Bugfest 2017 : le 14 juillet à l’anglaise

Avec un nom comme le Bugfest, vous vous attendriez à un événement en rapport avec la Coccinelle (comme le Cox Avenue par exemple, ou le VW Fest dont Bertrand vous parlera demain). Il n’en est rien, au contraire. Il s’agit en réalité du Bugatti Festival, organisé chaque année le samedi suivant le 14 juillet par le Bugatti Owner’s Club, dans le Gloucestershire.

Le Bugfest prend la forme d’une course de côte, organisée sur la piste de Prescott Hill, créée par le club en 1936. On y retrouve bien évidemment des Bugatti, mais également des véhicules plus récents, appartenant aux membres du Club, histoire d’étoffer le spectacle.

Bien qu’il soir relativement court, un peu plus d’un kilomètre, le tracé se veut plutôt technique, alternant portions rapides et virages lents et en dévers. Il demande beaucoup aux châssis et aux mécaniques, et quelques voitures, peu nombreuses, malgré leur âge, n’ont malheureusement pas pu terminer la journée, la faute revenant à une avarie ou une sortie de piste.

Les six plateaux ont apporté une belle diversité de véhicules. Un septième, composé de pilotes australiens invités pour l’occasion, assurait le spectacle entre chaque plateau, au volant de Peugeot 108.

Le championnat Newbarn regroupait quelques belles pièces, comme une Sunbeam Alpine, une Austin-Healey Sprite ou encore une Austin A35. Celles-ci couraient contre des véhicules bien plus modernes ou orientées pour la piste comme des Mazda Mx-5, Lotus Elise ou une armada de Westfield/Caterham.

Le plateau des Saloon Cars rassemblait quant à lui des voitures de grande série, plus ou moins modifiées pour ce genre d’épreuve. Une belle brochette de Mini croisait le fer avec, entre autres, une Reliant Scimitar GTE, une MG Metro ou encore une Alfasud Trofeo.


Le plateau des voitures de sport offrait à une vingtaine de roadsters la possibilité de se battre, allant d’une frêle MG Type M de 1929 à une impressionnante TVR Griffith, surtout pour une piste aussi étroite. Une fois encore, un bel échantillon des petits bolides anglais s’étalait devant nos yeux, comme des MG A, B Midget, des Ginetta ou cette GTM Coupe, inconnue dans l’hexagone.

Le plateau dédié aux voitures de course offrait un panel s’étalant de 1936 avec une magnifique Delahaye 135M à 2002 avec une Formule Ford fabriquée par Van Diemen, constructeur anglais aujourd’hui disparu. On pouvait également voir des Lotus 51 ou une Formule Junior Elva.

Les deux derniers plateaux étaient réservés aux Bugatti, respectivement en-dessous et au-dessus de 1500 cm³. Et il faut dire que l’échantillon, bien que restreint, des belles alsaciennes est tout à fait enthousiasmant. Au menu, une Brescia, une 40, une 30, deux 35B, une 59, une 54 et une 51 !

Le Bugfest, malgré sa petite taille, offre un spectacle tout à fait agréable et de belles manœuvres du fait du tracé. Pour les amateurs qui souhaiteraient venir y jeter un œil, il vous faudra compter 15 livres pour la journée. La majeure partie du tracé est accessible facilement, seuls les 400 derniers mètres vous demanderont de grimper la colline.

Vous pouvez retrouver l’intégralité des photos prises sur place dans mon album flickr




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Pierre
Rédacteur à News d'Anciennes
Tombé dans la marmite automobile quand il était petit, il a rejoint l'équipe de News d'Anciennes en 2015. Expatrié en Angleterre depuis Mai 2016, il nous partage les évènements de là-bas.
En dehors de ça, il partage une bonne partie de son temps sur la route entre une Opel Ascona et une Mazda RX-8.

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