À bord d’une Audi 100, discrétion remarquable et mazout collectionnable

L’Audi 100 est une voiture qui a été sous-estimée de sa sortie à nos jour. Sous une ligne aussi belle que discrète, qui pourrait rentrer dans bien des garages, pour être collectionnée ou bien rouler. Mais pour cela il faudra faire des concessions, dont la plus importante : la motorisation.

Une ligne avant-gardiste pour l’Audi 100

C’est en 1982 que le monde de l’automobile découvre cette nouvelle Audi. Désignée sous le nom de génération C3, elle vient renouveler l’image et la technologie des générations précédentes. Elle entre en concurrence directe face aux Mercedes w123 et Bmw e28.

Au moment de sa sortie c’est elle qui se présente comme la plus moderne avec ces lignes rectangulaires, qui ne laisseraient jamais penser au cx de 0,30 qu’elle obtient en soufflerie. C’est l’une des raisons pour lesquelles, l’Audi 100 obtient en 1983, le trophée européen de Voiture de l’année.

A sa sortie elle est disponible dans trois motorisations essence. En complément on retrouve deux moteurs diesels. Et oui, les chocs pétroliers sont passés par là et ces motorisations ne sont plus dévolues qu’aux taxi et autres utilitaires. Le premier est un 1986 cm³ atmo de 70ch et le second un Turbo D de la même cylindrée mais qui arrive à 87 ch.

En 1984 un nouveau moteur de 138 ch à l’injection qui sera même le moteur de la version Quattro introduite cette année là.

La C3 de cette génération sera remplacée par une phase 2 dès 1988. Les poignées de porte changent et le tableau de bord s’arrondit.

L’Audi 100 C4 viendra la remplacer assez tôt, en 1991.

Notre Audi A100 du jour

Ligne discrète mais travaillée

Une ligne à la mode au début des années 1980. Une aérodynamisme à base de vitres latérales affleurantes, de carter aérodynamique et de joints recouvrant les parties vides. Les ingénieurs ont autant travaillé que les stylistes. C’est bien une allemande ! Cette Audi 100 obtient un style qui se démarque, mais qui est parfois incompris.

On ressent à travers le dessin donnée à cette Audi une envie de révolutionner l’aspect de la marque. Des traits sobres et équilibrés, qui en font un automobile plate et discrète.

Lorsqu’on regarde de plus près, on s’aperçoit de certains détails auxquels les ingénieurs ont accordé une attention particulière.

À l’intérieur de l’Audi 100

Une fois à son bord, on ressent la simplicité et l’ergonomie. Rien ne semble manquer. Les sièges en velours ont un charme typique qui nous ramène dans les années 1980. Les matériaux sont de qualité et envahissent l’habitacle d’une odeur immersive même plus de trente ans après.

Malgré une présence de matière plastique assez importante, les éléments sont bien assemblés, sans y laisser de vulgaires jours.

Une motorisation à toute épreuve, sous le capot de l’Audi 100

Nous avons donc ici un 2 litres turbo-compressé. Un 5 cylindres, c’est une de ses particularités. La seconde, c’est donc que c’est un Turbo Diesel ! Il culmine donc à 100 chevaux…

Parmi les nombreuses motorisations pour l’Audi 100, ce dernier est l’un des survivants les plus répandus. En effet, les modèles essences sont pour la plupart en K(E)-jetronic. Un système d’injection mécanique, par par le temps pose problème de fiabilité. Le réglage de ce dernier nécessite des connaissances pointus dans ce domaine. Or un diesel de ce type, c’est beaucoup plus simple. Si vous souhaitez ajouter une Audi 100 dans votre collection, et encore plus, rouler avec, il faudra faire des concessions.

Ce bloc ne fait pas de l’Audi 100 une fusée certes, ni un caractère mécanique de Honda S800 mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Par contre le moteur lui assure une puissance suffisante pour affronter tout type de parcours.

Au volant de notre Audi 100 du jour

On s’installe donc dans un habitacle bien fini et toutes les commandes tombent sous la main. Le moteur démarre au quart de tour.

Une fois le cinq cylindres démarré, le plage du fonctionnement de ce diesel surprend agréablement. Il s’avère presque nerveux et suffira pour effectuer un dépassement. Les reprises en cinquième ne lui font pas peur. Vive le couple du diesel ! Côté consommation on obtient un véhicule sous la barre des six litres au cent.

Le silence dans l’habitacle est également au rendez vous. Les vibrations des premiers diesels sont oubliées. Est-ce le fait du 5 cylindres ? Il faudrait comparer avec l’anémique moteur atmosphérique pour comparer. En tout cas cette Audi 100 assure parfaitement un tenue de route exemplaire, qui rassure même par de fortes intempéries.

Les gestes de conduite se font d’une simplicité harmonieuse avec un accompagnement naturel du volant, pédales ou pommeau de vitesses.

Il pourrait s’agir d’une voiture de tous les jours idéale pour ceux qui ne sont pas catégoriquement allergiques au diesel.

Une Audi 100 polyvalente

Cette voiture qui se veut berline, a tout d’une auto polyvalente. On entend cela par son aspect compact. Avec ses 4,73 mètres de longueur et 1,8 mètres de large, le véhicule en question ne donne pas l’impression d’avoir une grande berline. Elle aspire à la légèreté et sobriété. En ville, ou sur route nationale, cette Audi s’adapte à tout itinéraire. Sur autoroute, il s’agit bien d’un routière de qualité. Ses sièges confortables et un moteur qui reste en bas régime à 130 km/h contribuent à une sensation de tapis volant.

Le côté traction pourrait se montrer cependant regrettable pour certains. Ce n’est pas la plus amusantes des autos, c’est sûr. Mais ne vous inquiétez pas ! Avec un peu de patience, et plus de budget, il est encore possible de dénicher un joli exemplaire en Quattro.

Conclusion: l’Audi 100, une auto agréablement surprenante

Comme on l’a mentionné dans notre essai, il s’agit ici d’un véhicule trop vite oublié. Certainement pour sa ligne lassante pour certains mais avant-gardiste pour d’autres. On est face à une berline allemande discrète, solide et fiable. Cette dernière vous emmènera loin, avec le minimum d’entretien courant que vous lui devrez.

Evidemment il faudra avaler la pilule du diesel. Mais au final, en collection, c’est un gage d’originalité. Sur un rassemblement d’ancienne qui aura un 5 cylindres ? Et qui aura un diesel ? Ça nous ramène au débat qu’on vous avait proposé sur les diesels en collection.

Rouler en Audi 100

Pour toutes les Audi 100 il faudra privilégier les modèles avec une injection révisée. En cas de dysfonctionnement il s’avérerait de suite moins appréciable de rouler avec cette allemande.

Vérifiez également les soubassements parfois attaqués par la rouille, comme la plupart des anciennes.

Côté tarif il faudra compter entre 1000€ et 3000€ pour des modèles allant de “roulant” à “presque parfait”.

Image
Entretien
Plaisir de Conduite
Ergonomie
Facilité de conduite
Les plusLes moins
PratiqueInjection capricieuse en essence
Très accessiblePas facile à trouver en bon état
EconomiqueSouvent sous-motorisée
Note Totale
Fiche Technique de l’Audi 100
MécaniquePerformances
Architecture5 Cylindres en ligneVmax174 km/h
Cylindrée1986 cm³0 à 100 km/h​13.5 s
Soupapes10400m da25.1 s
Puissance Max100 ch à 5800 tr/min1000m da 40.2s
Couple Max175 Nm à 2750 trs/minPoids / Puissance14 kg/ch
Boîte de vitesse5 rapports manuelle
TransmissionTraction
ChâssisConso Mixte6,5 L/100 km
Position MoteurLongitudinale avantConso Sportive12 L/100 km
FreinageDisques ventilés à AVt et Tambours ARCote 198685.000 frs
Dimensions Lxlxh480 x 182 x 142 cmCote 20092000 €
Poids1280 kg
Artiom Galouchko
Passionné de photographie et d'automobile ancien. Parcourant les routes en Bmw série 5 ou 7 pour vous partager tous ces reportages pleins de passion.

4 commentaires sur “À bord d’une Audi 100, discrétion remarquable et mazout collectionnable”

  1. Oui bon…mais je préfère la mienne..équipée du V6 essence de presque 180 cv.. ( 1991 )

    Merci nez en..moins.. := )..d’ avoir..exhumé cette auto..!!

    d’Arnaud

  2. Bonjour, et merci pour ce dépoussiérage.
    Il me semble qu’il y a une erreur.
    2 litres TD de 82 ou 83cv et 2 litres TDI de 100cv avec l’intercooler. Visiblement sur votre photo, ce dernier est présent ce qui explique votre bon ressenti pour les perfo.
    A bon entendeur.
    Yanno41

  3. Bonjour.

    4m79 et non 4m73.

    40,2 secondes aux milles mètres départ arrêté ? Ce doit être autour de 35 secondes et quelques. La mienne, sans le turbo faisait moins de 40 secondes et surprenait pas mal d’autres automobilistes lors du démarrage au feu vert. Le 5 cylindres Diesel est rageur et ne demande qu’à monter dans les tours ! La Diesel non turbo était vendue pour 157 km/h mais elle était capable de bien plus grâce à son aérodynamisme. Faut rajouter 35 km/h pour avoir sa vitesse réelle (pas celle au compteur qui est optimiste de 25 km/h).
    Achetée 5000 Francs en mai 1999 avec 220000 kilomètres. Je l’ai gardée jusqu’en janvier… 2018 ! Par chez moi, la neige est très rare mais si j’avais à sortir par temps de neige, je prenais exclusivement ma vénérable Audi, la seule qui ne glissait pas, du moins en restant dans la limite du raisonnable.
    Il a de cela 6 ans, je devais partir en vacances en famille avec ma Laguna break 2,2 litres turbo D. Le jour avant, son radiateur de refroidissement qui se met à fuir. Seule solution y aller avec l’Audi. Je ne pensais jamais réussir à transférer la totalité des bagages remplissant le coffre de mon break. En fait, tout est entré dans l’énorme coffre de l’Audi ! Je pense que c’est une des voitures ayant eu le plus grand coffre, voir l’unique !

    Vous dites que le modèle présenté sur cette présente page cotait 85 Francs en 1986 ?

    Vais essayer d’en retrouver une en break turbo D mais pas les modèles à partir de 1991 qui sont source de pannes avec la gestion électronique du moteur (Etrange que celle de cet article semble être une TDI. Pas d’origine ?). Mais faudra qu’elle soit à partir de 1988 car les précédentes, dont faisait partie la mienne de juin 1987, avait, dès leur sortie, dix ans de retard dans le style de l’intérieur. Ça n’avait rien du style des années 1980 mais plutôt des années 1970. Seul défaut que je lui trouvais. Petit problème avec les repose-têtes arrières : ils avaient grillé au soleil et pourtant suis pas sur la Côte d’Azur mais dans le Finistère ! Ce n’était pas vital, tout comme les poignées de portières qui cassaient, ou, plutôt, le petit levier. Le système de fixation des tringleries d’ouverture et de verrouillage des portière était mal fait. Il y avait comme un “fusible” sur les rotules en plastique pour que si une personne verrouillait une portière, que l’autre tringlerie, si la portière ouverte, ne se torde pas du fait de la puissance du système de verrouillage centralisé à compresseur. Ensuite fallait dégarnir et essayer de retrouver le petit bout de plastique de quelques millimètres de côtés ! Ne le retrouvant pas, j’avais résolu le problème avec un fil de fer ! Les câbles en acier des lève-vitres cassent facilement à cause de l’oxydation. Mais malgré tous ces petits “trucs”, la voiture était d’une fiabilité à tout épreuve. En 2002 j’ai roulé, par obligation, avec un joint de culasse mort. Tous les soirs je vidais l’huile accumulé dans le vase d’expansion. Ensuite j’ai pu avoir un véhicule de remplacement. Je l’avais laissé dans une école de mécanique automobile. Le prof m’avait dit que la culasse était morte car l’alu était bouffé. Il m’avait proposé une éventuelle solution, c’est à dire la confier aux soudeurs. Ils l’avaient, avant, placée dans un four puis ensuite, ils avaient rebouché les trous avec de l’alu ! Petit coup de fraisage et surfaçage puis remontage. Un après-midi, coup de téléphone : tu peux venir chercher ta voiture ! Ça m’avait couté le prix d’une pochette de joints plus quelques bricoles. 17 ans après ça, elle tournait encore…

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