Retour au Château Conti pour le Rasso de l’Isle Adam

Ce n’est pas la première fois que Tristan nous envoie un reportage. Rappelez vous, il avait suivi, avec sa vaillante Cox, la Traversée de Paris cet été. Cette fois, il a bien failli rater le rasso mensuel de l’Isle Adam mais il en fallait plus qu’un réveil tardif pour lui faire rater cet événement au Château Conti.

Pausé au bord de l’Oise, le Château Conti de L’Isle Adam offre un cadre idéal pour les voitures garées sous les marronniers. La lumière passe entre les feuilles des arbres et éclaire les belles carrosseries d’une lumière chaude et subtile. On trouve des merveilles ici.

Une Daimler V8. Admirée de certains, détesté par les ignorants. Notez ce détail du « D » majuscule au sommet du charmant alignement de phares arrière.
Autre bijou, mais au moteur plus modeste puisqu’il s’agit là d’un moteur de 4CV que les experts reconnaîtront : voici une Brissonneau. (Déjà aperçue à Versailles au rdv de l’AVAVA). A l’origine, société de construction ferroviaire, Brissoneau n’a pas construit que des locomotives. La firme a également réalisé en petite série des carrosseries de voitures de sport, dans les années 1950 et 1960, pour les marques Renault et Opel.

Après un V8 anglais, un 4 cylindres en ligne français, voici le tour du célèbre flat six allemand Porsche. Un remarquable exemplaire de 911 E 2.4L Targa pause fièrement entre deux marronniers. Personnellement, cette auto est mon graal. On commence par une Cox, mais on rêve tous plus ou moins secrètement d’une 911… en passant par la 912 ou pas ? Une belle 912 était aussi de la partie ce dimanche matin.

Revenons aux puissantes anglaises. Une sublime Aston Martin DBS Vantage et une Jaguar 420 G nous ont bien fait rêver aussi. La Jaguar ayant appartenu à la reine d’Angleterre selon les dires de son propriétaire. Conduite à droite et tablettes en bois devant les passagers arrière.

Il y avait même des américaines ce matin à l’Isle Adam. Une gigantesque Mercury Park Lane 4 portes. Pas facile le créneau… et un joli coupé Karmann Ghia subtilement tuné.

Un autre rassemblement avait lieu à quelques tours de roues, sur le parking du Carrefour. Autre ambiance mais autres pépites. Notamment une Delahaye. Certainement de 1935 comme l’indique son immatriculation.

Une seconde belle berlinette d’une époque relativement plus proche était là aussi: une Jidé, elle aussi déjà vue à Versailles ou à l’Hivernale Vallée. Pour la petite histoire, Jidé était un fabricant français d’automobiles dont le nom vient des initiales de son fondateur Jacques Durand. La production a commencé en 1969 à Châtillon-sur-Thouet, près de Parthenay et a cessé en 1973.
Laissé libre après l’arrêt de la production de la Sovam, Jacques Durand s’installe dans une commune proche de Parthenay pour lancer un coupé sportif à moteur R8 Gordini avec une carrosserie polyester. La voiture sera utilisée en compétition par Jean Ragnotti en 1972 en rallye automobile. En 1973, Jacques Durand vend la marque à Michel Baxas qui souhaite remplacer le moteur Renault 1600 par un moteur plus puissant le Porsche de 2,2 litres et pouvoir ainsi engager la voiture sur circuit mais il ne réussira pas dans son entreprise.

Un superbe rasso où nous reviendrons. Tous n’ont pas la chance d’avoir un tel décor !

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