Au volant d’une Renault Caravelle, pas besoin d’un gros moteur pour apprécier un cabriolet

Si vous êtes des habitués de News d’Anciennes, vous avez peut-être déjà vu mon road-trip en Anjou. Pour cette découverte de cette magnifique région, c’est une Renault Caravelle que nous avons utilisé tout le week-end. Je n’avais pas encore débriefé, voici ce que je pense de cette auto.

Petite histoire de la Renault Caravelle, et de la Floride

C’est la Floride qui apparaît en premier sur le marché, en Octobre 1958. La voiture est un dérivé de la Renault Dauphine, avec deux carrosseries, coupé et cabriolet. Prévue pour damer le pion à la Volkswagen Karmann-Ghia, notamment, elle est dessinée par Frua.

La voiture va connaître plusieurs évolutions, en Janvier 1959 elle apparaît comme la Caravelle aux Etats-Unis, marché visé par la régie pour son cabriolet.
Pour relancer les ventes un peu en berne en 1962, Renault installe dans la voiture le moteur Sierra, alias le Cléon Fonte, issu de la Renault 8. Avec ses 51ch, c’est déjà 11 de gagnés !
En 1963, Renault supprime l’appelation Floride et ne garde que l’appelation Renault Caravelle. En plus, on installe le 1108 cm³ dans la voiture qui grimpe à 55 ch. C’est la Renault Caravelle 1100, qui bénéficie aussi d’une lunette, toujours souple, de plus grande taille et d’une capote agrandie. Elle reçoit en outre quatre freins à disque, une première pour une française.

Elle continuera sa carrière jusqu’en 1968, et ce sont 117.000 voitures que Renault vendra au total.
Pour plus d’infos sur le modèle, Alex en parle très bien sur l’Automobile Ancienne.

Au volant d’une Renault Caravelle 1100

C’est donc cette ultime évolution de la voiture qui m’attend. Elle est louée pour le week-end par Retro Emotion pour la balade en Anjou. Deux jours, parfait pour un essai de voiture, surtout que les routes sont variées.

Avant de partir, tour du propriétaire. La voiture est peinte en rouge, une couleur qui lui va très bien, et qui a l’age de la voiture ! Quelques chromes agrémentent le tout, seule la grille d’aération latérale a disparue avec l’arrivée du moteur Sierra. La capote est souple mais son maniement est simple, il faut juste faire attention à ne rien pincer, du coup, il est vivement d’être deux personnes pour la manœuvrer.

A bord, il y a de la place, pourtant l’installation n’est pas si facile. Le dossier est en effet au milieu de la longueur de la portière, quand il est réglé pour quelqu’un de ma taille. Les grands gabarits s’installeront plus facilement. On est donc installé assez en avant, bien au milieu de la voiture. Les jambes sont relativement à plat et décalées vers l’intérieur. Les pédales ont un toucher rassurant. La boîte est totalement synchronisée, et on a beau me prévenir que la seconde est dure à trouver, vu que c’est la même que sur l’Alpine A110 essayée peu de temps avant, les marques reviennent vite. Le compteur est original, ses lettres se sont quelque peu déformées avec le temps, ambiance film d’horreur !
Côté pratique, la banquette arrière accueillera bien des bagages quand on voyage à deux, elle est grande et surtout plate. En plus, le coffre avant est étonnamment grand, plutôt que de le mesurer en litres, on comptera en cartons de vin : cinq plus une valise rigide, et il reste de la place.

Le moteur de la Renault Caravelle démarre bien, et facilement, le starter automatique aide, il est vrai. A bas régime, il est vrai qu’il pêche un peu, mais une fois le mode d’emploi assimilé, on roule très bien avec cette auto. Les 55 chevaux sont bien suffisants pour le poids réduit à 760 kg. On roule facilement à 90 km/h, et les pointes à 110 km/h que l’on a pu faire sur voie rapide ne sont pas un problème. La voiture pourrait aller plus vite, le confort des occupants sera quand même une limite.

Le confort justement. Puisqu’on parle d’un cabriolet, il faut bien parler des différences entre capoté et décapoté. Capoté, aucun problème, si il fait froid, le chauffage marche bien et vous réchauffera assez vite. Si il fait un temps radieux, même frais, on roule décapoté sans problème. Niveau remous, pas de filet, et comme des places arrières sont prévues, on est loin de la capote… Appréhension de courte durée, on se rend même compte que les remous sont plus faibles avec les vitres baissées que remontées ! On roule du coup décapoté sans problème, les 110 km/h évoqués sont même atteints comme ça, sans que l’on ait besoin de hurler pour discuter.

Le tableau ne peut être à ce point idyllique, on note quand même quelques petits défauts. Le premier concerne le freinage, quatre freins à disques, on s’attend à s’arrêter bien vite, mais il faut garder à l’esprit que c’est encore une technologie très récente lorsque la petite Renault s’en équipe. Du coup, pas de freinage de folie, mais une décélération suffisante qui me fait penser à celle de ma Simca 1100, qui n’a que deux freins à disque, mais 4 ans d’expérience en plus dans cette technologie.
Autre petit point noir, la rétrovision. Je vous l’ai dit, je suis installé plutôt en avant dans la voiture. Ce qui fait qu’au moment de regarder le rétroviseur gauche, je peux toujours chercher le droit me direz vous, la séparation entre la vitre de custode et la vitre latérale me bloque la vision.

On rend la voiture après avoir fait près de 300 km à son volant. Au niveau consommation, on reste très raisonnable, avec 25L au total !

Pour conclure, une auto très attachante. Ce n’est certes pas le premier cabriolet qui me serait passé par la tête il y a quelques semaines pour aller me balader. Mais en fait cette auto est parfaite. Pour le côté sportif, on repassera, mais pour la balade, c’est une auto qui ira très bien.

Conduire une Renault Caravelle

Vous l’aurez compris, cette auto se loue. En premier lieu sur Retro Emotion, et là vous aurez la même voiture que celle que j’ai essayé, c’est en cliquant ici.

Ensuite, une Renault Caravelle débute à 12.000 € pour finir à 18.000 € pour les 1100S. Les Renault Floride sont dans les mêmes eaux. Au moins, si cette voiture vous a tapé dans l’œil, elle n’est pas si rare.

Note globale :

4 etoiles

 

Avantages

Inconvénients

– Un cabriolet peu bruyant Performances pas du tout sportives –
– Voiture polyvalente Rétrovision très compliquée –
– Un cabriolet atypique
Rareté  

3-etoiles

Prix 12 à 18.000 €

 

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