et paysages merveilleux, c’est le sentiment de liberté absolue que j’avais pu éprouver. J’étais seul, sans carcan, avec une bagnole sans soucis et à mon gout. Je n’avais qu’une chose à faire : rouler et découvrir, le gros kiff !

Dans les souvenirs mémorables, il serait dommage de ne pas évoquer ma première ascension du Stelvio ! Celle-là, ça faisait des années et des années que j’en rêvais ! Alors autant dire que l’émotion était intense lorsque j’ai enfin pu poser les roues du 320 sur cet asphalte béni ! Le mieux dans tout ça étant que ce matin-là, la route était déserte. Ainsi, je pus m’offrir un grand moment de Tango avec ma compagnonne de route !

Le dernier souvenir, forcément, comment ne pas évoquer le tour des Alpes ! Voilà qui me ramène en 2017. Franchement cette année, j’avais fait du sale et je m’étais littéralement gavé de montagne ! À ce jour, ce road trip reste mon plus gros avec 3700km, 6 pays, des cols à s’en dégoutter et pas une panne. Bon, sur ce dernier point je mens un peu, car suite à une session musclée contre une miata mes freins m’avaient abandonné sur les contreforts du Stelvio. Bref, c’était l’aboutissement mes soifs de montagnes.

Et maintenant ?

Aux dernières nouvelles, mamie a pris sa retraite en 2018. Après quatre ans de bons et loyaux services quotidiens j’avais décidé de la remplacer par une 328ciA e46. Achat poussé par mes cinq ans de vie active, l’envie de me faire un cadeau pour l’occasion, et de mettre mémé au chaud.

Même si je ne l’utilise plus au quotidien, elle me fait un beau bibelot au sous-sol et sort à l’occasion pour des virées dominicales.

Cela dit, elle demeure ma cavalière de prédilection lorsqu’il faut roadtriper en montagne. Faut quand même pas déconner une boite mécanique et les hurlements du M20 sous les paravalanches n’ont pas leur pareil et puis j’ai toujours fais comme ça.


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Mark
Rédac-Chef Essais à News d'Anciennes
Passionné de photo et de sa BMW E30, Mark a rejoint News d'Anciennes courant 2016.
Essais, road-trip, reportages, tout l'intéresse du moment qu'il peut sortir son appareil photo.

2 commentaires sur “Les Autos de l’Équipe : la 320i e30 de Mark”

  1. j’ai un petit pincement quand je vois un article sur la BMW E30, j’ai eu une 325i à boite auto mais sans direction assistée, vert métal, en coupé 2 portes, un très bon souvenir.

  2. Je viens de lire vos articles sur le road-trip dans les Alpes. La partie française m’a rappelé nos premières Coupe des Alpes Rétro à la fin des années 80 avec Hervé Charbonneaux, avant même que son organisation ne s’appelle Rallystory.Ces BMW E30 sont vraiment attachantes et cela fait maintenant vingt ans que ma 325i me réjouit sur moult petites routes lorraines et bourguignonnes. Auparavant j’ai eu des opportunités pour tester quelques autres de la gamme: 316i, 320i et 323i. Outre les puissances, j’ai relevé qu’il y avait trois différentes démultiplications de direction et cela se vérifie sur les fiches techniques. Les deux quatre cylindres avec presque 5 tours de butée à butée (4 3/4 me semble-t’il) au 323 et 325 avec 3 et 1/2, la 320 étant intermédiaire. C’est un point qui peut faire la différence en conduite (très) sportive. Sur le “circuit” de Brienne, par exemple.Pour en revenir à la 320i, c’est certainement un bon compromis et je vous souhaite de nombreux joyeux kilomètres à son volant.

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