Renault Juvaquatre, passeuse de témoin

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Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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La Juvaquatre après-guerre

La Renault Juvaquatre reprend du service

La Juvaquatre est le modèle d’avant-guerre le plus récent du constructeur et le plus abordable aussi. C’est donc logique que ce soit lui qui soit relancé en premier. Mais les impératif de remotorisation du pays sont aussi calqués sur ceux de la reconstruction. En novembre 1945 la production redémarre donc avec la fourgonnette et quelques coupé sont terminés en fin d’année pour être vendus à l’export. En Janvier 1946 c’est au tour de la berline 4 porte de repartir, et la Juva est la seule auto produite par le losange désormais nationalisé.

On présente la 4CV en 1947 et elle sera au catalogue aux côtés de son ancêtre durant quelques mois. Mais en Novembre 1948 la berline 4 porte s’arrête elle aussi. La fourgonnette est également arrêtée en Juillet 1949 tandis que la familiale reste la seule Juva au catalogue. Et elle va perdurer puisque la 4CV a un moteur à l’arrière et ne peut donc être transformée en break ! Elle séduit d’ailleurs la Gendarmerie qui les équipe de grandes antennes pour la radio située dans le coffre. Le seul changement notable à cette époque c’est en 1951 quand on décide de sous-traiter l’assemblage des caisses chez Chausson.

En 1953 elle évolue même. On la dote du moteur 662-3 de 747 cm³ de la 4CV tandis que la version fourgonnette fait son retour. Les chiffres de production sont plutôt bons et il faut en fait attendre 1956 pour que la Juvaquatre ne soit stoppée… du moins sous ce nom là !

La Dauphinoise

La conception de l’auto a beau avoir trente ans, elle rend de fiers services dans la gamme Renault. On la fait évoluer en la dotant du moteur 670 apparu sur la Dauphine. D’ailleurs elle est renommée Dauphinoise et existe toujours en break et en fourgonnette. On les reconnaît à leur logo rouge sur la calandre et à l’ouverture de la porte arrière qui est articulée sur la gauche.

Ces deux versions seront finalement en production jusqu’en mars 1960, et 52.000 Dauphinoises auront été construites !

Conclusion

La Juvaquatre a une importance dans l’histoire de Renault qu’on oublierait volontiers en pensant aux 4CV et autres R4 et R5. Mais est-ce que la marque aurait pu si bien repartir après guerre sans ce modèle qui la fit descendre en gamme ? Et est-ce qu’une auto plus haut de gamme aurait pu passer à ce point le témoin entre les deux gammes qui sont si éloignées ? Vu qu’elle a bien existé, il n’y a pas besoin de se poser la question !

La Renault Juvaquatre de nos jours

Si on y regarde bien, on croise forcément plus de break et de fourgonnettes que de berline ou de coach. C’est normal, avec 130.000 autos produites après-guerre, elles représentent plus d’autos que toutes les autres versions réunies !
Les versions fourgonnette font le bonheur des amateurs de véhicules publicitaires et se retrouvent sur tous les rassemblements de France avec des couleurs vives, pas toujours d’époque d’ailleurs !

Pour ce qui est de la cote, les break sont les plus abordables avec un prix autour des 3000 €. Les versions coach et berline sont au double tandis que les très rares versions coupé et découvrables sont autour des 10.000 €.
Les Dauphinoise sont moins chères, entre 2000 et 3000 € et peuvent se vanter d’avoir une bien meilleure disponibilité de pièces, leurs billancourts étant plus répandus que le 488 !

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Renault Juvaquatre, passeuse de témoin

La Juvaquatre
avant-guerre

Renault Juvaquatre Coach

Source : l’Automobile Ancienne

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