Top Gear UK, une bonne surprise

On vous en parlait déjà la semaine dernière, Top Gear UK a redémarré hier. Malgré certains de mes a priori, dont je vous faisais part, je dois bien reconnaître que j’ai passé un bon moment.

Tout d’abord commençons par cette histoire de 7 présentateurs, en fait ce n’est pas tout à fait ça. Il y a deux présentateurs principaux, Chris Evans et Matt LeBlanc, les 5 autres étant des complices récurrents, mais ponctuels. Du coup, le trio Clarkson, Hammond et May est remplacé par cet étrange duo américano-britannique qui n’est pas sans rappeler la dualité Brett Sinclair/Danny Wilde. Et ces bougres savent en jouer, juste comme il faut.

Top Gear Epsiode 1

Je vais maintenant me permettre quelques spoilers (en même temps on est sur un site de voitures, c’est de mise ! ahem, désolé), en vous parlant des sujets de ce premier épisode (sans vous en donner les résultats) afin de vous expliquer pourquoi la mayonnaise prend bien. L’épisode démarre sur la nouvelle Viper ACR, qui fait beaucoup parler d’elle à cause de son énorme aileron arrière, apportant une tonne d’appui (au sens propre) à haute vitesse. Et quel meilleur endroit pour la tester que la base aéronavale de Fallon, Nevada, plus connue sous le nom de Top Gun ? C’est dans ce décor enchanteur que Chris Evans et Sabine Schmitz se livrent à un dogfight endiablé, secondés par des instructeurs de la base. Entre les citations issues du film et le surréalisme de la scène, tout est là, comme on aurait pu l’espérer de Top Gear.

L’essai de la nouvelle Ariel Nomad est à l’avenant, avec un Matt LeBlanc seul à bord du reportage. J’avais quelques appréhensions, tant du fait que le gars est américain (et je goutte assez peu à leur humour) que des commentaires qui avaient fusé ça et là sur ses prestations lors des derniers best-of diffusés sur RMC Découverte. En fait non, il fait le job, et plus que bien (et, à tout prendre, mieux tout seul qu’en groupe).

Dernier « reportage », un duel USA vs UK opposant bien évidemment les deux présentateurs principaux, entre la mauvaise foi et les clichés dont on se fait bombarder, pas de problème, on se sent en terrain connu, juste avec de nouvelles têtes.

Certains éléments ont été conservés, le Stig a inauguré cette nouvelle saison avec un tour chronométré de la Viper, et les « Some say… » sont toujours là. En revanche, exit la musique (souvent discutable) à bord du véhicule. De même la star dans la voiture petit budget a été remise au goût du jour. Ce n’est plus une mais deux personnes (comme dans Top Gear France, dont je parle ici) au volant non plus d’une voiture petit budget, mais d’une Mini de Rallycross, avec un circuit adapté. On y perd un peu côté « grand écart », surtout avec une Mini… Et je ne vois pas vraiment l’intérêt de ce nouveau tracé, où la météo sera encore plus déterminante que précédemment. Pour l’ouverture, ce sont Gordon Ramsay et Jesse Eisenberg qui s’y collent, non sans humour (et à grand coup de script, qu’ils n’essaient même pas de cacher, au contraire).

Pour ce qui est de la photographie et de la réalisation, là… il n’y a aucune remarque à faire, les équipes sont restées les mêmes et ça se voit !

Cependant, je reste un peu déçu par le côté trop proche du format précédent, j’aurais aimé un changement de cap, comme l’avait fait Clarkson en son temps. On se trouve en effet devant un format tout juste rafraîchi avec de nouvelles têtes, ce qui risque de faire pousser des hauts cris aux spectateurs français qui n’ont pas suivi ce qui s’est passé l’année dernière. Pour le reste, on pourra reprocher à Chris Evans de passer son temps à crier pendant les parties tournées en plateau. Si on ajoute à cela la petite pique concernant les services traiteurs dès l’ouverture de l’épisode (qui ceci dit est parfaitement amenée), il peut être un tantinet horripilant. De même, Matt LeBlanc semble assez crispé (est-ce le blouson de cuir qui cherche à masquer les kilos qu’il a pris depuis Friends qui l’empêche de respirer ?). On sent malheureusement que l’équipe est neuve.

Dernier point, et non des moindres, on a eu le droit à une avalanche de gimmicks pour ce premier épisode. Certes, on nous a fait comprendre que le sujet était maîtrisé et que Top Gear pouvait survivre sans Clarkson, Hammond et May. Certes les séances de « cascades » sont à couper le souffle et sur certains points on voit les rappels à l’ancien format, en mode « Eh on sait faire ne vous en faites pas ». Pour un premier épisode, c’est bien, si c’est pour toute une série, cela peut devenir lassant, même si de ce point de vue, on ne va pas avoir trop de problèmes, cette nouvelle saison ne fait que 6 épisodes.

Pour résumer, soit vous aller aimer, soit vous aller détester, je pense qu’il n’y aura pas de juste milieu. Personnellement, j’ai passé un bon moment, même s’il n’y avait pas la flamme du trio précédent, que l’on attend au Grand Tour(nant) !

La seule info qui nous manque maintenant, ce sont les dates de diffusion en France, en attendant, soyez patients !

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3 réflexions au sujet de « Top Gear UK, une bonne surprise »

  1. Un duo americano-britannique…faut-il penser que TGUK et TGUSA ont fusionné?

    Et sinon, un tuyau pour regarder les episodes depuis la France?

    • Le premier épisode a offert quelque chose loin d’un mélange entre Top Gear Uk et Top Gear USA, on est clairement dans un Top Gear UK, juste avec Matt LeBlanc qui apporte une touche américaine, un peu comme Tony Curtis dans Amicalement Vôtre.

      En ce qui concerne le visionnage depuis la France, je ne connais aucun moyen légal, j’en suis désolé. Cependant, vu comment les best of présentés par Matt LeBlanc avaient été doublés et diffusés rapidement, je pense qu’il ne faudra pas longtemps à RMC Découverte pour en faire profiter l’Hexagone (genre septembre, c’est bien septembre, mais là je suis dans de la pure spéculation !)

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