48h de la Châtre 2019 : grande messe du CCF

Le CCF, ou comment faire du light is toujours right un véritable crédo. Derrière ces trois lettres se cache le Club Caterham France. Petite précision, pour poser tout de suite de bonnes bases pour la suite : “oui”, le club s’appelle Club Caterham France, mais “non”, ce ne sont pas des ayatollah de la marque de Crawley… vous trouverez donc dans ces lignes à la fois des Lotus, des Alfa Romeo voire même des Mallock ou des Triumph ! Bref, retour sur leur meeting, des 48h de la Châtre 2019.

Une piste un peu spéciale : plus taillée “puce énervée” que muscle car

Sur invitation de quelques copains membres actifs du Club, je venais donc poser pour la première fois les pieds sur la piste de La Châtre… pourtant, ce Circuit, beaucoup de passionnés le connaissent : d’abord site d’une Course de Côte, puis centre pour quelques grands noms du sport mécanique en France (la piste accueillant à l’époque plusieurs grandes manches de Formule F3)… citerait-on, par pure gourmandise, le passage du Paris-Dakar en 2001 ? Un circuit mythique en somme…

Mais c’est un circuit qui n’a pas manqué de m’interpeller de prime abord : très court, trèèèèès sinueux, avec très peu de lignes droites (la seule vraie ligne droite mesurant la colossale distance de 200m environ)… forcément, les agiles Caterham vont s’en donner à cœur joie…

Cela dit, soyons francs d’entrée de jeu, si les pilotes se rassemblent aux côtés du CCF sur cette piste, ce n’est pas seulement pour rouler, c’est aussi pour rechercher une ambiance, un état d’esprit… et on est servis : entre le couple qui assure le ravitaillement des troupes (après plusieurs dizaines d’années de restauration, pensez-donc) dont la gouaille sans pareil en devient mythique entre les initiés ; le Bureau du CCF qui joue les sérieux en toute dérision… c’est comme un air de colo qui règne sur le Circuit ! Les jolies colonie de vacances…

Les 48h de la Châtre 2019 : un roulage plein de surprises

Mais revenons aux moutons qui intéressent les lecteurs de News d’Anciennes : les autos, anciennes de préférences. Eh bien là où je craignais un peu de ne pas avoir de quoi raconter par manque de carburateurs, j’ai finalement été servi… et copieusement servi ! Petit tour d’horizon de mes coups de coeur…

La Mamie du lot : une jolie petite Frogeye signée Pinon

Elle est bleue, elle est anglaise, elle ouvre grand ses yeux ronds et venait se dégourdir les roues aux 48h de la Châtre 2019 en prévision d’un événement du côté d’Angoulême où, apparemment, des gars se rassemblement mi-septembre pour tourner en rond dans la ville avec leurs vieilles guimbardes… j’connais pas… même toute ressemblance avec une Frogeye qui irait se promener en cité angoumoise s’arrête là. Celle-ci ne vient pas pour amuser la galerie. Tout en gardant sa carrosserie d’origine, cette Frog’ se pare d’un arceau complet et d’un bloc motopropulseur bien plus pointu qu’à l’origine… l’auteur des faits ? c’est un multirécidiviste du nom de Nicolas Pinon. Ce préparateur du centre de la France permettait ainsi à Didier, son client, de se familiariser avec cette magnifique auto que la pluie aura rendu assez sympathique à voir “marcher sur l’eau” !

L’énervée, mais flegmatique monoplace britannique : la Mallock

Je dois l’avouer, cette auto a attiré mon regard et attisé ma curiosité dès mon arrivée sur le paddock. Avec ses airs de dragster et ses peintures de guerre, je ne savais pas vraiment dans quelle case la ranger… Un entretien avec le propriétaire s’imposait donc.

Née en 1979, c’est du côté des usines Mallock qu’il fallait tourner son regard. Dotée d’un châssis qui n’était pas sans rappeler celui d’une Seven, elle en adopte en plus le positionnement du moteur : central avant, quasiment sur les genoux du pilote. Light is Right on vous dit… Ce modèle est dénommé MK20bt : elle se distingue par un arrière revu et corrigé. En compétition, cette auto n’est pas restée effacée, Martin GROVES la portera même jusqu’à être championne du monde de course de côte en 1994. La société Mallock existe d’ailleurs toujours et a fêté ses 60 ans l’an dernier, le fils du fondateur poursuivant la saga familiale… pourquoi pas un petit article spécial Mallock un des ces jours

Caterham HPC : la voiture de gentlemen sprinter

Vous l’avez déjà surement compris en lisant les premières lignes de ce papier : la Caterham, conceptuellement, c’est plus une auto de compétition, une pistarde, qu’une familiale pour partir en vacances… Mais on peut aller encore un peu plus loin sur ce terrain là : la Caterham HPC. Celle qui nous est présentée en est un exemple proche du cas d’école : la HPC, c’est la Caterham designée pour créer une sorte de Trophée monomarque. En France, on l’appellera Caterham Cup. Petite particularité du modèle ci-dessous, il est à carburateurs, ce qui en fait un modèle des plus rares ! ‘pis le proprio est trésorier du Club.

L’ancêtre de la Caterham : La Petite Lotus Verte

Cette petite Seven aurait pu figurer à elle toute seule comme une allégorie de mon dernier papier sur le rassemblement du Prieuré aux Sables d’Olonne, celui sur le chassé croisé générationnel. Déjà parce que Lotus Seven : c’est l’ancêtre des Caterham modernes, l’essence même du concept de light is right. Ensuite parce qu’ultra connectée : la Petite Lotus Verte, ce sont plus de 600 personnes qui suivent ses aventures sur le net. En effet, Julien et sa petite famille ont crée une page Facebook où la Lotus, en plus de prendre la route, prend la plume et raconte ses aventures. Alors forcément, déjà qu’une vraie Seven pur jus ça nous botte joliment, quant en plus elle est drivée par un pilote-instructeur et qu’elle parle, on adore !

Pour le plaisir, on jettera un oeil à sa fiche technique… euh, à sa Carte Nationale d’Identité disons : Lotus Seven S2, modèle America, née en 1964, pèse 470 kilos pour 100 cheveux dynamiques propulsés par un moteur 1500 de Cortina… mais quelques photos vaudront mieux que 1000 mots !

Comme d’habitude, ce sont donc avec mes coups de coeur que je conclue ce papier, et histoire d’ajouter un peu de son aux images, voici quelques 3 minutes parmi les 2880 qui ont composé ce week-end ! En bref, merci au CCF pour son accueil sur ces 48h de la Châtre 2019.

https://youtu.be/JHs5eY5TM7A
Thibaut on EmailThibaut on FacebookThibaut on FlickrThibaut on LinkedinThibaut on Youtube
Thibaut
Auteur et Photographe à News d'Anciennes
Etudiant, copilote, collectionneur, Directeur de Course FFSA, président de l'AutoMoto Classic de l'Ouest... et rédacteur/photographe pour News d'Anciennes (depuis 2017) lorsque les évènements s'y prêtent. C'est au volant d'une 2CV6-PO de 1976 et d'une Peugeot 205 XS de 1990 que j'arpente les routes de France, au tous-les-jours comme en rallye ! Viendriez-vous avec moi découvrir ce que la passion de l'auto ancienne a de plus diversifié ?

2 commentaires sur “48h de la Châtre 2019 : grande messe du CCF”

  1. Un grand merci à Thibaut pour la couverture de notre événement. C’est fidèle à l’image que nous souhaitons donner du club. Superbe plume et un vrai talent de photographe, nous sommes ravis.
    Xavier ( le trésorier )

    1. Merci beaucoup pour ce commentaire Xavier ! Comme d’habitude, je tâche de photographier et d’écrire en toute honnêteté, sans faux semblants ni complaisance… tant mieux si ça plaît ! 😉

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.