Retour sur la Vente Leclère, les anciennes descendent dans la rue

Pour la seconde fois cette année, la maison de vente Leclère organisait une vente aux enchères à l’hôtel de Drouot à Paris. Avec pas moins de quarante voitures et motos proposé, par rapport à avril dernier l’étude a augmenté son offre. En quantitatif mais aussi en qualitatif, le niveau était élevé. J’y étais, voici les images de la vente et les résultats.

Pour cette deuxième vente Leclère, les chiffres sont honorables un résultat qui dépasse le million d’euro, 5000 visiteurs sur deux jours d’expo, une moto et 19 voitures de vendues.

Une très belle expo pour cette deuxième vente Leclère

Sans atteindre le niveau des grandes maisons qui organisent leurs ventes durant la semaine de Retromobile, pour la seconde édition en moins d’un an, force est de constater qu’il faudra maintenant compter avec ce nouvel acteur.
A l’instar de ces concurrent la maison Leclère à elle aussi su trouver un magnifique écrin pour la présentation de ses voitures et c’est tout simplement les rues de Paris qui en feront office. Quel beau pied de nez à l’actualité quand même !

Situé à quelques encablures de Montmartre et du Sacré Cœur, Drouot, les rues aux alentours, ainsi que la superbe cour de la mairie du 9ème, servaient donc de présentoirs aux automobiles, idée géniale et surtout gratuite, ce qui permit à très nombreux visiteurs et touristes d’admirer de magnifiques autos.

Les résultats de la vente Leclère

La vente Leclère nous proposait un catalogue de vente fort riche qui comportait 3 motos et 49 voitures, avec des voitures de toutes époques et tous styles. Une belle offre donc avec du très anciens, comme cette Ford T de 1920 estimée entre 20 et 25.000 € et qui partit à 24.000.

Les deux françaises d’exception ont eu du succès

Cette vente comportait quelques voitures très rares, comme cette Peugeot 402 Eclipse de 1938, à l’allure massive et dont le toit « s’éclipse » à l’arrière ! Superbe succès pour cette rare et magnifique voiture qui ne fut fabriquée qu’à 27 exemplaires seulement. Ce cabriolet était estimé à 120.000 € et fut vendue à 141.600 €.
Un autre fabuleux véhicule et unique celui-ci, et aussi mon coup de cœur, était l’Alpine A310 « Dakar ». Elle fut la seule auto de la marque Dieppoise à courir dans l’histoire de cette mythique épreuve. Ce modèle participa à l’édition de 1981. Cet exemplaire unique et superbement restauré était estimé entre 60 et 80.000 euros et c’est finalement à 72.000 qu’il fut vendu.

Les Italiennes stars ne font pas recette

Pour cette deuxième vente Leclère, les commissaires avaient sélectionné une série de voitures de légende. Bel exemple, la Detomaso Pantera de 1971, avec son moteur Ford  de 5L et ses 600CV, son échappement aux tubulures digne d’un grand orgue de cathédrale. Proposée entre 160 et 190.000€, elle ne trouva pas preneur.
Même constat pour la Lamborghini 350GT, star de la vente. Voiture ultra rare avec seulement 23 exemplaires et comme chacun sait que la rareté se paye. Là on était carrément dans les hautes sphères avec une estimation qui oscillait entre… 650 et 700.000 euros !

Deux voitures non vendues mais qui eurent le mérite de nous les faire connaitre et admirer sous toutes les coutures. Et ça, ça n’a pas de prix !

Les autres italiennes s’en sortent mieux

Mais l’Italie à quand même fait recette ce dimanche à la vente Leclère. Avec notamment deux voitures complètement a l’opposée sur l’échelle des valeurs, j’ai nommé, la petite, mais sublime, Fiat 500, et la tout aussi sublime Dino 246GT.
Cette dernière, bien que coté entre 260 à 280.000 euro, battit ces prévisions et partie pour la somme de 290.400 euros ! C’est à ce tarif que vous pourrez vous prendre pour Danny Wild !
La cote de sa petite compatriote explosa pareillement, il faut dire que c’était une Fiat 500 un peu spéciale car passée dans les mains du préparateur Italien, Francisco Lombardi, qui sut lui donner un look superbe. De la calandre à l’intérieur tout en cuir, les connaisseurs ne sont donc pas trompés, l’estimation tablait entre 12 et 15.000 euros et c’est les 20.400 euros que cette 500 atteignit au coup de marteau ! On peut dire qu’elle a tout d’une grande…

Au tour des Allemandes

Les transalpines n’avaient pas le monopole de cette vente. De l’autre côté du Rhin on était bien représenté aussi. Représenté par une belle brochette de Porsche, ainsi qu’une BMW 3.0 CSI de 1973, qui cotée entre 28 et 35.000 euros, partie dans la fourchette haute à 34.800 €.
Beaucoup de Porsche donc, avec 5 exemplaires dont une 911 2,2L Targa de 1970 qui se vendit pour 115.000 euros. Dommage que cette autre 911 Carrera 2,7L de 1974 ne trouva pas preneur, mais avec une cote de 180 à 195.000 euros, pas facile, même dans ce superbe état et avec seulement 15.000 kilomètres au compteur.

Après les stars, les « autres »

Après ce rapide survol subjectif des voitures que j’ai le plus apprécié. J’aurais pu vous parler du Combi T1 Volkswagen, parti pour 23.400 euros. Egalement de la Triumph GT6 de 69 qui cassa la baraque en partant pour 31.000 euros, pour une cote haute de 26.
Enfin l’Alfa Roméo Guilietta 1300, chef d’œuvre signé PininFarina qui fut bien vendue et même très bien, car l’estimation la situait entre 45 et 50.000 euros et c’est finalement 68.400 euros que cette pure merveille atteignit.

A l’opposé d’autres ventes un peu (trop) guindées, les équipes Leclère ont su organiser une manifestation très sympa, conviviale et surtout ouverte à tous, pour que sous le soleil et aux accords de jazz, ces deux jours soient le plus réussis possible. Et que le grand public découvre des fabuleuses autos et déclenche chez lui une nouvelle passion, celle que nous partageons, la voiture ancienne !

Je n’ai, bien sûr, pas pu parler de toutes les voitures, et motos vous pourrez retrouver la galerie ici.

Et pour le résultat complet c’est ici.

Merci à Maxime et Marie-Laurence, et leurs équipes pour l’accueil et leur gentillesse.

 

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