Visite Dominicale au Motor Village

Si vous êtes parisien et habitué des Champs Élysées vous connaissez probablement le Motor Village, concept regroupant une expo de voitures changeant toutes les 6 semaines et un restaurant Italien.

Italien car le lieu n’expose que les voitures du Groupe Fiat. Pour cette petite visite, il y avait du beau, Alfa Roméo est à l’honneur, en pleine stratégie de reconquête cela se comprends et expose quelques beautés.

La première voiture que l’on voit en arrivant est une Alfa Roméo 6C 2300 Aérospider. Ce modèle unique a une histoire toute particulière. En 1935, Vittorio Jano est chargé par Mussollini de contrer les redoutables flèches d’argent Mercedes et Auto Union Allemandes. S’en suit la création de ce modèle. Jano s’associe à deux carrossiers d’origine Hongroise, comme lui, pour concevoir cette voiture. Le moteur, un 6 cylindres à double arbre à came en tête, gavé par 3 carbus webber est monté dans un châssis d’Alfa 6C, mais ici en position centrale arrière. Avant que la voiture terminée, Jano est limogé. Les frères Jankovits recarossent alors la voiture pour lui donner une utilisation civile. La bête de 800 kg pour 105 ch atteint alors les 220 km/h. Le véhicule est vendu par les Jankovits juste après la guerre et sera oublié pendant longtemps. Elle appartient désormais à un allemand.

 

Au même étage on trouve l’Alfa Roméo RL TF de 1923, première voiture de la marque à porter le Quadrifoglio Verde. Cette voiture appartenant au Museo Storico de la Marque à Arese (pas visitable en ce moment) est une pionnière à plus d’un titre. En 1923 donc, Ugo Sivocci est l’un des quatres pilotes de la marque Alfa Roméo engagé sur la célèbre Targa Florio. Il fait peindre sur sa voiture un trèfle à quatre feuilles pour représenter les 4 pilotes de la marque, Ascari, Campari, Masetti et Sivocci. Et en plus, ça marche, Sivocci remporte la course, devant ses trois équipiers et offre ainsi au Biscione sa première victoire. Quelque temps plus tard, il meurt alors que l’emblème était absent de la voiture. Pour lui rendre hommage la marque décide alors de faire porter cet insigne dans un triangle à tous ces modèles de course, puis les modèles sportifs de la gamme.

Ensuite on trouve à l’étage la Carrabo. Elle aussi propriété du musée elle est exposée en tant que novatrice d’un nouveau genre de voitures. Restée à l’état de prototype, la voiture repose sur la base d’une 33 Stradale. Avec des performances étonnantes, c’est pourtant son style qui marque. Dessinée par Marcello Gandini, alors employé de la maison Bertone, la voiture se révèle au salon de Paros en 1968. Même si la voiture ne sortira pas telle quelle, elle sera une base pour le dessin d’un futur modèle de la marque, confié à Bertone : la Montréal.

Enfin la dernière ancienne présente est elle aussi un concept-car, elle aussi sur base de 33 Stradale, et elle aussi n’est restée qu’un concept. Le dessin de cette 33.2 est du à Pininfarina. Le style général reprend les codes d’une autre création du studio italien : la Ferrari P5. Dessinée par Fioravanti avant qu’il ne quitte le studio, elle est dévoilée sur le stand du salon de Paris en 1969. Le modèle appartient lui aussi au musée Alfa.

 

Bien sûr d’autres voitures sont présentes au Motor Village. On trouve ainsi un étage entier de Fiat 500, sans une seule ancienne, une Alfa 4C tout en haut et une Giulietta au rez de chaussée. On a pas fini avec Paris puisque Renault, Toyota et Citroën sont à suivre !

 

 

 

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes

Passionné d’automobile ancienne, il a créé News d’Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.

Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu’elles sont un peu plus rapides !


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