Dossier : Une ancienne comme Daily Driver

La voiture ancienne est avant tout… une voiture et une voiture, ça sert à ROULER !

Partant de ce postulat, on a testé pour vous l’utilisation d’une voiture ancienne comme Daily Driver, comme voiture de tous les jours. Et oui exit le déplaçoire mazouté et place pour le coup à une Simca 1100 5 CV de 1968 que vous avez déjà pu découvrir en vidéo. On vous dit tout ce qu’on en pense.

1 : L’utilisation d’une ancienne au quotidien

P1070915_resultat petitEt bien lorsqu’on parle d’une populaire, on est en fait tout à fait dans l’usage premier du véhicule. Donc on ne rencontre presque pas de problèmes. On peut avoir peur de la garer (surtout que dans notre cas, pas de garage à disposition) en pleine rue. Mais au final, à part une dégradation pure et dure, ce genre de voiture n’est pas la plus intéressante pour les voleurs.

Ensuite, la conduite. Quand on s’en sert tous les jours, il faut reconnaître que du coup, on sait beaucoup mieux s’en servir. On découvre la route habituelle sous un autre angle, on anticipe, on prend son temps et bien sûr on oublie les concours aux feux rouges !

Au niveau de l’insertion dans la circulation, ce n’est peut-être qu’une impression mais les gens autour remarquent la voiture et font peut-être un peu plus attention. Seul petit hic, certains sont un peu optimistes sur la place qu’ils ont pour démarrer au stop. Pourtant on roule à 50, comme tout le monde !

Il faut en effet le signaler, mais une fois lancée, cette voiture est tout à fait capable de vous mener à 90 sur route, voire 110 sur l’autoroute. Au dessus, oubliez, le bruit du moteur, les vibrations du volant, et cette désagréable impression que l’auto va se désintégrer vous font renoncer.

Le petit point noir de l’auto, c’est le bruit. La 1100 est connue pour être bruyante, c’est vrai. A 90, il ne faut pas avoir fêté une victoire de l’équipe de France la veille, sous peine d’être inaudible pour le voisin de droite. Du coup, les pauses sur les grands trajets servent autant à déplier les jambes que se reposer mentalement.

2 : L’avantage économique de conduire une voiture ancienne

10346460_813606265338131_8200920747550245435_nPremière grande question : SP95 ou SP98 ? Réponse SP 98 sans hésitation, et pour deux raisons.
– Il n’est pas forcément facile de trouver du SP95, du SP95 tout court j’entends. Du SP95 E10 ça peut se trouver, mais c’est pas terrible (mauvais ?) pour les durites. Pour avoir roulé avec de l’E85 dans une 4L, je peux vous en faire un article complet.
– Les voitures étaient prévues pour rouler au SP98, et donc ça fonctionne mieux. C’est simple, la différence de prix entre les deux types d’essence ne se ressent pas lorsque l’on regarde à l’autonomie.

Une fois cette question éludée, on peut parler du coût “d’utilisation” et d’entretien. Là, il n’y a pas photo, il faut bien choisir sa voiture. Ici mon avantage c’est clairement le fait que la Simca 1100 soit une populaire, qu’elle ait été produite à plus de 2 millions d’exemplaires, mais surtout que son moteur a été décliné maintes et maintes fois.
Du coup, pour toutes les pièces moteur, on trouve facilement en cherchant des pièces pour Peugeot 205 voire même 309. Pour les autres pièces, il n’y a qu’un seul spécialiste de la marque en France, rassurez vous, Simca c’est le parent pauvre, mais ses rayonnages sont suffisamment fournis pour réparer, voire restaurer.

Pour l’entretien, c’est le bonheur. Pas besoin d’aller chez le garagiste au moindre problème. Un petit coup d’œil à la RTA, voire à un forum spécialiste de la voiture et le diagnostic est fait. Et ensuite, on a la place de travailler.
Vidange, entretien basique, tout est faisable avec quelques outils de base, clés de 11 et 13 en tête avec des connaissances mécaniques de base elles aussi.
Donc on oublie son garagiste habituel, et autres professionnels, sauf sur de grosses interventions sur lesquelles on est pas équipé ou formé (la carrosserie / peinture et la sellerie sont à déconseiller au néophyte).

Dernier point et non des moindres : La revente. Faire rouler son ancienne tous les jours est un gage de bon fonctionnement. Même si l’acheteur ne veut pas en faire le même usage, cela le rassurera de savoir que la voiture tournait et roulait plus que régulièrement. Sous entendu, elle est fonctionnelle et entretenue.
Par contre, le kilométrage sera bien plus haut qu’une ancienne “du week-end”.

3 : On a la classe en voiture ancienne

Il faut avouer, que c’est un des arguments les plus importants, quitte à faire passer les deux autres pour des anecdotes.
Car rouler en anciennes tous les jours, c’est la classe ! Les têtes se tournent, les pouces se lèvent et quand en plus les gens se rendent compte que c’est un “jeune” qui conduit, ça en étonne plus d’un.

Ensuite, on vit la route autrement. On ne se presse pas. Ceux qui veulent rouler vite ont tout le temps de nous doubler. Du coup, coude à la portière, on hésite pas à prendre les chemins de traverse. Quitte à ne pas prendre l’autoroute, autant profiter des virages et des paysages.

Et puis dernier point : c’est du sport. Avec une voiture qui se place bien et un moteur bruyant et peu puissant, on se fait vite plaisir sur les petites routes désertes.

Bilan :

A recommander à qui : Tous les passionnés.
A déconseiller à qui : Ceux qui ont peur de la pluie et de casser leur belle voiture.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes

Passionné d’automobile ancienne, il a créé News d’Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.

Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu’elles sont un peu plus rapides !


11 commentaires sur “Dossier : Une ancienne comme Daily Driver”

  1. Absolument pas d’accord…
    Certes c’est tout à fait possible en conduite urbaine le dimanche matin pour aller au rencard du coin, mais véritablement en daily driver, non. Essayez de vous insérer sur une rocade suburbaine entre deux 38 tonnes lancés à 90 km/chrono avec une Coccinelle 1200 de 34cv ou une Dauphine… Les distances de freinage des véhicules contemporains sont bien plus faibles que celles d’une ancienne. L’éclairage 6V de beaucoup d’anciennes n’a rien à voir avec les halogènes, Xénon et Led contemporains. On voit mal et on est mal vus. Le désembuage, l’essuyage des vitres, la rétrovision n’ont rien à voir avec les voitures contemporaines.

    Le daily driver, c’est tous les jours, par tous les temps. Pas seulement la promenade du dimanche matin sous le soleil. Personnellement, j’ai longtemps donné, mais aujourd’hui la densité de circulation, l’évolution des autres véhicules, la multiplication des SUV, Monospaces, Crossovers, l’augmentation de la vitesse moyenne (tout le monde roule systématiquement 2 à 3 km/h au dessus des limitations, merci TomTom/Waze) … m’ont fait renoncer à l’utilisation quotidienne de ma Saab 96

    1. J’ai pratiqué pendant un an et demi avec un hiver complet dedans sans aucun problème. Ce sont uniquement des réparations à entreprendre qui m’on faites renoncer.

      1. C’est bien entendu possible. Reste à savoir les compromis que l’on est prêts à faire en terme de confort et sécurité. Evoluant dans l’environnement suburbain d’une grande métropole, j’ai expliqué les raisons pour lesquelles j’ai abandonné, je pense pour des raisons objectives.
        Mon amour des belles anciennes n’est pas non plus celui d’un militant intégriste : ça doit rester avant tout un plaisir, pas du stress coincé entre deux poids-lourds sans visibilité un soir de pluie battante…

        1. Je suis d’accord c’est un ressenti que chacun a.
          En moyenne ville ça ne posait pas de soucis particulier, même sur les rocades ou quand il y avait de l’autoroute à faire.
          L’autre raison est que c’est du vécu en Simca 1100 peut-être plus utilisable que certaines.

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