RM Sotheby’s sort le très grand jeu à Amelia Island

Après les catalogues de Gooding & Co et Bonhams, visibles ici et ici, on vous présente le catalogue le plus fourni de la semaine d’Amelia Island. RM Sotheby’s sort le très grand jeu avec de nombreuses autos chères et prestigieuses.

La vente RM Sotheby’s d’Amelia Island s’étalera sur deux jours, les 10 et 11 Mars. Deux jours pour un beau catalogue et une belle collection à disperser, celle d’Orin Smith baptisée « The Pride and Passion ».

24 Millionnaires pour le catalogue RM Sotheby’s d’Amelia Island

Quand Bonhams se contente de deux millionnaires potentielles et Gooding & Co de 12, le catalogue RM Sotheby’s d’Amelia Island comptera 24 lots qui peuvent dépasser le million de dollars aux enchères. Même si on se doute que tout ne sera pas vendu, certains lots valent vraiment le détour.

Quintuple ration de Ferrari

C’est une Ferrari qui possède la plus grosse estimation du catalogue. Cette Ferrari 250 GT SWB Berlinetta est un beau modèle, parfaitement restaurée, à l’historique limpide. Sa seule particularité sera d’être équipée de carburateurs de compétition et d’une boite carterisée en alliage. Le prix estimé entre 9 et 10 millions de dollars paraît bien élevé cependant.

La suivante est plus rare, c’est la 27e des 32 Ferrari 166 MM et la 23e des 25 Barchetta carrossées par Touring. L’auto de 1950 a participé à deux Mille Miglia en 1951 et 1953, elle a couru à Pebble Beach (si si) et y a été présentée au concours d’élégance ! Certifiée comme il se doit, primée en concours à travers le monde, c’est un beau morceau. On comprend beaucoup mieux son estimation : entre 8 et 10 millions de dollars !

Pour la suite, on retrouve du plus ou moins classique, on parle quand même de Ferrari. La première est l’ex F50 de Mike Tyson, dans un superbe état et avec moins de 6000 miles, et elle est estimée entre 2.2 et 2.4 millions de dollars.
On poursuit avec une belle 275 GTB à nez court de 1964. L’auto est forcément parfaitement certifiée et compte un Platinium Award au Cavalino Classic. Elle est estimée entre 1.8 et 2 millions de dollars.
Dernière Ferrari millionnaire, une Ferrari 365 GTB/4 Daytona de 1971, préparée pour la compétition. Même si elle n’a jamais couru à Sebring en 1972 comme prévu, l’auto a participé à quelques courses américaines, elle est estimée entre 1.25 et 1.5 millions de dollars.

Deux françaises : deux Bugatti

Comme à souvent dès que seules deux françaises sont présentes dans la caste des millionnaires, ce sont des Bugatti. Encore une fois, une récente partage l’affiche avec une ancienne. La récente est une Bugatti Veyron 16.4 Grand Sport de 2012, une des 11 aux specs US, elle est estimée entre 1.5 et 1.8 millions de dollars.

L’ancienne est une Bugatti Type 57S de 1937. C’est une des quatre autos carrossée en cabriolet par Vanvooren et l’une des trois seules restantes. Plus généralement c’est l’un des seulement 42 châssis de 57 S existant. Avec son moteur, son châssis et sa carrosserie d’origine, on nage dans les hautes sphères et l’estimation est comprise entre 8.5 et 10 millions de dollars.

7 Italiennes, la carrosserie dans tous ses états

On commence par trois Lancia. La plus ancienne est une magnifique Astura Cabriolet Serie III Tipo Bocca de 1936 carrossée par Pininfarina. Elle fait partie de la collection Orin Smith. L’auto est superbe, exposée en 1936 au salon de Milan et au concours d’élégance de San Remo en 1937. Elle est estimée entre 2 et 2.6 millions de dollars.

Les deux autres sont des Aurelia. La première est une B24S Spider American de 1955, restaurée en 2012 et estimée entre 1.4 et 1.8 millions de dollars. L’autre est l’unique PF200C Serie III. Carrossée par Frua, elle a été exposée à Genève et Turin en 1953, elle s’est distinguée en 2013 où, après une restauration de 10 ans, elle a remporté sa classe au concours de la Villa d’Este. Elle est estimée entre 1.1 et 1.4 millions de dollars.

Le même propriétaire que la B24S, et que la Ferrari 275 GTB, on trouvera deux autres italiennes. La première est une Maserati A6G/54 Coupé Serie III de 1956 carrossée par Frua. Ancienne auto du salon de Turin, c’est une des deux survivantes et son estimation est située entre 1.6 et 2 millions de dollars.
L’autre est une Alfa Romeo 1900 SS Coupé de 1955, carrossée par Zagato. Une des 39 autos construites, et avec des participations aux Mille Miglia 1955 et 1956. Elle est estimée entre 800.000 et 1.2 millions d’euros.

Toujours italienne, une des Fiat 8V Supersonic, voir notre article sur la 8V en cliquant iciIl n’y a eu que 15 8V avec cette carrosserie très spéciale. Celle-ci fut probablement la voiture du salon de Genève 1953. Elle aussi fait partie de la collection Orin Smith et elle est estimée entre 1.6 et 1.9 millions de dollars.
Enfin on trouve une Isotta Fraschini Tipo 8A Dual Cowl Sports Tourer de 1936 carrossée par Castagna. C’est l’une des deux seules autos existantes de cette série. Elle a été vendue aux USA et est maintenant estimée entre 800.000 et 1.1 million de dollars.

Six anglaises pour le Grand Luxe

On commence avec trois Bentley. Le constructeur anglais est bien représenté. La plus ancienne de ses millionnaires est une 4½-Litre Le Mans Sports carrossée par Van den Plas. Pour être plus précis, il s’agit là de « The Bobtail » une des autos des Bentley Boys. Pour découvrir leur histoire je vous invite à jeter un oeil sur l’excellent article des copains de Retromotiv à voir en cliquant ici. Cette auto là a participé au Mans en 1928 et 1929. A la clé, la deuxième place de l’édition 1929. Son prix est forcément élevé, comptez 6.5 à 7.5 millions de dollars.

Les deux autres sont plus récentes. La noire est une Bentley R-Type Continental Fastback Sports Saloon de 1952 carrossée par Mulliner. Elle est seulement la seconde voiture en conduite à gauche de ce type et elle a un moteur upgradé à 4.9L par l’usine. Elle est estimée entre 1.25 et 1.5 million d’euros.
La Bentley S1 Continental de 1957, la couleur crème, est aussi une rareté découverte par RM Sotheby’s pour Amelia Island puisque seules 22 ont été produites en LHD. Elle est, elle, estimée entre 850.000 et 1 million de dollars. Ces deux autos font, encore pour quelques jours, partie de la collection Orin Smith.

La suivante leur est presque contemporaine, c’est une Rolls Royce Silver Cloud I Drophead Coupe avec carrosserie « Honeymoon Express » par Freestone & Webb. Une autre auto que RM Sotheby’s est allé chercher dans la collection Orin Smith. C’est une des deux seules produites, et elle est estimée entre 1.3 et 1.8 millions de dollars.

Ensuite on trouvera deux Aston Martin. On commence avec une DB5 bleu foncée, magnifiquement restaurée et estimée entre 900.000 et 1.1 million de dollars. L’autre est plus singulière, il s’agit d’une des 37 Aston Martin DB6 Volante construites, issue de la collection Orin Smith. L’auto est estimée entre 1.6 et 2 millions de dollars !

Un full d’allemandes

On commence par un brelan de Mercedes Benz 300 SL. La première est un beau coupé de 1954, la première année de production de l’auto. Son historique est limpide et l’auto a été restaurée entre 2007 et 2009. Du coup, son prix est logiquement estimé entre 1.2 et 1.4 millions de dollars.

Ensuite deux autos sortant de la collection Orin Smith. La première est un autre coupé 300 SL, produit en 1957, et pour le coup c’est l’antépénultième exemplaire du modèle. Ce Gullwing rouge est estimée entre 950.000 et 1.050.000 $.
L’autre auto est un roadster de 1958. En état concours, elle est équipée du moteur en alliage et estimée entre 900.000 et 1.050.000 $.

Et on termine les allemandes avec une paire de Porsche 911. Toutes les deux font partie de la seconde collection (l’anonyme). On trouve une des 200 Carrera RS 2.7 Lightweight de 1973, matching numbers et en super état et une des 55 Carrera RS 3.0, de 1974. Toutes deux sont estimées entre 800.000 et 1.1 million de dollars.

Une seule américaine pour finir

Une seule américaine dans le clan des millionnaires, et ne cherchez pas une Mustang ou une Corvette. Il s’agit d’une Stutz Model M de 1929, compressée et carrossée par Lancefield. L’auto est une des trois seules Stutz compressée et est estimée entre 1 et 1.2 millions.

Un catalogue riche dans tous les sens du terme !

RM Sotheby’s a sorti un catalogue de fou. Même en dessous du million, les autos très chères sont nombreuses !

Au dessus de 500.000 $, on trouvera par exemple une Mercedes-Benz 540 K Cabriolet B de 1936 à carrosserie Sindelfingen, de la collection Orin Smith, et estimée entre 600.000 et 750.000 $. Autre exemple, toujours de la même provenance avec une belle Alfa Romeo 6C 2500 SS Coupe à carrosserie Touring, estimée entre 700.000 et 850.000 $.

On notera encore trois autos de la collection Orin Smith. La première est une anglaise, une sublime Aston Martin DB MkIII de 1958, livrée aux USA et estimée entre 375.000 et 450.000 $. Suit une auto française, une Amilcar Pegase, carrossée dans le style de Figoni et Falaschi et estimé entre 350.000 et 450.000 $. Enfin, la moins chère de la collection, une Fiat 500 C Topolino découvrable de 1952, estimée quand même entre 40.000 et 50.000 $ !

On termine avec deux italiennes. La première est une Iso Grifo GL Series II de 1970. Tout simplement le prototype de l’auto, qui fut exposée au salon de Turin. Elle est estimée entre 400.000 et 500.000. L’autre est une Lamborghini Islero 400 GT, la deuxième de la semaine après celle de Bonhams. Elle est estimée entre 250.000 et 300.000 $.

Tout le catalogue est visible en cliquant ici.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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