Ford Mustang

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

1964-1968


La Mustang sort de l’écurie

Née en à peine quelques mois, la Mustang entra en production dès mars 1964. Les millésimes commençant traditionnellement aux environs de août/septembre aux États-Unis, les premiers exemplaires furent donc officieusement rattachés à l’année 1964 ½.

La présentation à New York est un tel succès que 22.000 commandes furent passées dès le premier jour ! Un phénomène qui peut en partie s’expliquer par le prix de base débutant à un peu plus de 2.300 $ (en comparaison, la Corvette ‘64 débutait à un peu plus de 4.000 $).

Deux carrosseries étaient disponibles : le coupé “hardtop” et le cabriolet. Mécaniquement, le moteur d’entrée de gamme était le six cylindres en ligne 170 ci (2.8 L) provenant de la Falcon et développant 101 ch, associé à une boîte manuelle à trois rapports. Le catalogue des options permettait de monter en gamme avec notamment deux blocs V8 Windsor proposés : le 260 ci (4.3 L) et le 289 ci (4.7 L). Nous vous avions déjà parlé de ces moteurs.

Le reste de la liste des options comprenait une boîte manuelle quatre rapports, la direction assistée, le toit vinyle ou encore l’air conditionné.

Esthétiquement, la Mustang disposait d’une calandre à nid d’abeille avec trois fentes verticales de part et d’autre, des feux arrière d’un seul bloc à trois striures et une prise d’air latérale dans les portes.

Pour le millésime 1965, la véritable nouveauté fut l’introduction de la carrosserie fastback, c’est-à-dire un coupé avec le toit à pente prononcée. Le moteur six cylindres était désormais le 200 ci (3.3 L) de 120 ch tandis que le V8 260 ci n’était plus proposé. Le V8 289 ci était lui disponible en trois niveaux de puissance : 200, 225 voire 271 ch grâce à un carburateur quatre corps.

Un pack GT, réservé au V8, était ajouté au catalogue des options et se distinguait notamment par l’ajout d’antibrouillards dans la calandre et de deux sorties d’échappement à l’arrière.

560.000 exemplaires furent écoulés, un score plus qu’excellent pour une auto de cette trempe.

L’année suivante, le modèle fut légèrement modifié avec entre autres l’apparition d’une calandre à barres horizontales et un nouveau combiné d’instruments à cinq éléments et compteur central. Pas de changement côté mécanique avec toujours le 200 ci et les 289 ci.

A l’occasion de l’année-modèle 1967, des retouches plus importantes furent apportées. La calandre inaugurait une forme trapézoïdale et perdait ses fentes latérales. Sur le côté de la voiture, les entrées d’air gagnaient en taille tandis que l’arrière se voyait orné de six feux verticaux.

Sur les Fastback, la prise d’air factice derrière les vitres recevaient davantage de stries. Un V8 390 ci (6.4 L) de 320 ch vint s’ajouter à la liste des options. A l’intérieur, la planche de bord s’organisait désormais avec deux grands cercles et trois petits compteurs regroupés derrière le volant.

Enfin, en 1968, Ford mit une nouvelle fois son modèle phare au goût du jour. La prise d’air latérale était redessinée pour ne former qu’une ouverture verticale, la calandre était davantage reculée alors que des feux de position trouvèrent place à l’avant et à l’arrière.

La proue perdait également l’inscription “Ford”. Changements importants aussi sous le capot avec un panel très large possible : six cylindres 200 ci de 115 ch, V8 289 ci de 195 ch, V8 302 ci (4.9 L) de 210 à 230 ch, V8 390 ci (6.4 L) de 280/325 ch, V8 Cobra Jet 428 ci (7.0 L) de 335 ch et même V8 427 ci (7.0 L) de 390 ch (!).

Les Mustang by Shelby

Difficile de parler de la Mustang sans aborder celles traitées par Shelby. Carroll Shelby était un américain né au Texas, connu avant tout comme un pilote de renom. Si son incursion en Formule 1 fut passagère, sa carrière dans les courses d’endurance internationales fut beaucoup plus glorieuse. Le firmament fut certainement atteint en 1959 avec la victoire aux 24 Heures du Mans à bord d’une Aston Martin DBR1 en compagnie de Roy Salvadori.

Il prit toutefois une retraite anticipée l’année suivante pour des raisons médicales avant de créer sa propre marque portant simplement son nom en 1962. De cette aventure naquit tout d’abord l’emblématique Cobra, qui courut autant aux États-Unis qu’en Europe.

Loin de se reposer sur ses lauriers, un partenariat fut passé avec Ford pour le développement d’un nouveau modèle à vendre. En 1965 fut donc présentée la Mustang GT350 uniquement à carrosserie fastback et qui affichait une apparence agressive. Homologuée aux spécifications du championnat SCCA, la GT350 s’éloignait de la Mustang de série en de nombreux points : allègement de la caisse, capot moteur en fibre, trains roulants renforcés, moteur V8 289 ci préparé à 306 ch grâce à un carburateur quadruple corps, des collecteurs spécifiques, un échappement à sortie latérale, une boîte à quatre rapports rapprochés, un différentiel, des freins avant à disque…

À l’intérieur, la sellerie noire était accompagnée par un volant à jante en bois et un combiné d’instruments au centre de la planche de bord, regroupant compte-tours et manomètre de pression d’huile. La carrosserie était uniquement vêtue de blanc, pouvant être assorti de bandes bleues “Le Mans”. Le prix s’établissait à 4.500 $, contre 2.500 pour une Fastback standard d’entrée de gamme (!).

En 1966, le modèle évolua avec l’arrivée d’une version cabriolet. Des prises d’air latérales furent ajoutées et la fastback perdait ses louvres au profit de custodes. Si la puissance restait inchangée, des options telles qu’un pont autobloquant, des amortisseurs Koni réglables ou encore un compresseur Paxton rejoignirent le catalogue.De nouvelles couleurs firent également leur apparition.

Un accord fut aussi passé avec le louer Hertz qui commanda 1.001 voitures. Ces GT350-H étaient majoritairement noires à bandes dorées et avec transmission automatique.

Shelby revit sa gamme en 1967. Le capot gagna une double prise d’air, des extracteurs d’air furent greffées derrière les vitres, la proue reçut un aileron intégré et des feux provenant de la Mercury Cougar. La GT350 de 306 ch restait de la partie, rejointe par une diabolique GT500 dont le bloc V8 428 ci (7.0 L) développait la bagatelle de 355 ch. Seule la carrosserie fastback était disponible cette année là.

Une nouvelle fois revue en 1968, la Shelby affichait un capot avec double prise d’air plus avancée. La calandre suivait l’évolution de la Mustang “classique” puisqu’elle était agrandie. La gamme comprenait cette fois la fastback et un cabriolet, reconnaissable à son arceau de sécurité fixe. La GT350 était équipée du V8 302 ci (5.0 L) développant 250 ch voire 335 avec le compresseur optionnel. La GT500 recevait quant à elle plusieurs blocs V8 : 390 ci (325 ch), 428 ci (360 ch) et 427 ci (400 ch). Une inédite version KR (pour “King of the Road”) fut proposée avec le moteur 428 ci produisant 335 ch.

L’histoire de la Ford Mustang

La Genèse

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

1969-1973

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1974-1978

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Thomas
Passionné d'anciennes en général mais vouant surtout un culte aux Facel Vega (au grand dam de son entourage...), il a rejoint News d'Anciennes en 2015 suite à une discussion impromptue lors de Rétromobile avec Benjamin.
Pour le moment non propriétaire d'une auto intéressante, il espère bientôt passer le cap !
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Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

3 commentaires sur “Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !”

  1. Merci Thomas,
    super article!
    Herve CORDEL
    Proprietaire d’une Mustang convertible 66 et d’une facelia F2B a moteur pont a mousson en cours de resto!
    ( pourquoi se moque t’on des amateurs de facel?…lol)

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