L’Aventure des Serenissima, quand le Comte Volpi s’est mué en constructeur

Les F1 Serenissima

En parallèle de cette histoire riche en GT, la Scuderia Sernissima a aussi couru en F1.

1961 et 1962 : Cooper, Lotus et Porsche

Bien avant que les GT ne soient à l’ordre du jour… et en attendant une hypothétique ATS de F1, la Scuderia Serenissima s’essaye à la F1 en achetant ses autos chez les artisans anglais.

Maurice Trintignant est ainsi engagé sur une Cooper T51 à moteur Maserati lors du Grand Prix de Monaco 1961. Qualifié 16e il termine à une encourageante 7e place… 6 ans après sa victoire au même endroit.

Pour le Grand Prix de France, une DeTomaso-Osca est également confiée à Scarlatti. Il se qualifie 26e et abandonne quand le français, parti 23e, termine 13e. Trintignant abandonne ensuite en Allemagne.
En Italie c’est Vaccarella qui pilote la DeTomaso, mais abandonne. Trintignant termine 9e. C’est la dernière course des Serenissima en 1961.

Pour l’année 1962, Vaccarella commence mal en ne se qualifiant pas à Monaco avec une Lotus 18/21. L’écurie change de voiture pour le Grand Prix d’Allemagne. Carlo Abate se voit confier une Lotus 24 quand Vaccarella doit courir avec une Porsche 718. Finalement la Porsche ne sera jamais reçue et Vaccarella sera engagé avec la Lotus. Qualifié 15e il termine à la même position.
La dernière course de l’année est à Monza où Vaccarella se qualifie 14e avant de terminer 9e avec la Lotus.

1966 : Serenissima Motoriste

La McLaren Serenissima d’endurance ne fut pas la première association de ces deux noms.

En 1966, McLaren se lance pour la première fois en F1 en tant que constructeur. La saison commence avec un V8 américain revu pour accrocher les 3 litres de cylindrée (au lieu des 4.2 d’origine). Mais à partir du Grand Prix de Belgique, le néo-zélandais bénéficie du V8 Serenissima. C’est le V8 qu’on a vu dans les GT. Il ne prend pas le départ de cette première course mais marque le point de la 6e place en Grande Bretagne.
Il reprendra pourtant le moteur Ford pour les deux derniers grands prix de l’année et ne fera plus appel au V8 italien.

La McLaren de 1966

La Serenissima M1AF

Après cette première tentative, la Scuderia Serenissima voudrait s’installer en F1 en tant que constructeur. Elle construit alors la M1AF.
Le châssis, est un ancien châssis de chez BRP, un constructeur anglais, qui a été revu par Francis.

La principale modification c’est la suppression de la partie arrière du châssis. Les ancrages de suspension se font directement sur la boîte Colotti. Le V8 est évidemment le 3L déjà connu. La carrosserie alu est signé Fantuzzi et intègre des éléments aéros avec des ailerons sur le nez et une aile directement sur le capot moteur.

La voiture est terminée dans la seconde partie de l’année 1967… testée à Monza… mais jamais engagée en course. La mère du Comte Volpi lui ayant suggéré que ce programme de F1 serait trop dispendieux… il est stoppé net.

On ne reverra la M1AF qu’au salon de la voiture de course de Monza en 1969 et sera alors vendue à un Autrichien qui l’engagera, sous la supervision de Francis, en course de cote… sans succès notable.

Photos : News d’Anciennes, Artcurial, Marketing Motorsport Ressources, Arthomobile (ici, ici et ici), Forum P300 IT, UltimateCarPage.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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