Le Transpyrénéen 2019 avec Vintage Road Trip

On connait déjà les passionnés de Vintage Road Trip. L’an dernier Thomas avait embarqué avec eux pour une balade dans les Cévennes, c’est à relire ici. Cette année on part avec eux sur un rallye bien plus long : le Transpyrénéen 2019.

L’idée du Transpyrénéen 2019

Originaire de la région montpelliéraine, Vintage Road Trip est au départ, une histoire de famille. C’est ensuite devenu un groupe d’amis passionnés de belles voitures de collection. Leur concept : rouler avec leurs anciennes et partager leur passion. Résultat, ils organisent régulièrement des sorties régionales, comme dans les Cévennes donc, mais aussi au moins une fois par an un gros road-trip de plusieurs jours. C’est dans cette catégorie que s’inscrit le Transpyrénéen 2019.

L’idée était simple : un coast to coast, mer-océan, à travers les Pyrénées Françaises et Espagnoles. Certains équipages ne se sentaient pas prêts pour une telle aventure et puis après tout… Pourquoi pas ?!

Au programme : un beau tracé secret jusqu’au départ et des hôtels permettant de reposer tranquillement mécaniques et équipages.

Le rendez-vous du départ est donné à Banyuls-sur-mer où tous les participants ont pu faire connaissance, même si quelques-uns d’entre eux se connaissaient déjà. La découverte du programme se fait grâce aux cartes journalières avec cols, routes petites et grandes, difficultés et destinations : 1100 km de traversée le long de la chaîne pyrénéenne ! Distribution faite des t-shirts, autocollants et road-book à l’effigie du Transpyrénéen 2019 et c’est parti !

Huit équipages sont de la partie, nombre limité pour des raisons de facilité de conduite en montagne. La Team de VRT a cependant accepté sur le tard l’équipage de la Bertone pour sa belle histoire où un fils offrait cette aventure à son papa pour son anniversaire.

Nous voilà donc partis à 18 à bord de nos fidèles destriers. Julie – la Peugeot 204 de 1973, Julia – l’Afla Roméo Bertone de 1975, Shelby – la Ford Shelby de 1968, Bertha – la Mercedes 280CE de 1973, la Corvette de 1971, la MGB de 1969, Audemard – la Peugeot 404 de 1964, Perle – la Triumph Hérald de 1970, Margareth alias sa Majesté – la Rover P5B de 1968.

Premier jour du Transpyrénéen 2019

Tout bien discipliné pour entamer notre traversée, se suivent le long de la belle côte Vermeille. Un arrêt est ensuite fait au Boulou pour faire le plein des réservoirs d’essence avant l’ascension à destination d’Andorre-la-Vieille. À chaque réapprovisionnement d’essence, ce sera la privatisation des pompes pour vingt bonnes minutes avec sa sérénade à la grenadine… le substitut de plomb.

Le trajet passe par les départementales avec des arrêts qui font visiter plusieurs villages dont Prats de Mollo.
En ce premier jour de voyage, l’arrêt déjeuner se fait au col d’Arès à la frontière Franco-Espagnole avec une vue splendide jusqu’à la mer du côté français et sur les montagnes côté espagnol. Petite panique, le coffre de Julie refuse de s’ouvrir pour offrir à leurs hôtes le fameux sésame du déjeuner.
Qu’à cela ne tienne le partage est de rigueur. La serrure fait des siennes au grand dam de sa propriétaire. Une solution sera trouvée le soir sans tout casser.

Tout le monde reprend ensuite la route direction Camprodon, Ripoll, et la Molina où est effectuée la pause café et les équipages se retrouvent suivis par un cortège de Porshe dernière génération.
S’ensuit un incessant balai entre ces autos et les équipages du Transpyrénéen 2019 lors de nos différents arrêts pipi, café ou simplement paysagers ! Qui arrivera le premier en Andorre ? Le pacte est scellé et le défi est lancé ! Sachant que les Porsche bénéficient de deux voitures d’assistance technique contrairement à Vintage Rod Trip puisque la philosophie c’est plutôt l’autonomie : Vive l’aventure ! Au final les anciennes du VRT sont les premiers à franchir la frontière avec la principauté.

Direction ensuite Puigcerda pour rejoindre le Col de Puymorens et enfin Andorre avec son point culminant à près de 2500 mètres, le col d’Envalira. A cette altitude, les premiers effets se font sentir sur les véhicules. Il va y avoir des réglages de richesses à faire à l’hôtel ! Arrivés à Andorre-la-Vieille en début de soirée tous les équipages peuvent se relaxer après en avoir pris plein les yeux. La météo clémente permet de profiter de magnifiques points de vue sur la chaîne des Pyrénées.

Tous les moteurs subissent de nouveaux réglages richesse pour affronter l’altitude. Avec ces côtes, les moteurs de petites cylindrées ont consommé plus ou moins de l’huile et/ou d’eau… Les Américaines, quand à elles ont consommé beaucoup plus d’essence, mais rien de bien grave !

Deuxième jour

Le Transpyrénéen 2019 quitte Andorre pour rejoindre Ainsa par les cols de Creu, Pernes, Espinas et de Fadas. Elle fume, elle fume… La Triumph Hérald n’a plus de couple et impossible pour elle de monter la moindre côte. Bilan : changement de bougies pour Perle afin de compenser une grave perte de compression sur les quatre cylindres. Avant la montée du col de Bonaigua, c’est à Julia de présenter des signes de faiblesses de plus en plus importants. Le constat sera fait à l’arrivée qu’après démontage du haut moteur, un cylindre est hors service, pas de compression et l’allumage mécanique est hors service. Qu’à cela ne tienne, il en reste trois et l’allumage sera réparé pour finir !

Malgré un brouillard qui entoure les anciennes, une petite course de côte est ensuite improvisée sur le Port de la Bonaigua une côte qui taquine les 15%, entre la Rover et la Mercedes suivie de l’Alfa qui a repris des vitamines. Pour les autres la montée sera plus calme, les côtes fatiguant les moteurs. Un air écossais enveloppe les lieux. L’aventure se termine sur une aire de pique-nique aux allures celtiques dans la noguera Ribagorçana, bien ensoleillée.

S’en est suivie une alerte rouge sur le tableau de bord pour les freins de la Mercedes. À Castejon de Sos, on constate une fuite de liquide au niveau du pneu, heureusement juste un flexible mal vissé. La Peugeot 404 perdait de l’eau… mais par le trop plein.

Enfin, la journée s’achève tranquillement avec un plouf dans la piscine de l’hôtel. Une journée riche en émotions pour ceux dont les voitures ont offert quelques frayeurs. En soirée, l’atelier mécanique se fait autour de Julia et d’une bonne bière pour les plus bricoleurs !

Troisième jour du Transpyrénéen 2019

Au programme, c’est la journée la plus longue du Transpyrénéen 2019. Tout le monde quitte Ainsa en direction du tunnel de Bielsa pour revenir en France et faire l’ascension des célèbres cols Pyrénéens : Tourmalet, Aspin, Soulor, Aubisque, Somport… et revenir sur Canfranc. La route est splendide le long de la Sierra Pelada dans le parc du Monte Perdido. Margareth en tête, les anciennes attaquent la côte qui mène au tunnel de Bielsa. Certains, peuvent même apercevoir un troupeau de jeunes chamois. Un feu tricolore gère les allées et venues dans le tunnel. C’est au tour des 9 anciennes d’entrer dans le tunnel et patatra ! Margareth fait le coup de la panne. Sans panique, la Rover revient à l’entrée du tunnel en marche arrière escortée par les secours espagnols très réactifs.

Les autres équipages ne perdent pas une minute car il y a beaucoup de route à faire ce troisième jour ! Après démontage de la pompe mécanique, constat est fait que les clapets de sa Majesté qui ont plus de cinquante ans ont rendu l’âme ! Qu’à cela ne tienne, l’équipage est persuadés d’en avoir de rechange dans la malle. Malheureusement, panique ou fatigue, ils restent introuvables. Plan B : trouver une autre solution !

Tandis que les autres participants partent pour l’hôtel, pour Margareth, c’est un bidon d’essence amarré au pare-brise avec une durite alimentant directement les SU par gravité qui fera l’affaire. L’esprit débrouille a du bon parfois ! Bertha et son équipage n’ont jamais laissé tomber Margareth malgré les heures pénibles qui passent. Ils ont escorté la Rover vers la France où tout près de Tarbes un passionné d’automobiles anciennes prêtera généreusement une pompe électrique. Un coup de veine ou un signe divin ? Lourdes est toute proche ! En tout cas, en quelques tours de vis et voilà la Rover P5B prête à reprendre la course. L’aventure continue !
Non seulement, l’équipage a résolu le problème et, malgré l’heure tardive (22h), direction le col du Somport puis arrivée à Canfranc à 0h25 ! La journée a quand même été plus longue que prévue !

Margareth est devenue “Sa Majesté” bien malgré elle et Domi devenu Danny, le fidèle ami, référence faite au feuilleton Amicalement vôtre.

Quatrième jour

Après tout le stress de la veille et un bon sommeil, un gros petit déjeuner s’impose pour aborder l’avant-dernière journée qui se veut beaucoup plus cool… mais tout aussi magnifique. L’itinéraire passe par Jaca, les cols d’Oroe et d’Oroel où l’arrêt obligatoire de la Mustang Shelby n’était pas au programme. Bilan : plus de frein. Une purge complète s’impose. En fait, elle en aura besoin de trois pour finir le voyage ! Les cols de la veille avait fait bouillir le liquide DOT4. L’Hérald en profite pour nettoyer ses bougies, chose qui sera faite quotidiennement pour qu’elle finisse le road trip ; trop d’huile passe à travers la segmentation ! Pour les autres, par précautions, c’est vérification des niveaux.

Ensuite c’est la visite du Monastère de San Juan de la Pena et Leyre pour une nuit tranquille avec une vue panoramique sur l’Aragon.

Dernier jour du Transpyrénéen 2019

Comme tous les matins certains arrivent plus tôt pour contrôler leurs véhicules et régler quelques bricoles, à chacun sa méthode. La dernière étape en mettra plein les yeux. Les paysages et les routes plus impressionnants les uns que les autres. Après la traversée de Pampelune, les routes en corniches d’Igeldo et de Jaizkibel, tous rejoignent la Côte d’Argent et le Pays Basque où la foule et les embouteillages rappellent le retour en France…

Les équipages sont à peine fatigués et très fiers d’avoir réussi cette aventure riche en émotions, en contact humain et en panoramas. Chacun s’aperçoit que quelque soit sa voiture, ses faiblesses, ses petits tracas, toutes les anciennes sans exception ont terminé le Transpyrénéen 2019. Les anciennes peuvent paraître fragiles mais en gardant un esprit de cohésion et de débrouille, toutes les distances sont réalisables ! Finalement heureux, « on en veut encore » qu’ils disent !

Pour les prochaines aventures de Vintage Roas Trip, contactez les par mail ou sur leur site en cliquant ici.

Un petit mot sur Margareth, la Rover P5B

Cette auto dans la même famille depuis 1968, elle appartenait au grand-père d’Aymard. Jamais restaurée, jamais rénovée, toujours entretenue. Elle n’a pas roulé durant trente ans et a repris la route en démarrant sur les chapeaux de roues en faisant un voyage de 3600 kilomètres pour aller à Saint-Jacques de Compostelle et ceci sans aucune encombre. L’année suivante, elle partait, de nouveau en famille, faire le Rallye des Lacs sans aucun souci non plus.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

2 commentaires sur “Le Transpyrénéen 2019 avec Vintage Road Trip”

  1. Reportage très interessant mais, sauf erreur de ma part, il maque qques infos importantes : 1/ combien ça coute de s’inscrire ? 2/ Les references de l’organisateur pour s’inscrire l’année prochaine ? Merci, GA

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