Peugeot 203 Coupé, Cabriolet et Découvrable, mi-popu, mi-raretés et belles alternatives

Vous aimez la 203 mais vous voulez faire original ? Pas de soucis, c’est possible. Les Peugeot 203 Coupé, Cabriolet et Découvrable sont là pour ça, et on vous en parle.

On vous le dit tout de suite, on ne vas pas revenir sur l’histoire de la Peugeot 203… puisqu’on l’a déjà fait, c’est par ici. Mais on va vraiment se concentrer sur ces trois autos.

La 203 Berline découvrable

Il fut un temps où on pouvait tomber le haut, même sur une berline. Comme quoi certaines créations récentes ne sont pas si novatrices. Certes la mode s’est perdue pendant longtemps mais la 203 Découvrable date de 1949. Pourquoi pas 1948 ? Parce que comme tout auto avec toit en toile, une berline découvrable doit pouvoir recevoir des renforts de châssis. Du coup elle n’apparaît qu’un an après la berline, en même temps que la familiale. sans concurrence réelle sur son segment elle se vend plutôt bien. Par contre elle pâtit également des débuts chaotiques de la production sochalienne.

Néanmoins elle va vivre une belle petite carrière de cinq années et restera au catalogue malgré l’apparition du cabriolet. Elle tire sa révérence en 1956 et s’est vendue à 11.514 exemplaires. C’est la moins rare des trois autos dont on parle ici.

Pourquoi rouler en Peugeot 203 Découvrable ?

Et bien tout simplement pour l’originalité. Certes ce n’est pas un cabriolet, mais vous le verrez par la suite, ce n’est pas non plus le même prix. Et puis elle permet quand même de rouler avec toute la petite famille, cheveux au vent. Si vous en trouvez une, dites vous qu’il faudra débourser environ 25.000 €. C’est plus cher qu’une berline, mais c’est peut-être que vous recherchez !

La Peugeot 203 Cabriolet

Au salon de Paris 1951, la production de la Peugeot 203 a atteint son rythme de croisière. Deux nouveautés sont à noter. D’abord apparaissent des pare-chocs plus simple et plus plats. Et ce sont ces pare-chocs qu’on retrouve sur la nouvelle déclinaison de carrosserie : le cabriolet.

Contrairement à la découvrable, l’arrière n’a rien à voir avec la berline. Même si deux petites places arrières existent, on retrouve un arrière plongeant abritant du coup un très grand coffre. La capote est bien intégrée, qui plus est quand elle repliée dans son logement. Un vrai couvre capote la cache et ne gâche pas la ligne. En bref, une belle transformation.

La voiture est bien équipée, les sièges sont en cuir et en 1954 elle gagne les pare-chocs qui redeviennent nervurés, la boîte plus moderne qui sera celle de la 403 (comme les autres 203 pour le moment) mais aussi un volant et une montre spécifique, deux pare-soleils, des pneus à flanc-blanc… elle mérite son appellation “Grand Luxe”.

Ce n’est qu’en 1956 qu’elle sera retirée de la vente. Peugeot a présenté la 403 dont la version cabriolet prendra le relais. Par contre la production a été confidentielle : 2624 exemplaires construits !

Pourquoi rouler en Peugeot 203 Cabriolet ?

Parce que c’est la classe ! Oui c’est le premier argument. On peut faire encore plus exclusif (ça arrive juste après), mais la 203 Cab’ est un bon cabriolet, sur base robuste, et plutôt original. Et puis le dessin est sensiblement plus sensuel que celui de la découvrable si vous voulez rouler cheveux au vent.

Par contre niveau prix, ça pique. C’est une auto rare et donc pour l’acquérir il faudra débourser environ 65.000 €. Ne cherchez pas, c’est la 203 la plus chère, exception faite des Darl’Mat.

La Peugeot 203 Coupé

Si vous ne connaissez pas ou que vous n’en avez jamais vu, on ne vous blâmera pas. Elle apparaît un an après la version cabriolet. En fait, comme sur certaines anglaises ou américaines on peut parler de “cabriolet hard-top”. En gros la Peugeot 203 Coupé tient plus sa ligne à la version cabriolet qu’on a recapsulé qu’à une berline qu’on aurait modifié. On garde 4 places (mais avec le toit, faut pas être grand) et ce grand arrière plongeant.

Comme la cabriolet, elle est richement dotée. Par contre on lui reproche sa ligne. La clientèle aurait préféré un autre dessin du toit, moins arrondi (dont moins haut) et plus long sur l’arrière. Bref, pas un hard-top. Du coup… les ventes ne vont pas suivre. On l’arrête en 1954 et seuls 954 exemplaires auront été produits. ne cherchez pas, c’est la Peugeot 203 la moins produite !

Pourquoi rouler en Peugeot 203 Coupé ?

Parce que vous en avez trouvé une, et c’est peut-être ça le plus dur… et puis vous avez les fonds. Parce qu’une Peugeot 203 Coupé est à peine moins chère qu’un cabriolet, autour des 60.000 €. En tout cas, à moins de n’avoir vraiment pas de chance ou d’être sur un rasso de 4000 autos (ou au Rallye d’Aumale), vous aurez de grandes chances d’être le seul à en avoir une !

Photos additionnelles : News d’Anciennes, Peugeot Press et Wikimedia

Benjamin on Email
Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.