On a testé pour vous : le Musée des Blindés de Saumur

C’était une des dernières étapes de notre road-trip en Anjou, visible en entier en cliquant ici, le Musée des Blindés de Saumur, présente une collection très impressionnante de chars de tous ages. On l’a visité pour vous, on vous emmène en visite.

L’histoire du Musée des Blindés de Saumur

Le Musée est d’abord créé en 1977 avec 200 blindés tirés de nombreux engins récupérés entre la fin de la seconde guerre mondiale et cette époque pour les étudier. Déjà installé à Saumur, il se crée en parallèle l’Association des Amis du Musée des Blindés.
Cette association se voit confiée la gestion du musée en 1983, par une convention signée par le ministère de la défense. Reconnu d’utilité publique, l’association va faire grandir le musée et il déménage en 1996 dans ses locaux actuels, route de Fontevraud.

Actuellement le musée expose 800 blindés, dont 200 en état de marche. En complément, un immense parc « de réserve » attend d’être restauré.

La visite du Musée des Blindés de Saumur

La visite commence par les plus vieilles pièces du musées, celles de la première guerre mondiale. Forcément peu nombreuses, elles permettent de voir que les chars de l’époque sont bien éloignés de l’imaginaire que l’on se fait du char de combat. On trouve par exemple les fameux chars Renault, mais aussi le Schneider CA1, plus vieux char français roulant.

On arrive ensuite devant les blindés de l’entre deux guerre. Les blindés ont un peu évolué mais les armements sont sommaires. C’est cette génération de blindés qui affrontera les allemands au début de la seconde guerre mondiale. On trouve aussi quelques dioramas qui les mettent en valeur, en situation.

Ensuite, on est accueilli par le blindé le plus impressionnant du Musée des Blindés de Saumur, le Panzer Tigre, en état de marche, que l’on avait déjà vu à Retromobile. Le reste du hall est rempli par tous les blindés que les allemands ont utilisés depuis 1939, depuis les premiers Panzer, qui paraissent bien frêles au Panther des dernières années, des blindés faits de récupération de canons russes sur des châssis tchèques, et même quelques blindés bien amochés par les combats.

Ensuite on arrive dans la minuscule sale Italienne. Car oui, il ne faut pas oublier que les italiens aussi ont construit des blindés pour la seconde guerre mondiale.

Le hall suivant est celui des curiosités. On y trouve des engins étranges, qui ne sont pas toujours allés plus loin que le stade de prototype. Jeep pliable, Vespa-canon, on voit des choses assez inédites ! On découvre aussi une des activités de ce Musée des Blindés de Saumur, le prêt de véhicule pour les tournages de cinéma, avec par exemple le maquillage de blindés alliés, plus faciles à trouver que les blindés allemands.

La salle suivante reprend des blindés russes de la guerre froide les T54 et T62, les chars russes redoutés de part leur nombre important pendant la guerre froide. D’autres véhicules plus légers les côtoient, des équivalents des célèbres Half Tracks, des amphibie, et même une Trabant.

Viennent ensuite les blindés alliés de la seconde guerre mondiale. Attention, pas que des américains puisque les chars anglais ont été parties prenantes de la victoire de 1945, et on trouve aussi un vénérable T34 soviétique, le char qui a permis la victoire de l’armée Rouge. On trouve de tout, du blindé léger au chasseur de char, du mythique Sherman au M2 et M3 Lee avec son canon de châssis.

La salle suivante est française, Cocorico. On est accueillir par un char Leclerc, le blindé français le plus célèbre. Autour, des AMX plus répandus et moins sophistiqués, ceux que la France utilisa entre le blindés américains et le Leclerc. Les blindés sur roues, de marque Panhard notamment, mais aussi des rareté comme l’énorme AMX 50 resté à l’état de prototype ou l’AMX 40 boudé en attendant le Leclerc. On trouve aussi un Pluton, le char lanceur de missile à tête nucléaire !

Deux petites salles ensuite, celle des grands hommes où les véhicules des grands généraux sont accompagnés de leurs mannequins avec des faces bien réalisées. En face, place à la technique avec des éclatés de moteurs, ou d’autres parties techniques qui permettent de voir l’intérieur des chars.

Une dernière salle présente les blindés les plus modernes, venus eux de tous les pays du monde. Du blindé brésilien aux israéliens, en passant par les suédois, les britanniques, les américains de la guerre froide, les allemands (de l’Ouest évidemment). On voit bien ici tout le chemin parcouru par les blindés depuis les premiers du genre, près de 80 ans plus vieux. Une petite mezzanine présente une autre belle collection, des modèles réduits ici.

Après la traditionnelle boutique, remplie de tout ce qu’un maquettiste pourrait rêver, un petit tour sur le côté du musée, à l’extérieur où sont stockés les chars qui attendent leur restauration. Le Musée des Blindés n’a pas fini de tout montrer, mais la restauration d’un seul blindé étant si longue, qu’on est pas à la fin de nos surprises.

Ce qu’on en pense

Le Musée des Blindés est un lieu à ne pas rater pour tous les amateurs de matériel militaire. Les blindés sont dans un état irréprochable.
Les panneaux sont complets et on sait vite à quel blindé on a affaire et quelle fut son histoire, y compris au combat.

Il faut cependant être passionné, au moins d’histoire, pour apprécier le tout, et ne pas avoir de problème avec la couleur kaki !

Note globale :

5 étoiles

Les plus :

Les moins :

– Tout un panel de blindés de tous origines Un très grand musée, il faut avoir du temps –
– L’histoire de la guerre via une des machines les plus impressionnante 5€ pour prendre des photos, d’accord c’est pour la bonne cause –
– Un musée très didactique
Temps de visite Environ 3h en prenant son temps
Tarifs Plein tarif à 8€
Adresse 1043 route de Fontevraud à Saumur
Site web en cliquant ici

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2 réflexions au sujet de « On a testé pour vous : le Musée des Blindés de Saumur »

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