British Motors, les Anglaises Traitées à Fond

C’est un magazine trimestriel que je teste cette fois. En double puisque deux numéros sont sortis depuis la refonte du magazine British Motors à l’automne 2016. Je vous propose de décortiquer un magazine qui va au fond de ses sujets.

Le magazine British Motors

Le magazine a pour rédacteur en chef Stéphane Schlesinger et on le retrouve un peu partout dans le magazine. Il se charge en effet de faire certains des essais et d’écrire les articles. Différents photographes sont là pour illustrer le tout.

Le magazine fait 94 pages et il est imprimé (en France, c’est à noter) sur du papier de qualité. On vous l’a dit, ce n’est pas un nouveau magazine. Ce trimestriel avait déjà sorti 5 numéros avant d’effectuer cette refonte. Depuis British Motors a sorti ses 5e et 6e numéros, ce sont ceux-là qu’on va regarder.

A l’intérieur de Bristih Motors

Les deux numéros commencent avec un édito suivi de belles photos sur double page. Belle attention, mais on trouve ensuite dans la chose que je reprocherait souvent à bien des magazines : des reportages sur des événements. Si l’on est réactif, pourquoi pas. Mais là le n°6 sorti en Octobre 2016 remonte jusqu’au concours de la Villa d’Este au printemps et le n°7 jusqu’au Tour Auto… 8 mois plus tôt. Alors ok, on ne se contente pas seulement de raconter l’événement puisqu’on ne parle ici que des anglaises (dont des belles qu’on aurait presque oublié). Mais ce n’est pas de l’actu pour autant.

Ensuite c’est là que le magazine devient beaucoup plus singulier. British Motors essaye des autos anglaises, jusqu’ici rien de bien étonnant. Mais on sent qu’ici on ne fait pas du remplissage. Au menu de ces deux numéros des autos différentes allant d’une Jaguar Type E préparée pour le Tour Auto, une Jaguar Lynx Eventer, un Black Cab connu (celui de François Allain dans Vintage Garage) une rencontre au sommet entre Jaguar Xk120 et Jaguar Type E, même chose entre une Aston Martin DB4 et une toute nouvelle DB11. On va même jusqu’à l’époque des vilains petits canards anglais, avec la Rover SD1.

Les photos sont belles, plutôt bien imprimées (petit bémol pour la Triumph Italia prise à Montlhéry lors des Grandes Heures Automobiles) et prises dans de beaux endroits. En bonus, des photos imprimées sur une feuille qui se déplie. Pour la longueur de capot d’une Type E c’est une bonne idée !

Mais c’est surtout au niveau des textes que Bristih Motors prend son temps. On ne fait pas juste un essai d’une auto. Pour le match entre la DB4 et la DB11, il y a 5 pages d’histoire de la marque qui précèdent les essais à proprement parler. Idem pour le Black Cab, on refait toute l’histoire des taxi londoniens. C’est comme si on mélangeait un modèle à la une avec un essai sur notre site ! Et c’est d’autant plus remarquable qu’on est ici sur papier ! Même pour un (plus ou moins) novice dans les anglaises, on trouve nombre d’infos intéressantes. British Motors va même jusqu’à remettre en situation sociétale l’apparition des autos. Le magazine finit par quelques news, par une liste des dernières anglaises passées aux enchères et un guide d’achat plus pratique et bricoleur que le reste.

Conclusion

Pour conclure, je suis agréablement surpris. British Motors, je m’attendais à un défilé de cabriolet qu’on prenait en main en se disant qu’elles sont bien pour rouler l’été sur la French Riviera. Avec éventuellement quelques Young mais pas trop pour ne pas montrer ces autos pas toujours très réussies.

Mais non. Stéphane Schlesinger et son équipe font fort. Le magazine est propre, bien documenté. Mais surtout il va au fond de son sujet. A vrai dire je n’ai jamais vu ça sur papier et c’est pour le coup un très bon point.

Un magazine à découvrir, sur leur stand à Retromobile par exemple !

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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