BMW Serie 5 E28

Vue dans les rues Parisiennes : une BMW Série 5 E28

C’est en traversant le cœur de Paris à pieds que l’on remarque un nombre assez conséquent d’anciennes qui méritent le coup d’œil, surtout si l’on a son appareil photo avec soi. C’est le cas de cette E28.

L’Histoire de la BMW e28

La BMW série 5 e28, seconde génération après la tristement célèbre e12 de Mesrine (que Gaultier a testé ici). Son histoire commence en 1981. S’inscrivant ainsi dans la lignée des berlines familiales, elle est parfois très axée sur le sport, comme la fameuse M5 e28 apparue en 1985. Celle-ci reprend ainsi les bases de la 535i et M535i motorisation exclue. Cette M5, bodybuildée se voyait dotée du mythique bloc m88/1 emprunté à la M1.

BMW a notamment innové le marché en proposant au menu de sa dizaine de motorisations un bloc diesel (M21), avec la 524td puis 524d pour rouler en six cylindres tout en consommant sept litres au cent, à condition d’avoir le pied léger. Soulignons également le fait que la 524td fut la berline diesel la plus rapide en 1983.

D’autres expériences moins répandues, comme la 525e et 528e ont vu le jour, mettant en avant un moteur essence à l’âme d’un diesel, permettant de limiter la casse durant le choc pétrolier ou ne pas être assujettie à certaines taxes sur les véhicules puissants comme en Belgique ou d’avoir un véhicule économique sous la vision de la culture étasunienne (528e).

Son poids avoisinant les 1500kg, faisait de l’e28 une berline équilibrée, confortable et silencieuse. Ses passionnés, souvent très attachés et fidélisés à la fiabilité des moteurs m20 et m30 voyaient en elle une légende dès la première décennie, après sa production.

Le modèle e28 a été vendu à 722.328 exemplaires de 1981 à 1987. Elle marquera son passage par le fait d’être la première BMW de la gamme déclinée en M. D’autres petites révolutions comme la mise au point d’un système d’injection ainsi que d’autres dispositifs électroniques de gestion moteur ont permis à BMW de préparer le réel changement pour la génération e34. Sans oublier la M5 e28 pour le marché américain qu’a probablement servie de cobaye, sous le moteur S38B35 dont on retrouvera la base sur la M5 e34 quelques années plus tard…

Notre modèle croisé dans la rue

Notre surprise du jour, une simple BMW série 5 e28. Rien de bien rarissime à première vue, mais soulignons tout de même qu’en croiser une en bon état n’est plus monnaie courante en 2019.  Il s’agit donc d’une 520i phase deux, finition shadowline, caractérisée par les chromes peints en noir d’origine. Le proprio s’est avéré être un passionné de la marque. Selon ses dires, tout ramène à conclure qu’il adore sa voiture et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Un moteur tout-à-fait suffisant pour vous balader au long de la Seine ou à la campagne. Le bruit du M20 et le nez de requin vous feront connaître une immersion réelle au milieu des années 80. Aujourd’hui, comptez près de 5.000€ pour un modèle en six cylindres en très bon état, excluant les modèles les plus puissants.

Artiom Galouchko
Passionné de photographie et d'automobile ancien. Parcourant les routes en Bmw série 5 ou 7 pour vous partager tous ces reportages pleins de passion.

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