Au volant d’une Peugeot 404, la saveur est meilleure dans son jus

Après avoir conduit une berline allemande, la BMW 1600, je me met cette fois au volant d’une berline bien de chez nous, une sochalienne que l’on voit assez souvent, la Peugeot 404. Une voiture pas exclusive, mais est-ce cela qu’on lui demande ?

Rapide histoire de la Peugeot 404

La Peugeot 404 apparaît en 1960, avec un dessin élégant de Pininfarina, mais il n’est pas non plus très original, le dessin est presque le même sur d’autres autos.
Elle prend la suite de la 403 comme une voiture routière et familiale, elle va être le cœur de gamme de Peugeot, en 1964, elle cohabite avec la 403 mais ce sont les deux seuls modèles de la marque au lion. L’arrivée de la Peugeot 204 va faire du bien !

Son moteur 1600 va évoluer petit à petit, la Peugeot 404 va être vendue en Coupé et Cabriolet, et la voiture va même recevoir une Injection, une innovation en France. En 1965, ce sera aussi la première voiture a être vraiment diffusée avec un moteur diesel.
Pour plus d’infos, on vous laisse découvrir notre article complet visible ici.

Au volant d’une Peugeot 404

La BMW 1600 que j’ai essayée récemment ou la Renault Caravelle étaient en superbe état, restaurée pour l’une et très bien maintenue pour l’autre. L’Alpine A110 était plus prête de l’état « dans son jus » avec quelques accrocs. Mais la Peugeot 404 de Guillaume elle est réellement dans son jus. Il y a des petits points de rouille, la peinture ne brille pas, il manque un bas de caisse, mais c’est une Peugeot 404 de Janvier 1970 ! Je n’essaye pas une GT mais une voiture faite pour rouler, avec de menues réparation. J’aurais pu attendre que Guillaume ne refasse les quelques détails restants, il lui a déjà permis de redémarrer correctement, mais elle est roulante et pour juger du comportement routier cela suffira largement.

La voiture démarre presque au quart de tour et l’essai commence. Le grand volant me rassure, je ne suis pas très fan des « jouets » que la marque au Lion sur ses dernières productions. Le confort des sièges est bien suffisant, la sellerie est en très bon état, l’équipement est correct, et on est bien assis. La ceinture est là pour être là, pas sur qu’elle ne fasse autre chose que de me broyer les cotes en cas de choc. Les pédales ont un bon toucher, celle d’embrayage montre peut-être un petit dysfonctionnement de l’émetteur, elle ne revient pas totalement mais elle n’empêche en rien le passage fluide des vitesses… après un petit temps d’adaptation.

Lorsque j’avais essayée la Peugeot 304 l’été dernier, le passage des vitesses au volant m’avait paru plus simple à appréhender, plus direct et plus précis. Là, première, seconde… le vide… la troisième n’est pas facile à trouver… Je repasse en seconde, je me reloupe, me voici en quatrième. Ah le moteur ne bronche pas, on y reviendra. En tout cas il me faut quelques minutes pour bien prendre en main les commandes, et une fois que c’est fait, et bien j’adore. Ce système est tellement aux antipodes du levier au débattement énorme de ma Simca, et puis, c’est quelque chose qui vous pose réellement une auto comme une ancienne. Au niveau de l’étagement on note quelques trous entre les vitesses, il faut s’y faire

L’auto n’est pas doté d’un moteur de folie, le 1618 cm³ développe 76ch mais c’est largement suffisant pour elle. En fait une Peugeot 404, dépasse à peine la tonne, donc les performances sont plus que correctes. Pas besoin de pousser trop le moteur pour rouler à 90 km/h, on est sur un rythme de croisière qui pourrait presque paraître silencieux. Les accélérations peuvent être franches si besoin, une fois le moteur chaud. Au passage, ma monture d’essai monte bien en température, certainement un problème de plus à régler, il faut de l’air au moteur sinon, l’aiguille de température grimpe plus vite que celle de la vitesse.
Le moteur est plutôt souple, et il ne sort pourtant que 13 Mkg. On peut passer un virage en troisième sans se retrouver à le faire brouter, on peut relancer facilement pour dépasser et on peut même rouler à 50 en 4e.

Du côté des prestations dynamiques, la voiture a gagné des rallyes, sur terre où sa robustesse était plus mise en avant que son moteur ou son châssis. D’ailleurs le test sur un chemin rempli de nid de poule ne fais pas peur. La voiture passe bien et on est pas trop secoué. La voiture n’est pas faite pour le Monté Carlo, mais elle ne se vautre pas non plus dans les virages. La direction est assez précise, et on place la voiture où l’on veut.
En fait, c’est quand même à une allure de croisière que la voiture est la plus agréable, même avec le léger bruit qui résulte du montage de la galerie de toit. En fait c’est l’idée que je me faisais de la Peugeot 404, une berline avec de la place pour les passager, elle est homologuée pour 6, et pour les bagages, et qu’on peut utiliser sur les grands trajets, grandes nationales et autoroutes comprises.

Conduire une Peugeot 404

La Peugeot 404 reste une populaire. La berline, telle qu’on vous la présente ici reste abordable. Les modèles roulants les moins chers débutent autour des 2000-2500 €.
Un modèle avec l’injection et en superbe état sera plus près des 8000 à 10.000 €.

Mais ce n’est pas le tout, la Peugeot 404 a existé en coupé et en cabriolet, dessinés par Pininfarina. Là, les prix sont bien différents, un coupé se négociant plus aux alentours des 15.000 € et les cabriolets montent même à 35.000 € !

Note globale :

4 etoiles

 

Avantages

Inconvénients

– Une populaire abordable Performances un peu pataudes –
– Peu se muer en routière Pas très originale –
– Pièces abordables
– Utilisable au quotidien
Rareté 1 étoile
Prix de 2.000 à 10.000 € pour une berline

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